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Actualités - Reportage

Les guerres ont tué 2 millions d'enfants ces 10 dernières années

Deux millions d’enfants sont morts ces dix dernières années, victimes de conflits, selon un rapport de l’UNICEF publié jeudi à Londres pour qui, jamais encore dans l’Histoire, les enfants n’ont eu à supporter une part aussi lourde du fardeau de la guerre. Quatre millions resteront handicapés à vie. Deux autres millions porteront toute leur existence les stigmates de blessures graves. Chaque mois, écrit l’organisation de l’ONU, 800 enfants sont tués ou mutilés par des mines, héritages de conflits parfois terminés depuis plusieurs années, mais qui sont encore plus dévastatrices pour les enfants. Avec la multiplication des guerres civiles et des conflits religieux ou inter-ethniques, les civils sont devenus les principales victimes (90% des morts et blessés) et les enfants sont au premier rang, explique l’UNICEF. Ils représentent 40% des victimes civiles de la décennie écoulée. Les 28 conflits majeurs qui ont été recensés par l’organisation sont des «guerres sales». Les méthodes des guérillas et des terroristes sont la règle, avec leur cortège de massacres de civils. La «notion «d’innocent» n’existe plus. L’ennemi est partout, à partir du moment où il appartient à un groupe ethnique ou religieux», souligne l’UNICEF. «Ainsi, au Rwanda, en Bosnie, au Burundi ou en Algérie, aucune distinction n’a été faite entre l’ennemi homme ou femme, adulte ou enfant. La vulnérabilité des enfants est même parfois utilisée comme un moyen de terroriser plus encore l’adversaire», explique l’UNICEF. Victimes privilégiées des massacres «Lors du conflit des Grands Lacs en Afrique, les enfants les plus jeunes ont été les victimes privilégiées» des massacres. En Bosnie, le viol des jeunes filles était devenu l’une des «armes systématiquement utilisées». Mais plus meurtrière encore que les massacres, c’est d’abord la malnutrition qui tue les enfants durant les conflits, selon l’UNICEF. Dans les pays les plus pauvres, le taux de mortalité infantile est en général multiplié par 25 lorsqu’une guerre éclate. La malnutrition provoquée par la destruction du secteur agricole rend les enfants plus vulnérables à toutes les épidémies, aux maladies respiratoires et à la dysenterie. L’exode est aussi un facteur majeur de mortalité. Cinquante pour cent des 35 millions de réfugiés et «personnes déplacées» qui vivent aujourd’hui loin de leur foyer d’origine, forcés au départ par les conflits, sont des enfants. Dans les camps, le taux de mortalité infantile grimpe de 60%, souligne l’UNICEF. (AFP)
Deux millions d’enfants sont morts ces dix dernières années, victimes de conflits, selon un rapport de l’UNICEF publié jeudi à Londres pour qui, jamais encore dans l’Histoire, les enfants n’ont eu à supporter une part aussi lourde du fardeau de la guerre. Quatre millions resteront handicapés à vie. Deux autres millions porteront toute leur existence les stigmates de blessures graves. Chaque mois, écrit l’organisation de l’ONU, 800 enfants sont tués ou mutilés par des mines, héritages de conflits parfois terminés depuis plusieurs années, mais qui sont encore plus dévastatrices pour les enfants. Avec la multiplication des guerres civiles et des conflits religieux ou inter-ethniques, les civils sont devenus les principales victimes (90% des morts et blessés) et les enfants sont au premier rang, explique...