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Actualités - Chronologie

Dortmund moins loin du paradis, le Bayern plus près de l'enfer

Dortmund qui rit, Bayern qui pleure. Mercredi, le Borussia s’est sorti d’une situation difficile en se faisant un plaisir d’enfoncer encore plus profondément dans la crise ses grands rivaux de Munich. Si une image, un homme devaient illustrer le quart de finale retour de la Ligue des champions, ce serait Carsten Jancker pleurant au Westfalenstadion sur l’élimination en pleine allégresse jaune et noire. Dans la prolongation, à la 115e minute du match entre les frères ennemis de l’ouest et du sud de l’Allemagne, le colosse au crâne rasé d’un Bayern mené 1 à 0 depuis six minutes manquait la cible à quelques mètres de distance seulement. Comme tant de fois à l’aller. Comme tous ses coéquipiers, qui n’ont plus marqué depuis le 17 février: 545 minutes sans faire vibrer le filet adverse. «Jancker aurait pu se faire un nom», constatait le président Franz Beckenbauer. Et le Bayern de renouer avec une gloire désormais en lambeaux... On a retrouvé Dortmund, mais qu’est devenu le Bayern, qui avait humilié le Paris Saint-Germain 5 à 1 à l’automne. «Nous sommes un des grands d’Europe», paradait à l’époque l’entraîneur Giovanni Trapattoni. Depuis, le Bayern, qui voulait tout rafler, a tout perdu, dans le Championnat d’Allemagne et la Ligue des champions. La Coupe... d’Allemagne «Il nous reste la Coupe d’Allemagne (le Bayern est en finale), lâchait Lothar Matthaeus, mais on avait imaginé les choses différemment». La Coupe? Un lot de consolation. Pour Beckenbauer, l’important était d’assurer l’actuel deuxième rang national pour participer à nouveau à la Ligue des champions, «plus lucrative que la Coupe des coupes». Trapattoni, dont un récent accès de rage public contre ses joueurs est entré dans l’histoire, s’efforçait, comme le président du Bayern, de désamorcer l’explosion annoncée. Mais Beckenbauer, qui avait réclamé la tête de certains, réitérait: «Bien sûr que nous allons nous séparer de joueurs: certains partiront de leur propre gré, d’autres moins». La blessure ne serait pas si douloureuse si elle n’avait été avivée par le concurrent de la Ruhr. L’antagonisme Bayern-Borussia aura contribué à redonner en un soir à Dortmund l’état d’esprit qui l’avait consacré champion d’Europe un an plus tôt. «Le Borussia est de retour», fanfaronnait Andreas Moeller qui ne se privait pas de verser le sel sur les plaies bavaroises. «Nous sommes bel et bien l’équipe des années 90». Même sans éclat, la victoire faisait oublier le marasme des derniers mois. Jusqu’aux demi-finales en tout cas. Car, pour Dortmund, 7e de la Bundesliga, la Ligue des champions a des allures de dernière chance.
Dortmund qui rit, Bayern qui pleure. Mercredi, le Borussia s’est sorti d’une situation difficile en se faisant un plaisir d’enfoncer encore plus profondément dans la crise ses grands rivaux de Munich. Si une image, un homme devaient illustrer le quart de finale retour de la Ligue des champions, ce serait Carsten Jancker pleurant au Westfalenstadion sur l’élimination en pleine allégresse jaune et noire. Dans la prolongation, à la 115e minute du match entre les frères ennemis de l’ouest et du sud de l’Allemagne, le colosse au crâne rasé d’un Bayern mené 1 à 0 depuis six minutes manquait la cible à quelques mètres de distance seulement. Comme tant de fois à l’aller. Comme tous ses coéquipiers, qui n’ont plus marqué depuis le 17 février: 545 minutes sans faire vibrer le filet adverse. «Jancker aurait pu se...