Richard Virenque a envisagé mercredi la possibilité de quitter l’équipe Festina, qui lui propose un renouvellement de son contrat en baisse sensible comme pour le reste de l’effectif. Le Français, chef de file de la formation exclue du dernier Tour de France, a insisté sur le fait qu’il souhaitait rester dans cette formation mais qu’un départ n’était pas à exclure. «Des contacts ont été pris mais il n’y a rien du tout de concret», a déclaré Virenque au micro de RTL. Le quadruple meilleur grimpeur du Tour a confirmé avoir rencontré dernièrement les dirigeants du groupe Festina à Barcelone. Ils ont évoqué le renouvellement de son futur contrat, rendu nécessaire par la transformation de la société Prosport avec laquelle le Provençal était lié jusqu’en l’an 2000. En fait, a annoncé Virenque, «mon contrat va devenir caduque à la fin de cette année». «Tout peut se passer», a estimé Virenque qui vient de voir deux des autres leaders de l’équipe, les Suisses Alex Zulle (Banesto) et Laurent Dufaux (Saeco), partir sous d’autres couleurs. «J’espère qu’on trouvera des solutions pour que je reste. Mon premier choix, c’est de rester chez Festina. Mais si les grands patrons ne souhaitent pas me garder, j’irai ailleurs». Enfin, Virenque a réagi à propos de son personnage utilisé par les «Guignols» dans l’émission quotidienne de Canal +: «Certaines fois, ça me fait rigoler. Certaines fois, c’est avec un sourire amer. Je trouve que ma marionnette ne me ressemble pas. Ma voix n’est pas celle-là.» Laurent Dufaux signera lundi avec Saeco Le Suisse Laurent Dufaux, un des coureurs de la formation Festina exclue du Tour de France en juillet, signera lundi prochain à Lausanne un contrat le liant à l’équipe italienne Saeco. Dufaux n’a pas accepté la réduction de salaire proposée par Festina, selon l’agence suisse Sport-Information. Agé de 29 ans, le coureur romand occupe la 24e place au classement mondial. En mai dernier, il avait accédé à la troisième place de la hiérarchie après ses victoires dans le Tour de Romandie et le GP Midi Libre. Dufaux figure parmi les coureurs de l’équipe Festina qui ont avoué, en juillet, s’être dopé. Comme ses compatriotes Alex Zulle et Armin Meier, il a écopé d’une suspension de sept mois ferme qui lui interdit de courir jusqu’à la fin du mois d’avril 1999. Passé professionnel en 1991, Dufaux courait pour l’équipe Festina depuis 1995. Vainqueur d’étape dans le Tour de France 1996, il a aussi terminé à deux reprises sur le podium final de la Vuelta (2e en 1996, 3e en 1997). Chez Saeco, Laurent Dufaux partira avec des responsabilités élargies puisque l’équipe italienne -qui compte dans ses rangs le sprinteur Mario Cipollini- était à la recherche d’un leader pour les courses par étapes après le départ de l’Italien Ivan Gotti (1er du Giro 1997) chez Polti. Affaire TVM L’avocat de Cees Priem, Joost Van Mierlo, a décidé d’aller en appel de la décision de la juge Odile Madrolle, chargée de l’affaire de dopage de l’équipe cycliste néerlandaise TVM, a annoncé mercredi l’agence de presse néerlandaise ANP. La juge Odile Madrolle, chargée de l’affaire de dopage de l’équipe cycliste néerlandaise TVM, a rejeté mardi à Reims une demande d’assouplissement du contrôle judiciaire imposé au directeur sportif de TVM, Cees Priem. Son avocat, Maître Van Mierlo, a déclaré mercredi «aller en appel de cette décision» et «espérer que l’affaire sera traitée dans les deux semaines». L’avocat de Cees Priem demandait un assouplissement sérieux, visant à lui permettre de quitter le territoire français. Pour les besoins de l’enquête, la présence de M. Priem est indispensable et ses garanties de représentation s’il résidait à l’étranger sont insuffisantes, a estimé le parquet de Reims. Cees Priem, lui-même ancien coureur professionnel, avait été interpellé le 23 juillet pendant le Tour de France après la saisie de produits dopants et masquants dans les camions TVM et dans un hôtel de Pamiers où résidait l’équipe. Poursuivi pour infraction à la loi sur les substances vénéneuses, à la loi antidopage de 1989 et au code des douanes, il avait été mis en examen et écroué le 27 juillet à Reims. Le 10 août, il avait été libéré sous contrôle judiciaire, avec interdiction de quitter le territoire français et obligation de se présenter tous les jours dans un commissariat. Par ailleurs, les résultats des analyses biologiques pratiquées sur de nombreux coureurs de TVM sont espérés pour la fin de la semaine à Reims. Si les analyses sont positives, l’enquête prendra un nouveau tour. Le magistrat instructeur devra réentendre ou faire réentendre les personnes concernées, alors que les coureurs ont tous nié s’être dopés. La justice française s’était intéressée à TVM après la saisie de 104 ampoules d’EPO (érythropoïétine) à bord d’un véhicule de la formation cycliste néerlandaise le 9 mars, lors d’un contrôle douanier près de Reims. L’organisateur du GP Suisse s’en prend à l’UCI L’organisateur du GP Suisse a annoncé mercredi qu’il demanderait réparation à l’Union cycliste internationale (UCI) qui a privé sa course du label Coupe du monde. Serge Lang, dont la société Sportcom avait repris le Championnat de Zurich en 1993, a accusé directement le président de l’UCI, le Néerlandais Hein Verbruggen. «Suite à une situation conflictuelle entre les anciens et les nouveaux organisateurs (...), M. Verbruggen a cru devoir soumettre ce problème à l’appréciation des membres du comité directeur en les invitant à voter par écrit», a souligné Serge Lang qui a qualifié cette manière de procéder de «scandaleuse» et a évoqué un «simulacre de consultation». Le Championnat de Zurich avait été repris par Sportcom en 1993 alors qu’il était «abandonné à cette époque par l’ensemble de ses partenaires et de ses dirigeants», a rappelé Serge Lang. L’UCI a annoncé mardi que l’épreuve suisse inscrite au calendrier de la Coupe du monde 1999, le 22 août prochain, serait le Championnat de Zurich, et que la responsabilité de cette course serait assumée par Daniel Perroud Organisation, la société organisatrice du Tour de Romandie.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Richard Virenque a envisagé mercredi la possibilité de quitter l’équipe Festina, qui lui propose un renouvellement de son contrat en baisse sensible comme pour le reste de l’effectif. Le Français, chef de file de la formation exclue du dernier Tour de France, a insisté sur le fait qu’il souhaitait rester dans cette formation mais qu’un départ n’était pas à exclure. «Des contacts ont été pris mais il n’y a rien du tout de concret», a déclaré Virenque au micro de RTL. Le quadruple meilleur grimpeur du Tour a confirmé avoir rencontré dernièrement les dirigeants du groupe Festina à Barcelone. Ils ont évoqué le renouvellement de son futur contrat, rendu nécessaire par la transformation de la société Prosport avec laquelle le Provençal était lié jusqu’en l’an 2000. En fait, a annoncé Virenque, «mon...