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Actualités - Chronologie

Inde : le nouveau gouvernement tend la main au Pakistan

Le nouveau gouvernement indien du nationaliste hindou Atal Behari Vajpayee devrait mener une politique étrangère ferme, tout en cherchant de meilleures relations avec ses voisins, notamment le Paskistan rival, estiment les analystes à New Delhi. M. Vajpayee, 71 ans, un ancien ministre des Affaires extérieures, a prêté serment et a affirmé qu’il entendait avoir des «relations amicales» avec le Pakistan. Symbole, l’un de ses premiers gestes officiels à été d’aller assister à une rencontre de hockey sur gazon opposant l’Inde au Pakistan (l’Inde l’a emporté 3-2). La stabilité de l’Asie du Sud dépend surtout de l’état des relations, actuellement froides, entre ces deux frères ennemis qui se sont livrés trois guerres depuis leur partition en 1947 et ont chacun les moyens d’avoir un arsenal nucléaire. La volonté des nationalistes hindous de développer si besoin est des armes atomiques a été accueillie avec alarme à Islamabad, qui a parlé jeudi d’un «développement dangereux» et a mis en garde contre une course aux armements. Jyotindra Nath Dixit, ancien haut diplomate indien, a estimé que ces craintes étaient sans fondement, soulignant que M. Vajpayee n’avait pas fourni de calendrier pour un développement d’armes nucléaires. La plupart des analystes en Inde estiment que New Delhi ne risquera pas des sanctions internationales, notamment américaines, en fabriquant des armes atomiques ou conduisant des essais. Cela n’empêchera pas l’Inde de chercher à s’imposer dans la région, a dit M. Dixit, selon qui New Delhi abandonnera la «doctrine Gujral», du nom du précédent premier ministre indien Inder Kumar Gujral, visant à donner une image débonnaire du géant indien par des concessions aux voisins. Accord historique La «doctrine Gujral» avait conduit à un accord historique avec le Bangladesh sur le partage des eaux du Gange, et à un début de dialogue avec le Pakistan. Ce dialogue est actuellement en panne. «Vajpayee ne cherchera pas de certificats de bonne conduite de la région. Il s’imposera», a dit M. Dixit. Mais cela ne veut pas dire qu’il sera hostile au Pakistan ou reniera les accords conclus». S.K. Singh, un autre ancien haut diplomate indien, a estimé que M. Vajpayee prendrait une position ferme contre «le soutien par le Pakistan de rebelles dans des Etats indiens comme le Cachemire», où se poursuit depuis 1989 une guérilla séparatiste musulmane. M. Singh a prédit que New Delhi chercherait des relations amicales avec l’autre géant régional, la Chine, puissance nucléaire reconnue qu’une guerre frontalière a opposé à l’Inde en 1962. Un dialogue sur des questions frontalières est en cours. «Nous promouvrons des relations pacifiques avec tous nos voisins sur une base de réciprocité», indique le programme de gouvernement de M. Vajpayee. Sur le plan global, les nationalistes hindous affirment vouloir donner à l’Inde une place prioritaire, conforme au poids d’un pays de 970 millions d’habitants, près de 20% de l’humanité. Le BJP (Parti du peuple indien, droite nationaliste), qui dirige la nouvelle coalition gouvernementale, veut, comme le précédent cabinet de centre-gauche, un siège permanent pour l’Inde au Conseil de Sécurité de l’ONU. Dans son programme de gouvernement, M. Vajpayee a d’autre part indiqué que si l’Inde ne quitterait pas l’Organisation mondiale du commerce, il voulait y négocier pied à pied. Il estime que l’Inde a trop cédé et veut «formuler de façon plus robuste les intérêts nationaux indiens». (AFP)
Le nouveau gouvernement indien du nationaliste hindou Atal Behari Vajpayee devrait mener une politique étrangère ferme, tout en cherchant de meilleures relations avec ses voisins, notamment le Paskistan rival, estiment les analystes à New Delhi. M. Vajpayee, 71 ans, un ancien ministre des Affaires extérieures, a prêté serment et a affirmé qu’il entendait avoir des «relations amicales» avec le Pakistan. Symbole, l’un de ses premiers gestes officiels à été d’aller assister à une rencontre de hockey sur gazon opposant l’Inde au Pakistan (l’Inde l’a emporté 3-2). La stabilité de l’Asie du Sud dépend surtout de l’état des relations, actuellement froides, entre ces deux frères ennemis qui se sont livrés trois guerres depuis leur partition en 1947 et ont chacun les moyens d’avoir un arsenal nucléaire. La...