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Actualités - Chronologie

Cisjordanie : Israël se mobilise contre le projet américain

Israël s’est élevé jeudi contre un projet prêté aux Etats-Unis de publier leur propre plan de relance du processus de paix israélo-palestinien, quelques heures avant l’arrivée au Proche-Orient de l’émissaire américain Dennis Ross. Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a cherché à arrondir les angles en affirmant jeudi devant des journalistes qu’«Israël est prêt à discuter avec les Américains, mais refuse leur plan tel qu’il a été publié par la presse». Il a ajouté vouloir faire preuve de «souplesse sur la nature et la qualité des territoires» qui peuvent être transférés aux Palestiniens en Cisjordanie. Selon le quotidien Washington Post, le président Bill Clinton a d’ores et déjà arrêté sa décision de principe de rendre public son plan «car il est convaincu que les discussions israélo-palestiniennes sont proches de l’effondrement, ce qui menace les intérêts régionaux américains». «Si les Américains publient ce plan, ce sera un coup fatal porté au dialogue direct d’Israël avec les Palestiniens (…) Les parties ne peuvent plus négocier directement dès lors que le médiateur intervient dans leurs discussions», a réagi dans une interview M. David Bar-Illan, porte-parole de M. Netanyahu. M. Nabil Abou Roudeina, porte-parole du président palestinien Yasser Arafat, a indiqué que «les Américains doivent au plus vite publier leur plan de paix». Il a ajouté que le retrait israélien «doit être important, concerner des territoires contigus à ceux déjà contrôlés par l’Autorité palestinienne, et s’accompagner d’un gel total de la colonisation». Israël a par avance rejeté le plan américain qui, selon la presse israélienne, prévoit l’évacuation de 13% de la Cisjordanie, s’ajoutant aux 27% déjà contrôlés, partiellement ou totalement, par l’Autorité de M. Arafat. Le cabinet israélien avait évoqué un retrait militaire conditionnel n’excédant pas 9% de la Cisjordanie. «Ce chiffre a pris en compte des critères de sécurité et des paramètres stratégiques vitaux pour l’Etat», a expliqué M. Bar-Illan. Des terres contiguës Il a cependant souligné qu’Israël pourrait céder «des terres contiguës aux enclaves contrôlées par l’Autorité autonome, d’une qualité autrement plus appréciable que de nouveaux îlots morcelés dans des contrées désertiques». Les projets de retrait prêtés au gouvernement israélien ont cependant d’ores et déjà suscité une levée des boucliers parmi les colons et l’extrême-droite nationaliste. Le Conseil des colonies juives dans les territoires palestiniens a annoncé jeudi qu’il «s’opposera à l’évacuation de la moindre parcelle de Judée-Samarie (Cisjordanie) et de la bande de Gaza». «J’espère que le «Front pour Eretz Israël» (le Grand Israël) réussira à exercer des pressions sur le gouvernement pour empêcher de nouveaux redéploiements militaires», a affirmé le député du Parti Moledet d’extrême-droite, M. Benny Eilon. Ce groupe de pression parlementaire affirme rassembler près d’une vingtaine d’élus sur les 61 que compte la majorité, pour un total de 120 à la Chambre. (AFP)
Israël s’est élevé jeudi contre un projet prêté aux Etats-Unis de publier leur propre plan de relance du processus de paix israélo-palestinien, quelques heures avant l’arrivée au Proche-Orient de l’émissaire américain Dennis Ross. Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a cherché à arrondir les angles en affirmant jeudi devant des journalistes qu’«Israël est prêt à discuter avec les Américains, mais refuse leur plan tel qu’il a été publié par la presse». Il a ajouté vouloir faire preuve de «souplesse sur la nature et la qualité des territoires» qui peuvent être transférés aux Palestiniens en Cisjordanie. Selon le quotidien Washington Post, le président Bill Clinton a d’ores et déjà arrêté sa décision de principe de rendre public son plan «car il est convaincu que les discussions...