Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Sommet Eltsine-Chirac-Kohl aujourd'hui pour ancrer la Russie à l'Europe

Boris Eltsine, Jacques Chirac et Helmut Kohl se réunissent aujourd’hui dans une forêt au sud de Moscou pour un sommet informel qui doit consacrer symboliquement l’ancrage de la Russie à l’Europe, mais risque d’être dominé par les nouvelles turbulences politiques au Kremlin. La rencontre russo-franco-allemande est organisée dans une ancienne maison de vacances du ministère soviétique de l’Electrification, «Sosnovy Bor», construite en 1953 dans une pinède à 47 kilomètres de Moscou. Les trois dirigeants devaient initialement se retrouver à Ekaterinbourg dans l’Oural, fief de Boris Eltsine qui est né dans la région et y a fait carrière avant de «monter» à Moscou en 1985. Ils devaient notamment se rendre sur la «frontière» entre l’Europe et l’Asie, une ligne marquée par des obélisques à l’ouest d’Ekaterinbourg. Le sommet a été transféré au dernier moment à Moscou, après que les médecins du président russe lui eurent déconseillé de prendre l’avion. Boris Eltsine, qui est âgé de 67 ans et tombe souvent malade, sort d’une infection respiratoire aiguë qui l’a contraint au repos pendant une semaine. La rencontre doit durer deux heures, de 10h00 à midi (07h00 à 09h00 GMT), et MM. Chirac et Kohl seront reçus à déjeuner par M. Eltsine à l’issue d’une conférence de presse conjointe. Ils quitteront Moscou dans l’après-midi. Le retour de Boris Eltsine au Kremlin lundi dernier a été marqué par un séisme politique majeur, apparemment voulu par le président lui-même pour réaffirmer son pouvoir au moment où certains notaient que ses absences passaient presque inaperçues. Le limogeage du premier ministre Viktor Tchernomyrdine, remercié après cinq ans de loyaux services, et de tout son gouvernement, va marquer de son empreinte le sommet, qui se déroule dans une Russie agitée par les spéculations et les manœuvres politiques. «Une affaire interne» Les dirigeants français et allemand vont s’appliquer à minimiser les conséquences des remaniements en cours. Les ministères français et allemand des Affaires étrangères ont d’ores et déjà souligné qu’il s’agissait d’une affaire «interne» et que l’essentiel restait la volonté réaffirmée de M. Eltsine de poursuivre les réformes économiques. Boris Eltsine, de son côté, ne manquera pas d’informer ses collègues des raisons qui l’ont poussé à remercier l’ensemble du gouvernement, et des options possibles pour la formation du nouveau cabinet, selon des sources proches du gouvernement citées mardi par l’agence Interfax. Au chapitre européen, le sommet permettra «de réaffirmer la place et le rôle de la Russie en Europe, sous l’impulsion de la France et de l’Allemagne, qui sont deux pays moteurs de la construction européenne et qui partagent la même approche de ce que doivent être les relations avec la Russie», a déclaré le porte-parole de la présidence française Catherine Colonna. «Cette rencontre a une portée symbolique très forte. Avec d’autres gestes, un tel sommet permet de consacrer la fin de la division de l’Europe, qui a toujours été l’une des préoccupations majeures de la France», a-t-elle ajouté. Au cours du sommet pourront également être abordés l’architecture de sécurité, la mise en œuvre de l’Acte fondateur régissant les relations entre la Russie et l’Otan, la préparation du G8, la situation en Irak, au Proche-Orient et dans le Caucase, et le projet d’Avion de transport militaire du futur (ATF). (AFP)
Boris Eltsine, Jacques Chirac et Helmut Kohl se réunissent aujourd’hui dans une forêt au sud de Moscou pour un sommet informel qui doit consacrer symboliquement l’ancrage de la Russie à l’Europe, mais risque d’être dominé par les nouvelles turbulences politiques au Kremlin. La rencontre russo-franco-allemande est organisée dans une ancienne maison de vacances du ministère soviétique de l’Electrification, «Sosnovy Bor», construite en 1953 dans une pinède à 47 kilomètres de Moscou. Les trois dirigeants devaient initialement se retrouver à Ekaterinbourg dans l’Oural, fief de Boris Eltsine qui est né dans la région et y a fait carrière avant de «monter» à Moscou en 1985. Ils devaient notamment se rendre sur la «frontière» entre l’Europe et l’Asie, une ligne marquée par des obélisques à l’ouest...