Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

James Cameron, Dr Jekyll et Mr Hyde (photo)

James Cameron, Oscar du meilleur réalisateur pour «Titanic», a une réputation bien établie à Hollywood, celle d’un Dr Jekyll et d’un Mr Hyde: un homme courtois en temps normal qui se transforme derrière une caméra en un perfectionniste autoritaire et coléreux. «Vous ne pouvez pas me faire peur. Je travaille pour Jim Cameron», proclamait le T-shirt de ses collaborateurs sur le tournage d’un de ses précédents films,«Terminator 2». Et lui-même reconnaît que son «comportement sur un plateau est intense». «Vous savez qu’il est impossible de le contrôler», a déclaré au «Los Angeles Times» le responsable d’un studio qui a préféré rester anonyme. «S’ils veulent m’empêcher» de faire quelque chose, «ils ont intérêt à avoir une sacrée bonne raison», renchérit James Cameron. A 43 ans, le cinéaste a la réputation d’être onéreux, et il l’a confirmé en faisant de «Titanic» le film le plus cher de l’histoire avec un budget de quelque 200 millions de dollars. Auparavant, il avait tourné «The Abyss» pour 60 millions de dollars, «Terminator 2: Judgment Day» pour plus de 100 millions (le premier film à franchir cette barre), tout comme «True Lies». Mais ses films sont aussi profitables. «Titanic» a battu tous les records au box-office, en tête depuis quatorze semaines. La plupart de ses autres films ont accumulé les recettes, notamment à l’étranger: plus de 180 millions de dollars à travers le monde pour «Aliens», plus de 500 millions de dollars pour «Terminator 2» et plus de 350 pour «True Lies». Né le 16 août 1954 à Kapuskasing, dans l’Ontario, au Canada, d’une mère artiste et d’un père ingénieur en électricité, James Cameron a grandi à Niagara Falls puis s’est installé en 1971 avec sa famille en Californie. Après des études de physique, il persuade un groupe de dentistes en 1978 de financer un court-métrage qu’il produit et dirige et dont il est aussi le scénariste, le chef opérateur et le monteur. En 1980, il entre dans la compagnie de production de Roger Corman et est directeur artistique d’un film de science-fiction, «Battle beyond the Stars». Un an plus tard, il signe sa première mise en scène, «Piranha 2: The Spawning», suivi en 1984 par «Terminator». Les films se succèdent: «Aliens», en 1986, «The Abyss» en 1989, «Terminator 2: Judgment Day» en 1991, «True Lies» en 1994, et enfin «Titanic». Entre-temps, James Cameron a trouvé le temps d’écrire le scénario de «Rambo: First Blood, Part 2», avec Sylvester Stallone (1985), qui fût aussi un immense succès commercial, et de tourner en 1996 un «Terminator 2» en trois dimensions pour le parc d’attractions Universal. Maintenant, il pense prendre un peu de temps loin des caméras en produisant des films mis en scène par d’autres et en cherchant pour lui-même un petit projet, loin des superlatifs de «Titanic». (AFP)
James Cameron, Oscar du meilleur réalisateur pour «Titanic», a une réputation bien établie à Hollywood, celle d’un Dr Jekyll et d’un Mr Hyde: un homme courtois en temps normal qui se transforme derrière une caméra en un perfectionniste autoritaire et coléreux. «Vous ne pouvez pas me faire peur. Je travaille pour Jim Cameron», proclamait le T-shirt de ses collaborateurs sur le tournage d’un de ses précédents films,«Terminator 2». Et lui-même reconnaît que son «comportement sur un plateau est intense». «Vous savez qu’il est impossible de le contrôler», a déclaré au «Los Angeles Times» le responsable d’un studio qui a préféré rester anonyme. «S’ils veulent m’empêcher» de faire quelque chose, «ils ont intérêt à avoir une sacrée bonne raison», renchérit James Cameron. A 43 ans, le...