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Actualités - Chronologie

Le Ghana, première étape du président US

Le président Bill Clinton, accueilli par des milliers de personnes brandissant des petits drapeaux des deux pays, a entamé hier au Ghana une visite dans six pays africains censée marquer l’ouverture d’une nouvelle ère dans les relations entre l’Amérique et l’Afrique noire. M. Clinton, le premier président américain à fouler le sol de l’Afrique au sud du Sahara depuis George Bush en décembre 1992, a été accueilli à l’aéroport Kotoka d’Accra par le président Jerry Rawlings, un ancien militaire putschiste d’abord adepte du socialisme et ancien protégé de la Libye du colonel Kadhafi, s’est rallié au camp occidental. A ce titre, M. Rawlings est devenu l’un des leaders africains préférés de Washington et l’un des symboles de cette «nouvelle Afrique» que M. Clinton veut donner en exemple durant son voyage. Air Force One, le Boeing présidentiel, s’est posé comme prévu vers 07h45 (locales et GMT). L’accueil officiel, qui n’a donné lieu à aucun discours, a été marqué par les libations traditionnelles, au cours desquelles un représentant du Conseil des chefs locaux verse un alcool sur le sol au son des tam-tams afin d’attirer les bonnes grâces des esprits. Il s’agissait du premier contact de M. Clinton, leader de la plus grande puissance du monde, avec l’Afrique et ses traditions. Pendant que les deux présidents se saluaient, la «First lady» des Etats-Unis, Hillary Clinton, et son homologue ghanéenne, Nana Rawlings, se sont données l’accolade. Le cortège officiel est ensuite parti pour Accra, où M. Clinton devait avoir un tête-à-tête avec M. Rawlings au château d’Osu, le siège du gouvernement, qui fut il y a plusieurs siècles un fort utilisé pour la traite des Noirs. «Akwaaba» Des deux côtés de la route, des milliers d’habitants de la capitale saluaient en agitant des petits drapeaux des deux pays, dont de très nombreux enfants vêtus d’un uniforme scolaire (short ou jupe marron foncé et chemise ocre). M. Clinton, qui avait un moment plaidé pour que le port de l’uniforme soit rendu obligatoire dans les écoles américaines afin de renforcer la discipline et de lutter contre la violence, a dû apprécier. La journée de lundi n’a pas été décrétée fériée, mais le gouvernement ghanéen a autorisé employés et ouvriers à assister aux festivités, dont le clou devait être un discours de M. Clinton en fin de matinée sur la place de l’Indépendance. Le gouvernement a mis des trains et bus spéciaux à la disposition des habitants de l’intérieur du pays pour remplir la place, qui peut contenir 80.000 personnes. «Pdt Clinton, Akwaaba» (bienvenue en akan, l’une des langues du pays), proclamaient aux principales intersections des affiches montrant les deux chefs d’Etat se serrant la main. La photo, qui date de la visite de M. Rawlings à Washington, témoigne des bonnes relations entre les deux pays. Après le Ghana, M. Clinton sera mardi et mercredi en Ouganda, ainsi qu’au Rwanda, puis en Afrique du Sud, au Botswana et enfin au Sénégal, d’où il partira pour Washington le 2 avril. Le principal objectif de la tournée est de montrer aux Africains, mais aussi aux Américains, que Washington est décidée à prendre les pays d’Afrique noire au sérieux, après des décennies d’indifférence, et à les traiter en partenaires plutôt que comme des assistés. «Trade, not aid» (le commerce, pas l’assistance) est désormais le mot d’ordre à Washington. Avec sa politique économique ultra-libérale qui en fait l’un des meilleurs «élèves» du Fonds monétaire international (FMI), le Ghana de Rawlings avait tous les atouts pour servir de cadre au lancement de cette tournée que M. Clinton veut historique. (AFP)
Le président Bill Clinton, accueilli par des milliers de personnes brandissant des petits drapeaux des deux pays, a entamé hier au Ghana une visite dans six pays africains censée marquer l’ouverture d’une nouvelle ère dans les relations entre l’Amérique et l’Afrique noire. M. Clinton, le premier président américain à fouler le sol de l’Afrique au sud du Sahara depuis George Bush en décembre 1992, a été accueilli à l’aéroport Kotoka d’Accra par le président Jerry Rawlings, un ancien militaire putschiste d’abord adepte du socialisme et ancien protégé de la Libye du colonel Kadhafi, s’est rallié au camp occidental. A ce titre, M. Rawlings est devenu l’un des leaders africains préférés de Washington et l’un des symboles de cette «nouvelle Afrique» que M. Clinton veut donner en exemple durant son...