Le président américain Bill Clinton et son entourage, en visite au Ghana, se sont montrés sereins et rassurants après le limogeage surprise du gouvernement russe par le président Boris Eltsine, prédisant que cela n’affecterait pas la politique de Moscou et les relations bilatérales. «Nous ne nous ingérons pas dans les affaires intérieures d’un pays, et en tant que président, il doit constituer (son) gouvernement comme bon lui semble», a déclaré M. Clinton. Il a dit «espérer que la ligne politique d’ensemble (de la Russie) n’en sera pas affectée». Mais, a-t-il immédiatement ajouté, «je n’ai aucune raison de penser que quelque chose de négatif pour le partenariat que nous construisons avec la Russie se produira». Il a précisé ne pas avoir encore parlé avec M. Eltsine. Le conseiller de M. Clinton pour les affaires de sécurité nationale, Sandy Berger, a renchéri en estimant que ce coup de théâtre «ne semble pas être un changement de direction» politique, mais un simple «changement de personnel». «Cela arrive de temps en temps», a-t-il dit. Il a expliqué qu’il y avait eu des signes avant-coureurs d’un changement, «mais rien qui suggère qu’ils seraient aussi importants en matière de personnel». Pour sa part, le porte-parole de la Maison-Blanche, Michael McCurry, a souligné que Washington «notait tout spécialement» la réaffirmation «sans équivoque» par M. Eltsine de son engagement en faveur de la politique de réforme. Un réformiste «Nous considérons cela comme une déclaration importante (…) et nous espérons sans aucun doute que le nouveau gouvernement, lorsqu’il sera constitué, reflétera l’avertissement ferme du président Eltsine selon lequel la politique de réforme doit continuer», a poursuivi le porte-parole. Commentant le choix d’une personnalité peu connue à l’étranger, le jeune libéral Sergueï Kirienko, pour mettre sur pied une nouvelle équipe, M. McCurry a indiqué qu’il était «associé aux éléments réformistes du gouvernement Eltsine». «C’est quelqu’un qui est connu de beaucoup de gens dans notre gouvernement», a-t-il expliqué, dans la mesure où il participait aux travaux de la commission bilatérale que le vice-président américain Al Gore présidait conjointement avec le premier ministre déchu Viktor Tchernomyrdine. Les Etats-Unis, a-t-il dit, examineront «très attentivement» la suite des événements à Moscou. Enfin, dans un communiqué rendu public par la Maison-Blanche, le vice-président Al Gore, qui se trouve à Washington, a affirmé que M. Clinton et lui-même (continueraient) «à travailler étroitement avec le gouvernement russe» pour «soutenir les aspirations de la Russie aux réformes». M. Gore rappelle notamment qu’il a coprésidé pendant cinq ans avec M. Tchernomyrdine cette commission bilatérale et que celle-ci «a accompli beaucoup». Il n’y a toutefois dans son bref communiqué aucun hommage à la personne de l’ancien chef du gouvernement russe. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le président américain Bill Clinton et son entourage, en visite au Ghana, se sont montrés sereins et rassurants après le limogeage surprise du gouvernement russe par le président Boris Eltsine, prédisant que cela n’affecterait pas la politique de Moscou et les relations bilatérales. «Nous ne nous ingérons pas dans les affaires intérieures d’un pays, et en tant que président, il doit constituer (son) gouvernement comme bon lui semble», a déclaré M. Clinton. Il a dit «espérer que la ligne politique d’ensemble (de la Russie) n’en sera pas affectée». Mais, a-t-il immédiatement ajouté, «je n’ai aucune raison de penser que quelque chose de négatif pour le partenariat que nous construisons avec la Russie se produira». Il a précisé ne pas avoir encore parlé avec M. Eltsine. Le conseiller de M. Clinton pour les...