Les 56.399 électeurs des Seychelles élisent en fin de semaine leur président et leur Parlement lors des deuxièmes élections multipartites de l’histoire de ce petit paradis tropical pour touristes et amateurs de fonds marins, situé dans le nord-ouest de l’Océan indien. «Vers un nouveau millénaire», «pour l’avenir des Seychelles»: à en croire les affiches électorales des trois partis candidats, l’archipel regarde résolument vers le troisième millénaire. Pourtant, parmi les trois candidats à l’élection présidentielle, deux, France Albert René et James Mancham, étaient déjà aux plus hauts postes de l’Etat lors de son indépendance, en 1976. Ancien premier ministre devenu président à la faveur d’un coup d’Etat en 1977, France Albert René, 62 ans, remet son mandat en jeu après vingt et un ans passés à la tête du pays et part largement favori. A la veille du début des opérations de vote, qui s’ouvrent vendredi dans les atolls les plus reculés de l’archipel, la vie à Mahé, la principale île des Seychelles écrasée par une chaleur humide, ne semblait pas perturbée par l’imminence du scrutin. Sur les panneaux électoraux, les affiches du Front progressiste du peuple des Seychelles (SPPF) du président René, ancien communiste reconverti à l’ouverture aux capitaux étrangers, arborent de gros cœurs rouges, tandis que le Parti démocratique (DP) de James Mancham proclame: «Ensemble, pour une meilleure garantie d’un approvisionnement régulier et de prix stables pour des produits comme le riz et la farine». Le révérend Wavel Ramkalawan, seul représentant de son parti (Opposition unie, UO) au Parlement élu en 1993, est apparu lors de la campagne comme le véritable adversaire du président René, ne ménageant pas ses critiques contre le régime. Les résultats de son parti aux élections législatives constituent même l’un des principaux enjeux du scrutin, le président René partant très largement favori pour l’élection présidentielle. En 1991, le président René avait ouvert les Seychelles au multipartisme. Le président est élu au suffrage universel. Le Parlement compte 25 députés élus au suffrage universel direct dans les 25 circonscriptions et 10 députés désignés à la proportionnelle. Le vote débutera vendredi dans les atolls les plus reculés de l’archipel, qui compte environ 115 îles. Un petit avion effectuera des sauts de puce pour y recueillir les votes de quelques centaines d’inscrits. Samedi, des bateaux iront chercher les urnes dans les îles plus proches de la capitale, et, dimanche, la grande majorité des électeurs, qui vivent sur les îles de Mahé, Praslin et La Digue, se rendront aux urnes. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les 56.399 électeurs des Seychelles élisent en fin de semaine leur président et leur Parlement lors des deuxièmes élections multipartites de l’histoire de ce petit paradis tropical pour touristes et amateurs de fonds marins, situé dans le nord-ouest de l’Océan indien. «Vers un nouveau millénaire», «pour l’avenir des Seychelles»: à en croire les affiches électorales des trois partis candidats, l’archipel regarde résolument vers le troisième millénaire. Pourtant, parmi les trois candidats à l’élection présidentielle, deux, France Albert René et James Mancham, étaient déjà aux plus hauts postes de l’Etat lors de son indépendance, en 1976. Ancien premier ministre devenu président à la faveur d’un coup d’Etat en 1977, France Albert René, 62 ans, remet son mandat en jeu après vingt et un ans passés...