Les jours se suivent et se ressemblent sur le marché des changes de Beyrouth où le dollar a clôturé au même taux moyen indicatif de 1 508,50 LL, pour la dixième journée d’affilée, consécutivement au maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention en l’état, entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 515,00 LL à la vente. Mais, en raison de la prépondérance de l’offre et la réticence de la demande, le billet vert continuait à être négocié sur le marché interbancaire au bas de la fourchette d’intervention de la BDL et très rarement en dehors d’elle en l’absence d’intérêts particuliers à l’achat. Il est resté, en effet, confiné toute la journée d’hier dans une marge très étroite entre 1 501,75 et 1 502,25 LL, avec un volume d’affaires toujours étoffé, estimé à quelque 15 millions de dollars, presque entièrement absorbés à 1 502,00 LL par la BDL, ont indiqué les cambistes de la place. Dollar quasi stable à l’étranger À l’étranger, le dollar était quasiment stable hier, face aux autres principales monnaies sur les marchés des changes internationaux, mais les cambistes demeuraient nerveux même après l’annonce d’un projet de budget brésilien jugé meilleur que prévu par les analystes. Les déclarations encourageantes attribuées hier au ministre des Finances brésilien, Pedro Malan, affirmant que les mesures d’assainissement des comptes publics, destinées de faire des économies budgétaires de 23,5 milliards de dollars, seront aussitôt adoptées par le Congrès, ne devaient en rien stimuler la demande du billet vert. Selon les cambistes, le marché ne semblait pas trop rassuré, attendant anxieusement l’issue des négociations en cours entre le gouvernement brésilien et les instances du Fonds monétaire international (FMI) dont dépend l’accord pour une aide financière internationale de quelque 30 milliards de dollars au Brésil. De fait, il y a encore beaucoup de choses à faire pour tirer d’affaire le Brésil, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Dans ces conditions, le dollar devrait continuer à varier dans des marges étroites face au deutsche mark et les monnaies européennes qui lui sont attachées, tout en présentant quelques signes d’essoufflement vis-à-vis du yen pour des raisons techniques en rapport avec un manque de liquidité du marché. Il s’est, en effet, négocié à New York, comme suit : – 1,6745 pour un sterling contre 1,6770, la veille. – 1,6547 DM contre 1,6520. – 5,5480 FF contre 5,5440. – 1,3475 FS contre 1,3455. – 1635,25 lires contre 1635,70. – 117,77 yens contre 117,75. Bourse de Beyrouth : en baisse Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth s’est ressentie hier de la baisse des actions «B» de Solidere, des actions «C» de la banque Byblos et de celles de l’Éternit, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote et dépourvu d’animation. En effet, l’indice général LISPI a diminué de 0,37 % à 87,25 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires de 0,11 % à 193,31 points. Volatilité de Wall Street À Wall Street, la tendance est restée hésitante à la hausse, le programme économique annoncé par le président brésilien, Fernando Cardoso, étant considéré comme insuffisant pour permettre à ce pays d’obtenir une aide financière du FMI. De plus, les conjectures selon lesquelles certaines grandes sociétés américaines devraient publier des résultats trimestriels encourageants, sont venues soutenir la cote, alors que la propension de plusieurs opérateurs à engranger les gains que leur procure tout mouvement ascensionnel devait agir dans le sens inverse. De fait, la Bourse new-yorkaise manquait toujours d’orientation précise et marquait une grande volatilité. C’est ainsi que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû fluctuer entre un plus bas à 8 328,71 points et un plus à 8 432,98 points, avant d’afficher en préclôture 8 388,44 points, réduisant ses gains à 22,40 points sur la veille. Paris : séance de consolidation Après un bon début de semaine, la Bourse de Paris a connu mercredi une séance de consolidation, les opérateurs prenant leurs bénéfices dans un volume de transactions relativement modeste. Après un gain de 2,94% mardi, l’indice CAC 40 des valeus vedettes a rechuté mercredi, clôturant en baisse de 1,61% à 3 493,60 points, ne parvenant pas à se maintenir au-dessus de la barre psychologique des 3 500 franchie la veille, mais limitant les dégâts. Mercredi, le CAC 40 a ouvert en baisse de 0,85% à 3 520,49 points, avant d’accélérer sa chute jusqu’à 3 462,94 points (-2,47%), puis de se reprendre légèrement dans la foule de Wall Street. De nombreux intervenants sont cependant restés à l’écart et le volume d’échange est resté modeste à 9 milliards de francs contre 11,6 mds de FF mardi. Les opérateurs étrangers ont été totalement absents, a souligné un opérateur. L’enquête mensuelle d’octobre de