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Actualités - Chronologie

Six années de relance, 630 milliards de dollars partis en fumée

Depuis l’éclatement de la vague spéculative de la fin des années 80, le Japon s’est fait une spécialité de multiplier les plans de relance, dont l’ampleur sur le papier défie bien souvent l’entendement, mais dont l’impact sur l’économie réelle s’est révélé modeste. Le plan de 16.000 milliards de yens (123 milliards de dollars), annoncé jeudi par le premier ministre Ryutaro Hashimoto, est le septième depuis 1992. Pourtant le Japon peine toujours à se remettre de l’éclatement de la «bulle» spéculative, a reconnu M. Hashimoto dans sa conférence de presse. Le Japon a annoncé des plans de relance de 10.700 mds de yens en août 1992, de 13.200 mds en avril 1993, 6.000 mds en septembre 1994, de 15.300 mds en février 1994, de 7.000 mds en avril 1995 et de 14.200 mds en septembre 1995, selon les estimations de la maison de titres Deutsche Morgan Grenfell. Avec les dernières mesures de M. Hashimoto, ont atteint la somme phénoménale de 82.400 mds de yens (630 milliards de dollars aux parités actuelles). Simultanément, le taux d’escompte de la Banque du Japon a été ramené par paliers de 3,75% à 0,5%, soit le plus bas niveau dans le monde. Cela n’a pas empêché l’économie du Japon de stagner: +1,0% en 1992, +0,3% en 1993, +0,6% en 1994, +1,5% en 1995, +3,9% en 1996, +0,9% en 1997. A la décharge du gouvernement, la poussée de l’activité en 1996 a été largement attribuée à l’engagement massif de grands travaux sur fonds publics. Les plans de relance japonais intègrent des mesures qui n’ont aucun effet accélérateur sur la croissance. Les mesures de relance authentiques, que les Japonais baptisent du nom poétique de «mamizu» («eau pure») représentent «à vue de nez» moins de la moitié du montant affiché, estime ING Barings. Le reste des sommes engagées sert notamment à acheter des terrains; l’effet sur l’économie est nul. Mais on évite ainsi une nouvelle dégradation du marché immobilier qui aurait des conséquences catastrophiques pour les banques. Le gouvernement accorde également de prêts bonifiés à des secteurs en difficulté de l’économie ce qui, là encore, n’ajoute rien à la croissance, mais permet au mois d’éviter l’effondrement de certaines industries. (AFP)
Depuis l’éclatement de la vague spéculative de la fin des années 80, le Japon s’est fait une spécialité de multiplier les plans de relance, dont l’ampleur sur le papier défie bien souvent l’entendement, mais dont l’impact sur l’économie réelle s’est révélé modeste. Le plan de 16.000 milliards de yens (123 milliards de dollars), annoncé jeudi par le premier ministre Ryutaro Hashimoto, est le septième depuis 1992. Pourtant le Japon peine toujours à se remettre de l’éclatement de la «bulle» spéculative, a reconnu M. Hashimoto dans sa conférence de presse. Le Japon a annoncé des plans de relance de 10.700 mds de yens en août 1992, de 13.200 mds en avril 1993, 6.000 mds en septembre 1994, de 15.300 mds en février 1994, de 7.000 mds en avril 1995 et de 14.200 mds en septembre 1995, selon les estimations de...