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Actualités - Chronologie

L'industrie nucléaire américaine mise sur la visite du président US en Chine

Les compagnies nucléaires américaines fondent beaucoup d’espoir sur la visite, fin juin, de Bill Clinton à Pékin, la première d’un président des Etats-Unis depuis plus de 9 ans, pour pénétrer sur le marché chinois et peut-être décrocher leurs premières commandes, selon la presse chinoise. Toutefois, les industriels américains et français rencontrés à la 5e Exposition internationale de l’industrie nucléaire, qui se tient cette semaine à Pékin, affichaient un certain scepticisme à l’égard des propos optimistes tenus par un responsable de la compagnie américaine Westinghouse. «La coopération bilatérale dans ce secteur tient une place importante sur l’agenda du président (Clinton) et il y a une forte probabilité pour que des contrats importants soient signés au cours de sa visite», a déclaré R. Ian Butterfield, directeur des affaires internationales de Westinghouse, cité par le China Daily. La levée la semaine dernière de l’embargo américain sur les ventes de matériel nucléaire à la Chine autorise Westinghouse, GE Nuclear Energy et Combustion Engineering, racheté par le groupe helvético-suédois ABB, de prendre pied sur le marché chinois dominé jusqu’alors par les firmes françaises, canadiennes et russes. Woodrow Williams, directeur des ventes et du développement de GE Nuclear Energy, s’est félicité de cette décision et a ajouté qu’il fondait lui aussi beaucoup d’espoir sur le voyage de M. Clinton. «Mais je ne pense pas que les discussions soient allées jusqu’au point» d’annoncer un contrat, a déclaré Paul Carmedelle, responsable de la communication de GE Nuclear Energy. La majorité des industriels interrogés ne croient pas non plus à cette possibilité, car, disent-ils, aucun projet de centrale n’a encore été rendu public par les autorités chinoises. «On s’attend à une annonce dans le courant de l’an prochain», a estimé M. Carmedelle. Keith Paulson, président de Westinghouse Nuclear China, a indiqué que sa compagnie attendait également de savoir quels projets nucléaires seront inscrits au 10e plan quinquennal chinois (2001-2005) et au 11e plan (2006-2010). «Permettre au processus de progresser» Selon Michel Prévost, vice-président des opérations internationales de la compagnie française Framatome, chargé de la Chine, «il n’y aura rien avant l’an prochain et, de toute façon, les Chinois procéderont à un appel d’offres international». Un responsable du groupe ABB, qui a tenu à conserver l’anonymat, a déclaré que sa compagnie voyait la visite de M. Clinton comme «très positive». «Pas nécessairement pour un accord en juin, mais au moins pour permettre au processus de progresser», a-t-il dit. La Chine a actuellement deux centrales nucléaires en service et 4 autres en construction. Elle a jusqu’à présent coopéré avec la France, le Canada et la Russie, en adoptant trois filières nucléaires différentes: le réacteur à eau pressurisée PWR (Pressurized Water Reactor), le plus répandu car présent dans 4 de ces centrales, le réacteur canadien Candu à eau lourde pressurisée (PHWR) et le réacteur russe à eau pressurisée de type VVER. Selon les responsables de l’industrie nucléaire civile chinoise, la prochaine centrale devrait être dotée d’une capacité de deux réacteurs de 1.000 mégawatts chacun, de type PWR. «Beaucoup de Chinois disent, en effet, qu’il y a déjà beaucoup trop de filières et qu’il faut maintenant se concentrer sur du PWR de 1000 mégawatts», renchérit M. Prévost. Pour pénétrer le marché chinois, Westinghouse s’est associé au japonais Mitsubishi Heavy Industries et à l’espagnol Sepi Nuclear Group. Mais la compagnie américaine a l’inconvénient de ne rien avoir vendu depuis 20 ans. Et GE, qui présente son propre réacteur ABWR, avec ses deux partenaires japonais Hitachi et Toshiba, croit à ses chances. (AFP)
Les compagnies nucléaires américaines fondent beaucoup d’espoir sur la visite, fin juin, de Bill Clinton à Pékin, la première d’un président des Etats-Unis depuis plus de 9 ans, pour pénétrer sur le marché chinois et peut-être décrocher leurs premières commandes, selon la presse chinoise. Toutefois, les industriels américains et français rencontrés à la 5e Exposition internationale de l’industrie nucléaire, qui se tient cette semaine à Pékin, affichaient un certain scepticisme à l’égard des propos optimistes tenus par un responsable de la compagnie américaine Westinghouse. «La coopération bilatérale dans ce secteur tient une place importante sur l’agenda du président (Clinton) et il y a une forte probabilité pour que des contrats importants soient signés au cours de sa visite», a déclaré R. Ian...