Projecteur Albert Elbaz, le créateur nouvelle vague
le 05 novembre 1998 à 00h00
Il est «le crayon» passionné des robes du soir, du glamour, des couleurs. Chez Guy Laroche, où il est entré en 1997, il a à son palmarès les tailleurs à rayures tennis, les ceintures hautes nouées, les tweeds poivre et sel. On murmure qu’au Herald Tribune, l’éminence «mode» c’est lui! Sa vie? Il n’en fait pas un mystère. Arrivé à New York (né au Maroc, fils de coiffeur, benjamin d’une famille de trois enfants) avec 800 dollars en poche – «C’est tout ce que ma mère avait pu me donner» – il commence par travailler, deux ans et demi durant, dans une petite maison de couture. C’est grâce à la rédactrice Suzy Billingsley, du Vogue américain, qu’il rencontre le célèbre Geoffrey Beene, qui l’engage, le forme, le pilote... Aujourd’hui il dit de lui: «Il est mon professeur, mon meilleur ami, le premier à avoir reconnu mon travail». Le succès l’attendait derrière la porte. Quand il fut engagé, en mars 97, comme directeur artistique chez Guy Laroche, Suzy Menkes, l’éminence mode-européenne par excellence, n’a pas hésité à proclamer dans la presse: «Voilà une bouffée d’air frais chez Laroche». Pour quelle femme crée celui qui avoue: «Je pense être la personne la plus moche qui soit. Chaque matin, devant ma glace, je suis désespéré. Être beau aurait été mon plus grand rêve»? «Celles qui pensent, retorque-t-il, les indépendantes, qui n’ont pas besoin de marques pour se sentir à l’aise. J’ai horreur des uniformes. Donc pour celles qui les détestent aussi!
Il est «le crayon» passionné des robes du soir, du glamour, des couleurs. Chez Guy Laroche, où il est entré en 1997, il a à son palmarès les tailleurs à rayures tennis, les ceintures hautes nouées, les tweeds poivre et sel. On murmure qu’au Herald Tribune, l’éminence «mode» c’est lui! Sa vie? Il n’en fait pas un mystère. Arrivé à New York (né au Maroc, fils de coiffeur, benjamin d’une famille de trois enfants) avec 800 dollars en poche – «C’est tout ce que ma mère avait pu me donner» – il commence par travailler, deux ans et demi durant, dans une petite maison de couture. C’est grâce à la rédactrice Suzy Billingsley, du Vogue américain, qu’il rencontre le célèbre Geoffrey Beene, qui l’engage, le forme, le pilote... Aujourd’hui il dit de lui: «Il est mon professeur, mon meilleur ami, le...
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