Venus Williams est encore loin, très loin de Martina Hingis. Lundi l’Américaine deviendra numéro 10 mondiale. La Suissesse restera numéro un avec près de 4.000 points d’avance. Une montagne. Mais personne ne s’y est trompé. En remportant le tournoi de Key Biscayne, Williams a lancé la course poursuite. «Je ne suis pas encore arrivée, dit-elle. Je suis encore en chemin». Hingis elle-même sait que si son trône n’est pas menacé, il lui faut maintenant tenir compte de la joueuse noire américaine et ne plus ignorer sa prétention, claironnée à tout va, de devenir la numéro un à la fin de l’année. «Avant c’était moi qui menais la chasse. Maintenant c’est moi qui suis chassée. Elle m’a battu à Sydney, elle me bat maintenant. Elle va être une rivale très difficile», a reconnu Hingis. «Je ne suis pas encore à son niveau, mais je progresse», a avoué Williams. Les deux joueuses ont pratiquement le même âge. Venus Williams, née en juin 1980, est plus âgée de trois mois. Toutes les deux sont passées professionnelles en octobre 1994. Mais la comparaison s’arrête là. Alors qu’Hingis, surdouée du tennis, après avoir fait ses classes dans les tournois juniors avec à la clef un Grand Chelem en 1993, était tout de suite lancée dans le grand bain, l’Américaine avait été maintenue soigneusement à l’écart des compétitions de jeunes par son père Richard Williams, qui ne voyait pas la nécessité de brûler les étapes. Elle devait mettre trois ans à faire son trou, ne commençant véritablement à être remarquée qu’en 1997, année qu’elle entamait à la 204e place du classement mondial pour terminer 22e en ayant accédé entre-temps à la finale de l’US Open, où Hingis lui avait donné la leçon. Depuis le début de l’année, Venus Williams a fait presque aussi bien qu’Hingis, victorieuse de l’Open d’Australie et à Indian Wells il y a 15 jours. Williams l’a, elle, remporté à Oklahoma City en février et maintenant à Key Biscayne, qui vient juste derrière les tournois du Grand Chelem dans la hiérarchie des compétitions de l’année. Elle a en outre accédé à la finale à Sydney et à la demi-finale à Indian Wells. Autant dire que la jeune américaine se pose maintenant en rivale directe de Martina Hingis qui, avec la confirmation à Key Biscayne des autres jeunes louves du tennis féminin, la Russe Anna Kournikova, 16 ans, et Serena, la jeune sœur, 16 ans, de Venus, ne manque plus d’adversaires. (Finale messieurs: Victoire de Marcelo Rios nouveau numéro un mondial) Le Chilien Marcelo Rios, tête de série numéro 3, est devenu nouveau numéro un mondial en remportant dimanche le tournoi de tennis de Key Biscayne, comptant pour les Circuits ATP et WTA et doté de 4,6 millions de dollars, en battant en finale l’Américain André Agassi 7-5, 6-3, 6-4, en 1 heure 56 minutes.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Venus Williams est encore loin, très loin de Martina Hingis. Lundi l’Américaine deviendra numéro 10 mondiale. La Suissesse restera numéro un avec près de 4.000 points d’avance. Une montagne. Mais personne ne s’y est trompé. En remportant le tournoi de Key Biscayne, Williams a lancé la course poursuite. «Je ne suis pas encore arrivée, dit-elle. Je suis encore en chemin». Hingis elle-même sait que si son trône n’est pas menacé, il lui faut maintenant tenir compte de la joueuse noire américaine et ne plus ignorer sa prétention, claironnée à tout va, de devenir la numéro un à la fin de l’année. «Avant c’était moi qui menais la chasse. Maintenant c’est moi qui suis chassée. Elle m’a battu à Sydney, elle me bat maintenant. Elle va être une rivale très difficile», a reconnu Hingis. «Je ne suis pas...