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Actualités - Conferences Internationales

Le crime organisé bientôt à l'heure des armes nucléaires et bactériologiques

Le crime organisé pourrait avoir accès «bientôt» aux armes nucléaires et biologiques grâce aux nouvelles technologies et à la mondialisation, ont averti mercredi les experts réunis à Manille pour une conférence sur la «criminalité transnationale». Deux cents délégués représentant 50 pays d’Asie et du Moyen-Orient ont également souligné que les nouvelles technologies de l’information et la tendance à la mondialisation avaient «modernisé» les syndicats du crime qui pouvaient maintenant procéder à leurs agissements et se contacter «dans le cyberespace sans crainte d’être détectés». «Il existe des indications sérieuses montrant que si cette évolution n’est pas combattue, ces syndicats du crime seront capables de continuer à utiliser ces technologies et deviendront capables d’accéder aux armes biologiques et nucléaires», a déclaré Mohammed Abdel Aziz, représentant libyen à la conférence et membre du Centre de prévention du crime international des Nations Unies. Si cela devait arriver, a-t-il poursuivi, ces syndicats deviendraient capables «de saper les gouvernements dans le monde». «Nous n’avons aucune base nous permettant de dire que cela ne peut pas arriver», a pour sa part dit Minoru Shikita, président de la Fondation pour la prévention du crime basée à Tokyo, ajoutant: «Nous devons redoubler d’efforts pour prévenir une telle éventualité». Minoru Shikita a indiqué que beaucoup de gouvernements en Asie étaient «dépassés» par les gangs du crime qui ont accès «à de larges fonds, à une grande puissance de feu et aux outils modernes de communications tels qu’Internet qui leur permettent de mener leurs affaires sans être inquiétés». M. Abdel Aziz a comparé la situation en Asie, avec la crise économique actuelle, à celle des pays d’Europe de l’Est où de nombreux officiels et agents de l’ordre avaient été laissés sans travail au début des années 1990 à la suite de l’effondrement du Rideau de fer. Lutte commune «La seule manière (pour ces officiels) de survivre est de se faire embaucher par les syndicats du crime», a dit M. Abdel Aziz, poursuivant: «Une fois détenteurs d’armes de destruction massive, ces groupements criminels pourront les utiliser comme menace pour saper les gouvernements». Le représentant libyen a observé que les pays du tiers-monde étaient particulièrement vulnérables face au crime organisé en raison de leur manque d’expertise et de fonds. «Le pouvoir des syndicats du crime vis-à-vis des pays en développement est terrible, car ils ont le pouvoir et l’argent», a-t-il ajouté, remarquant que ces pays manquaient aussi de connaissances, de personnel qualifié et des capacités d’enquêter. «Ils deviennent ainsi un terrain aisé à pénétrer pour le crime organisé, et il nous faut équiper ces pays», a conclu le représentant libyen. Un plan d’action de 2,5 millions de dollars sur deux ans pour une étude et une mise à jour des différentes législations nationales en Asie et au Moyen-Orient face aux modes de criminalité modernes a été adopté mercredi à Manille. Les délégués ont aussi passé en revue les problèmes du blanchiment de l’argent sale, des fraudes électroniques et du trafic de drogue, d’armes, de femmes et d’enfants. L’ensemble de l’argent blanchi chaque année dans le monde, ont-ils indiqué, représente 8 pour cent de tous les produits nationaux bruts, soit entre 300 et 400 milliards de dollars. Les délégués à la conférence de Manille ont adopté à l’issue de leurs trois journées de travaux une déclaration commune en faveur d’une «coopération» entre les différents gouvernements pour «combattre la criminalité au-delà des frontières». (AFP)
Le crime organisé pourrait avoir accès «bientôt» aux armes nucléaires et biologiques grâce aux nouvelles technologies et à la mondialisation, ont averti mercredi les experts réunis à Manille pour une conférence sur la «criminalité transnationale». Deux cents délégués représentant 50 pays d’Asie et du Moyen-Orient ont également souligné que les nouvelles technologies de l’information et la tendance à la mondialisation avaient «modernisé» les syndicats du crime qui pouvaient maintenant procéder à leurs agissements et se contacter «dans le cyberespace sans crainte d’être détectés». «Il existe des indications sérieuses montrant que si cette évolution n’est pas combattue, ces syndicats du crime seront capables de continuer à utiliser ces technologies et deviendront capables d’accéder aux armes...