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Actualités - Chronologie

Israël veut chasser les immigrés pour embaucher à nouveau des palestiniens

Israël veut réduire de plusieurs de dizaines de milliers le nombre de travailleurs immigrés dans les prochaines années, et employer à la place des Palestiniens, a annoncé mercredi le ministre du Travail Eli Yishaï. L’objectif est de ramener d’ici 2005 le pourcentage d’étrangers non-Palestiniens à 1% de la population active, contre 10% aujourd’hui, a expliqué le ministre. Aux 90.000 immigrés disposant actuellement d’un permis de travail en Israël, il faut ajouter plus de 100.000 autres illégaux, selon les estimations du ministère. Depuis trois ans, Israël a fait massivement appel à ces travailleurs, notamment roumains, thaïlandais et philippins, pour remplacer les Palestiniens traditionnellement employés dans le bâtiment et l’agriculture. Israël avait expliqué à l’époque cette substitution en avançant des questions de sécurité, à la suite de plusieurs attentats à la bombe perpétrés sur son territoire par des militants palestiniens. Mais l’arrivée massive de travailleurs immigrés non-juifs dans les centres urbains israéliens a suscité de nombreux problèmes sociaux, qui ont amené Israël à réviser sa politique. «Les travailleurs immigrés représentent une bombe sociale à retardement car ils provoquent la montée de la criminalité, de la prostitution et des mariages mixtes», a affirmé le porte-parole du ministère du Travail, M. Nahum Ido. «C’est pourquoi nous voulons favoriser l’embauche du maximum de Palestiniens», a ajouté le porte-parole. «Nous avons déjà diminué le nombre de permis de 16.000 l’an dernier et nous allons encore réduire ce nombre de 10.000 cette année», a-t-il dit. Les autorités veulent aussi durcir la lutte contre les travailleurs clandestins, en multipliant les expulsions. L’an dernier, 2.768 illégaux ont été contraints de partir, contre 953 en 1996. Lourdes amendes «Nous allons accélérer les procédures d’expulsion, pour les réduire à une dizaine de jours, contre deux à trois mois actuellement», a expliqué M. Ido. Le ministère du Travail a également annoncé que les amendes infligées aux Israéliens qui emploient des illégaux allaient être multipliées par dix, pour atteindre 14.000 dollars par travailleur. En cas de récidive, elles seront encore doublées. M. Yishaï a toutefois reconnu qu’il était difficile de convaincre les patrons israéliens de se passer de la main-d’œuvre étrangère, «moins chère que les Israéliens et les Palestiniens». Selon les estimations israéliennes, un Palestinien employé en Israël gagne, en moyenne, 280 dollars de plus qu’un immigré. «Mais employer des Palestiniens ne peut que favoriser la paix, la stabilité économique et réduire le chômage, facteur de violence en Cisjordanie ou dans la bande de Gaza», a estimé le porte-parole du ministère. Pour satisfaire la demande des chefs d’entreprise, Israël a assoupli le bouclage des territoires, autorisant 5.000 Palestiniens à être employés dans des équipes de nuit en Israël et 30.000 autres à venir travailler même en cas de bouclage strict, imposé de façon routinière après un attentat. Le nombre de Palestiniens de Cisjordanie et Gaza autorisés à travailler en Israël est en constante augmentation depuis quelques mois et dépasse les 50.000 actuellement. Le ministère de la Défense a indiqué, la semaine dernière, que l’objectif était d’atteindre 70.000 dans les mois qui viennent. (AFP)
Israël veut réduire de plusieurs de dizaines de milliers le nombre de travailleurs immigrés dans les prochaines années, et employer à la place des Palestiniens, a annoncé mercredi le ministre du Travail Eli Yishaï. L’objectif est de ramener d’ici 2005 le pourcentage d’étrangers non-Palestiniens à 1% de la population active, contre 10% aujourd’hui, a expliqué le ministre. Aux 90.000 immigrés disposant actuellement d’un permis de travail en Israël, il faut ajouter plus de 100.000 autres illégaux, selon les estimations du ministère. Depuis trois ans, Israël a fait massivement appel à ces travailleurs, notamment roumains, thaïlandais et philippins, pour remplacer les Palestiniens traditionnellement employés dans le bâtiment et l’agriculture. Israël avait expliqué à l’époque cette substitution en...