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Actualités - Chronologie

Indonésie : la dette privée, point principal en suspens avec le FMI

Les milliards de dollars de la dette privée indonésienne restent le point principal en suspens des négociations en cours entre le gouvernement indonésien et le FMI dont la conclusion est cependant «très proche», a déclaré hier un haut fonctionnaire de l’institution financière internationale. «C’est une question de jours, pas de semaines», a déclaré à la presse M. Hubert Neiss, directeur Asie-Pacifique du Fonds monétaire international. «La dette des entreprises privées constitue une question encore en suspens qui doit être discutée», a-t-il ajouté à l’issue d’une journée d’entretiens au siège de la Banque centrale indonésienne. M. Neiss n’a cependant donné aucune indication sur la teneur de ce que serait un éventuel accord. Le ministre coordonateur de l’Economie et des Finances, M. Ginanjar Kartasasmita, a confirmé de son côté que le règlement de la dette privée était la question la plus importante de celles restant à régler. «Pour être sincère, a-t-il dit aux journalistes, le problème de la dette privée est le plus difficile, mais je suis persuadé qu’il peut être rapidement réglé». Le montant de la dette privée indonésienne, généralement considérée comme la principale cause de la gravité de la crise économique qui frappe l’Indonésie, est officiellement chiffré à un peu plus de 73 milliards de dollars. Des rumeurs persistantes dans les milieux financiers indiquent cependant depuis plusieurs semaines qu’elle pourrait être en fait plus importante. Certains économistes, notamment américains, vont même jusqu’à l’alourdir de quelque 20 milliards de dollars supplémentaires. M. Tanri Abeng, ministre des Sociétés d’Etat, a même déclaré à la fin de la semaine dernière que seules 180 compagnies indonésiennes sur les 800 concernées avaient fourni le relevé de leurs dettes contractées à l’étranger. Le directeur régional du FMI était arrivé à Jakarta le 18 mars dernier au lendemain de l’annonce par le fonds de la suspension du versement à l’Indonésie d’une deuxième tranche de 3 milliards de dollars d’aide en raison du non-respect par l’Indonésie de ses engagements à mettre en œuvre des réformes économiques. M. Neiss a toujours fait preuve, lors de ses rares déclarations, d’une réserve prudente contrastant souvent avec l’optimisme affiché par ses interlocuteurs indonésiens et amplifié par la presse locale. Il avait ainsi annoncé qu’il resterait à Jakarta «le temps nécessaire» et qu’il «fallait du temps pour trouver un bon accord». Dans le meilleur des cas, la reprise des versements de l’aide internationale à l’Indonésie ne pourra reprendre, selon les milieux financiers, qu’après une décision du conseil d’administration du FMI et au plus tôt dans le courant du mois d’avril. Le montant total de la dette indonésienne est officiellement d’un peu plus de 140 milliards de dollars, dont 20% à court terme, alors que les réserves en devises fortes de la Banque centrale sont inférieures à 17 milliards de dollars. L’effondrement de la roupie qui, depuis juillet, a perdu plus de 70% de sa valeur par rapport au dollar, met la quasi-totalité des entreprises indonésiennes, qui ont pour la plupart cessé depuis le début de l’année de rembourser leurs dettes, en état de faillite technique. (AFP)
Les milliards de dollars de la dette privée indonésienne restent le point principal en suspens des négociations en cours entre le gouvernement indonésien et le FMI dont la conclusion est cependant «très proche», a déclaré hier un haut fonctionnaire de l’institution financière internationale. «C’est une question de jours, pas de semaines», a déclaré à la presse M. Hubert Neiss, directeur Asie-Pacifique du Fonds monétaire international. «La dette des entreprises privées constitue une question encore en suspens qui doit être discutée», a-t-il ajouté à l’issue d’une journée d’entretiens au siège de la Banque centrale indonésienne. M. Neiss n’a cependant donné aucune indication sur la teneur de ce que serait un éventuel accord. Le ministre coordonateur de l’Economie et des Finances, M. Ginanjar...