Les inscriptions sont ouvertes pour la deuxième saison de la Ligue professionnelle des champions de jeux vidéo (Professional Gamer’s League, ou PGL), dotée de 45.000 dollars de prix: aux Etats-Unis, les amateurs de jeux vidéo se professionnalisent. «Tous les joueurs veulent que ça devienne un sport professionnel. Il est temps qu’ils voient leur talent enfin reconnu», estime Dennis Fong, alias Thresh («moissonneuse-batteuse»). A 20 ans, Thresh est une star du circuit et l’un des tout premiers joueurs à bénéficier d’un contrat avec un parraineur. Et pas des moindres, puisqu’il s’agit de Microsoft. «Mais je serais navré de voir des milliers de gamins quitter aujourd’hui l’école pour devenir joueurs professionnels parce qu’ils croient qu’ils peuvent en vivre», ajoute-t-il, très paternel. C’est un mélange d’argent et de reconnaissance par leurs pairs qui fait courir les quelque 1.500 inscrits pour le championnat de la PGL, affirment organisateurs et joueurs. «Pouvoir dire qu’on est l’un des meilleurs joueurs de la PGL a une grande signification auprès des autres joueurs, parce qu’ils se rendent bien compte qu’avec la somme d’argent qu’il y a au bout, ce sont les meilleurs qui vont graviter dans la PGL», souligne Garth Chouteau, porte-parole de la Ligue. Créée par le service de jeux en ligne Total Entertainment Network, la PGL a trouvé sans mal les fonds nécessaires pour se distinguer de la compétition sporadique qui a existé jusqu’à présent. Spectacle En émancipant les jeux vidéo du salon familial, Internet a en effet suscité la croissance d’un public propre à éveiller l’appétit de nombreux parraineurs. «Le but est de faire des jeux vidéo un sport à spectacle: ce qui compte, c’est d’attirer les meilleurs joueurs, qui attireront les spectateurs, et de donner à ces derniers les moyens de suivre régulièrement ce qui se passe dans la Ligue», ajoute M. Chouteau. Un site Internet d’information quotidienne sur les activités du championnat et la vie de ses stars doit bientôt voir le jour. Chaque saison dure trois mois et comporte trois volets, dont les deux premiers se déroulent exclusivement en ligne. Les qualifications permettent aux 128 meilleurs de participer au championnat proprement dit. Les huit finalistes sont invités à participer au «Live event championship», le championnat retransmis en direct sur Internet et partiellement couvert par des émissions télévisées spécialisées. «Nous sommes très satisfaits de la réponse que nous avons obtenue jusqu’à présent de la part de la PGL en termes de publicité et de l’audience, chiffrée en millions, qu’ils ont été capables de toucher», indique sans plus de détails Dwayne Cox, porte-parole d’Advanced Micro Devices (AMD), un fabricant de microprocesseurs sponsor officiel de la PGL. Aux côtés d’AMD figurent douze autres parraineurs, dont le groupe de matériel de réseau 3Com/US Robotics, Dockers, une filiale de Levi’s, et AT and T, le géant des télécommunications et fournisseur de services Internet. La PGL envisage d’ajouter de nouveaux jeux dans les catégories actuelles (Action, Action en équipe et Stratégie) et de compléter la compétition par de nouvelles catégories susceptibles «d’attirer davantage de joueurs et de sponsors». (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les inscriptions sont ouvertes pour la deuxième saison de la Ligue professionnelle des champions de jeux vidéo (Professional Gamer’s League, ou PGL), dotée de 45.000 dollars de prix: aux Etats-Unis, les amateurs de jeux vidéo se professionnalisent. «Tous les joueurs veulent que ça devienne un sport professionnel. Il est temps qu’ils voient leur talent enfin reconnu», estime Dennis Fong, alias Thresh («moissonneuse-batteuse»). A 20 ans, Thresh est une star du circuit et l’un des tout premiers joueurs à bénéficier d’un contrat avec un parraineur. Et pas des moindres, puisqu’il s’agit de Microsoft. «Mais je serais navré de voir des milliers de gamins quitter aujourd’hui l’école pour devenir joueurs professionnels parce qu’ils croient qu’ils peuvent en vivre», ajoute-t-il, très paternel. C’est un...