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Actualités - Chronologie

De lourdes pressions pèsent sur l'économie japonaise

L’économie japonaise continue de stagner et de lourdes pressions continuent de s’exercer sur l’ensemble des activités, constate la Banque du Japon (BoJ) dans son dernier rapport mensuel publié lundi. La demande intérieure faiblit, les bénéfices des entreprises accusent une forte détérioration et la situation de l’emploi et des revenus s’aggrave, précise-t-elle. Si la Banque centrale estime possible que la confiance des ménages cesse de se détériorer, elle affirme cependant que «l’on ne peut pas espérer de nette amélioration», compte tenu de la lenteur de la formation de capital. Outre la faiblesse de la demande des ménages, elle constate que «la confiance des milieux d’affaires s’est détériorée dans tous les secteurs, ce qui montre que de lourdes pressions s’exercent sur l’activité économique dans son ensemble». Malgré les réductions d’impôts de 2.000 milliards de yens appliquées depuis février, le marasme persiste au niveau des dépenses des ménages, observe la BoJ, sans faire référence aux nouveaux allègements annoncés jeudi dernier. Conséquence de la faiblesse de la demande finale, les stocks des entreprises augmentent fortement et la production continue de baisser, peut-on lire dans le rapport où la Banque centrale écrit aussi que l’économie risque fort de subir encore de lourdes pressions. Elle observe que, du fait de la crise financière en Asie, on ne peut pas vraiment s’attendre à ce que les exportations permettent d’éviter une aggravation de la situation économique. Les investissements des entreprises continuent de baisser, en grande partie du fait de la détérioration de leurs résultats alors que débute une phase d’ajustement, écrit la BoJ. Bien que les exportations nettes augmentent progressivement, compte tenu de la baisse des prix à l’importation du pétrole brut et d’autres matières premières, l’excédent des paiements courants en données brutes pourrait augmenter. Quant aux prix sur le marché intérieur, ils devraient rester peu élevés compte tenu du creusement progressif de l’écart entre l’offre et la demande et de la baisse des prix internationaux des matières premières. la Banque du Japon constate enfin qu’il est toujours difficile d’obtenir des financements, surtout pour les PME. Par ailleurs, le gouverneur de la Banque du Japon (BoJ) a estimé lundi que les interventions de la Banque centrale sur les changes n’auraient aucun effet si les marchés n’étaient pas convaincus de leur utilité. Interrogé au cours d’une conférence de presse sur les niveaux actuels des parités, Masaru Hayami a répondu: «C’est au marché de décider et l’intervention ne servira à rien à moins qu’elle soit convaincante pour le marché». Et le ministre d’ajouter: «Il est difficile de dire si le niveau actuel est faible ou élevé». Sur la question de l’excédent des paiements courants japonais, il a dit qu’il augmentait régulièrement et qu’il pourrait atteindre près de trois pour cent du produit intérieur brut, sans préciser dans combien de temps. «Je suis sûr qu’au G7, certains feront valoir qu’à moins que le Japon n’ouvre ses marchés et achète des produits en Asie, ils ( les pays asiatiques) ne parviendront pas à surmonter leurs problèmes», a affirmé Masaru Hayami, à propos de la réunion du Groupe des Sept mercredi à Washington. Sur la question de l’adéquation de la politique japonaise des changes à la situation économique actuelle, il a observé que le Japon ne pouvait pas ignorer les demandes que lui adressent les autres membres du G7 et les pays d’Asie pour qu’il stimule la demande intérieure pour accroître ses importations. Il s’est en outre félicité de ce que les craintes liées à l’état du secteur financier se soient très nettement apaisées. Masaru Hayami a exprimé l’espoir de voir les dernières mesures économiques annoncées à Tokyo empêcher une spirale déflationniste. Il a noté que la BoJ devait continuer de faire preuve de souplesse en matière de politique monétaire mais qu’il était actuellement difficile de desserrer encore le crédit. (AFP)
L’économie japonaise continue de stagner et de lourdes pressions continuent de s’exercer sur l’ensemble des activités, constate la Banque du Japon (BoJ) dans son dernier rapport mensuel publié lundi. La demande intérieure faiblit, les bénéfices des entreprises accusent une forte détérioration et la situation de l’emploi et des revenus s’aggrave, précise-t-elle. Si la Banque centrale estime possible que la confiance des ménages cesse de se détériorer, elle affirme cependant que «l’on ne peut pas espérer de nette amélioration», compte tenu de la lenteur de la formation de capital. Outre la faiblesse de la demande des ménages, elle constate que «la confiance des milieux d’affaires s’est détériorée dans tous les secteurs, ce qui montre que de lourdes pressions s’exercent sur l’activité...