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Actualités - Chronologie

Deux députés turcs inculpés pour formation de bande illégale

Deux députés turcs ont été inculpés pour avoir formé une bande illégale et favorisé l’infiltration de la mafia turque dans l’appareil de l’Etat, ce qui les rend passibles de 15 à 20 ans de prison, a annoncé vendredi l’agence Anatolie. Les deux hommes sont l’ancien ministre de l’Intérieur, Mehmet Agar, et le député kurde Sedat Bucak, tous deux membres du Parti de la Juste Voie (DYP, droite) de l’ancien premier ministre Tansu Ciller. Dans l’acte d’inculpation annoncé à la presse tard dans la soirée de jeudi, les procureurs ont également accusé MM. Agar et Bucak d’avoir utilisé des fonds d’Etat pour financer les activités illégales de leur bande, qui comprenait aussi des policiers, d’anciens militants d’extrême-droite et un parrain de la mafia. M. Bucak, élu de Sanliurfa (sud-est de la Turquie), est le chef d’un clan kurde allié à l’Etat pour combattre les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatiste). Il avait été grièvement blessé dans un accident de la route en novembre 1996 près de Susurluk (ouest). Cet accident avait déclenché un scandale car dans la même voiture se trouvaient un mafieux du nom d’Abdullah Catli, ancien militant ultra-nationaliste, et un policier de haut rang, Huseyin Kocadag, qui avaient tous deux été tués. La présence ensemble de ces trois hommes avait été considérée comme la preuve de relations douteuses entre la police, la pègre et certains hommes politiques. Ces relations avaient été confirmées dans un rapport d’une commission d’enquête publié en janvier dernier. Selon ce rapport, les services turcs de renseignement avaient employé Catli pour des activités contre des organisations arméniennes clandestines qui s’étaient attaquées aux intérêts turcs dans plusieurs pays au début des années 1980. Catli avait ensuite formé une bande illégale, comprenant MM. Agar et Bucak, qui a trempé dans l’assassinat d’un propriétaire de casinos, dans le trafic de drogue, le racket et le jeu clandestin, selon le rapport. L’assemblée nationale avait levé en décembre leur immunité parlementaire, ouvrant la voie à leur procès, qui devrait commencer dans le courant de ce mois. MM. Agar et Bucak nient tous les deux les accusations portées contre eux. Le scandale «de Susurluk» avait provoqué un tollé en Turquie, plusieurs partis politiques et organisations civiles réclamant que le gouvernement nettoie l’Etat des éléments mafieux infiltrés dans ses rouages. Des responsables du Parti de la Mère Patrie (Anap, droite) du premier ministre Mesut Yilmaz avaient accusé sa rivale, Tansu Ciller, qui fut à la tête du pays de juillet 1993 à mars 1996, d’être impliquée personnellement, mais ces allégations n’ont jamais été prouvées. M. Agar était ministre de l’Intérieur dans un gouvernement de coalition entre Mme Ciller et un parti islamiste, qui avait été au pouvoir de juin 1996 à juin 97. (AFP)
Deux députés turcs ont été inculpés pour avoir formé une bande illégale et favorisé l’infiltration de la mafia turque dans l’appareil de l’Etat, ce qui les rend passibles de 15 à 20 ans de prison, a annoncé vendredi l’agence Anatolie. Les deux hommes sont l’ancien ministre de l’Intérieur, Mehmet Agar, et le député kurde Sedat Bucak, tous deux membres du Parti de la Juste Voie (DYP, droite) de l’ancien premier ministre Tansu Ciller. Dans l’acte d’inculpation annoncé à la presse tard dans la soirée de jeudi, les procureurs ont également accusé MM. Agar et Bucak d’avoir utilisé des fonds d’Etat pour financer les activités illégales de leur bande, qui comprenait aussi des policiers, d’anciens militants d’extrême-droite et un parrain de la mafia. M. Bucak, élu de Sanliurfa (sud-est de la...