l’Insee sur le moral des chefs d’entreprise a aussi jeté un léger froid. Pour le deuxième mois consécutif, les industriels interrogés estiment que l’activité devrait «encore ralentir dans les prochains mois», notamment dans l’automobile. Les opérateurs attribuent la baisse de mercredi à une correction technique. «Les marchés ont été extrêmement bien orientés ces dernières séances et ils ont besoin de souffler». Londres : en baisse La Bourse de Londres a clôturé en baisse mercredi à l’instar des autres grandes places européennes, déprimée par les résultats décevants de grands groupes, montrant un ralentissement de la consommation. À la clôture, l’indice Footsie des cent principales valeurs perdait 37,3 points à 5 293,9 soit un recul de 0,69%. Sur le Liffe, le contrat décembre pour le Footsie reculait à 5 293 dans l’après-midi contre 5 389 mardi à la clôture. Des prises de bénéfices après la forte hausse de la veille ont également pesé sur les cours. Des inquiétudes sur l’efficacité des mesures de réformes annoncées par le Brésil retenaient également les investisseurs. Le numéro deux de la grande distribution en Grande-Bretagne, Sainsbury, a perdu 34,5 pence à 525 pence après l’annonce de résultats semestriels jugés décevants et des perspectives moroses. Même chose pour Whitbread (pubs et restaurants) en recul de 27 pence à 788 pence. Parmi les hausses, la compagnie informatique Psion a gagné 46 pence à 485 pence après l’annonce que Motorola rejoignait Symbian, son alliance avec Ericsson et Nokia pour les télécommunications mobiles. Le groupe d’assurances CGU a progressé de 39,5 pence à 921,5 après l’annonce de bons résultats sur les neuf premiers mois de son exercice. Le rendement de l’emprunt d’État à 10 ans s’établissait en fin de journée à 5,016% contre 5,005% mardi soir. L’écart de rendement avec le bund correspondant était de 87,6 points de base contre 89,5. Parmi les valeurs du Footsie, 66 ont terminé en baisse et 33 en hausse. Le volume des échanges était estimé à 570,6 millions d’actions en fin de séance. Francfort : marché déprimé La Bourse de Francfort a perdu 2,53% mercredi, l’indice X-DAX des trente valeurs vedettes échangées au marché électronique XETRA s’établissant à 4 564,12 points, entraînée par un dollar faible et des résultats décevants publiés par Deutsche Telekom et Hypovereinsbank. Le XETRA brasse plus des deux tiers des transactions effectuées en Allemagne et surtout celles des donneurs d’ordre étrangers. À la criée, où passent plutôt les investisseurs allemands, l’indice DAX des trente valeurs vedettes a baissé de 3,1% à 4 536,34 points. La faiblesse du dollar a pesé sur la place allemande. Beaucoup de valeurs sont très exportatrices et donc dépendantes de la devise américaine. Les courtiers s’inquiétaient d’une éventuelle dévaluation de la monnaie brésilienne, le real. «Le Brésil est un réel souci», a confié un opérateur, ajoutant: «S’il dévalue, on pourrait voir le DAX perdre à nouveau de 300 points». Zurich : prises de bénéfices La Bourse suisse a baissé mercredi de 0,60%, l’indice des valeurs vedettes Swiss Maket Index (SMI) perdant 38,40 points à 6 411,40. Le marché a succombé à des prises de bénéfices en début de séance après la baisse de Wall Street la veille, mouvement accentué par un dollar plus faible, ont relevé les courtiers. Le SMI, influencé cette fois par l’ouverture de Wall Street et la tenue du dollar, s’est repris en fin de séance pour terminer au-dessus du niveau des 6 310,10 points atteint en cours de journée. Tokyo : nouvel effondrement La Bourse de Tokyo a fini en baisse de 2,20% mercredi, sa quatrième baisse consécutive, sous le coup d’inquiétudes sur l’environnement économique dans lequel évoluent les grands exportateurs japonais. Le géant de l’électronique Sony, l’une des principales vedettes de la cote, a subi des dégagements massifs avant la publication de ses résultats semestriels, pesant ainsi sur l’indice Nikkei. Le Nikkei-225 a cédé 304,61 points à 13 516,07, terminant à son plus faible niveau de la séance. L’indice revient ainsi à ses niveaux de clôture de la mi-octobre. Le contrat décembre sur Nikkei a perdu 300 points à 13 560. Sony a chuté de 6,21% à 8 010 yens, contribuant largement au recul du marché. Les inquiétudes sur les bénéfices des exportateurs ont pris le dessus sur l’enthousiasme suscité par l’annonce de la fusion de Nippon Oil et Mitsubishi Oil, dans le secteur du pétrole. L’indice Topix de toutes les valeurs de la première section, moins touché que l’indice des vedettes, a cédé 14,37 points (1,4%) à 1 028,61. Le volume a été limité en ce premier jour du terme boursier de novembre, avec 306 millions de titres échangés sur la première section contre 350 millions la veille. On a relevé 740 valeurs en hausse, 337 en baisse et 187 titres inchangés.
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