Un G8 de l'environnement aujourd'hui en Angleterre
le 03 avril 1998 à 00h00
Les ministres de l’Environnement du G8 se réunissent à partir de vendredi soir à Leeds Castle (Kent, sud-est de l’Angleterre), pour la première fois depuis la conférence décisive de Kyoto sur les changements climatiques. Le G8 doit examiner jusqu’à dimanche les modalités d’application du protocole de Kyoto, adopté en décembre et qui impose des réductions des émissions de six gaz à effet de serre aux pays industrialisés à l’horizon 2008-2012. Les ministres du G8 (Russie, Etats-Unis, Canada, Japon, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie, France) doivent aussi évoquer les questions touchant à la «criminalité environnementale internationale»-c’est-à-dire les violations des conventions de protection de l’environnement et les trafics comme ceux portant sur les espèces menacées. Sept des huit ministres du G8 (le huitième est le Russe) ont participé jeudi à Paris à une rencontre des ministres de l’Environnement des 29 pays de l’OCDE, elle aussi largement consacrée aux changements climatiques, et qui se poursuivra vendredi matin. Les pays de l’Union européenne (la moitié du G8) ont déjà annoncé leur intention de signer rapidement le traité de Kyoto pour accélérer sa ratification. Ils insistent sur la nécessité de concevoir des mécanismes «clairs» permettant une application concrète du protocole. Pour cela, l’UE considère qu’il faut prévoir des dispositions rendant très difficiles les échappatoires de la part de pays émettant de grandes quantités de CO2 mais qui pensent s’en tirer à bon compte en rachetant des droits d’émissions à des pays pauvres ou à ceux dont l’effondrement économique a provoqué une chute des rejets de CO2, Russie en tête. Les négociations suivant l’adoption du protocole de Kyoto reprendront officiellement en juin à Bonn. Préoccupations et solutions Mais la principale conférence de suivi — qui devrait définir des mécanismes d’application des permis d’émission de CO2 — est prévue en novembre à Buenos Aires. Les Etats-Unis n’ont pas fait connaître leurs intentions depuis Kyoto et le Japon — qui préside le comité de négociations jusqu’à Buenos Aires — se montre tout aussi discret. L’autre thème des discussions — la «criminalité environnementale» — concerne toutes les violations des textes internationaux souvent pleins de bonnes intentions mais inapplicables faute de moyens, de surveillance ou de volonté politique. Le G8 recherche donc une solution pour rendre plus efficaces les grandes conventions, qui se sont multipliées depuis une vingtaine d’années. L’exemple-type est celui du trafic des espèces menacées, qu’il s’agisse des animaux ou des plantes sauvages. Le seul commerce illégal de ces espèces en danger représente plusieurs milliards de dollars par an. Il est devenu, selon les experts de l’ONU, une des toutes premières activités de la mafia, après la drogue et le trafic d’armes. C’est le cas aussi des transports illégaux de déchets toxiques, réglementés par la Convention de Bâle, non ratifiée par les Etats-Unis, ou du trafic de matières nucléaires. Enfin, les problèmes touchant à la protection des mers et océans seront un autre sujet de préoccupation du G8 de Leeds Castle. (AFP)
Les ministres de l’Environnement du G8 se réunissent à partir de vendredi soir à Leeds Castle (Kent, sud-est de l’Angleterre), pour la première fois depuis la conférence décisive de Kyoto sur les changements climatiques. Le G8 doit examiner jusqu’à dimanche les modalités d’application du protocole de Kyoto, adopté en décembre et qui impose des réductions des émissions de six gaz à effet de serre aux pays industrialisés à l’horizon 2008-2012. Les ministres du G8 (Russie, Etats-Unis, Canada, Japon, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie, France) doivent aussi évoquer les questions touchant à la «criminalité environnementale internationale»-c’est-à-dire les violations des conventions de protection de l’environnement et les trafics comme ceux portant sur les espèces menacées. Sept des huit ministres du G8...
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