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Actualités - Chronologie

Souhaits, critiques modérées ou pessimisme Prudence de rigueur dans le monde arabe

Le monde arabe a continué lundi de réagir avec prudence à l’accord de Wye Plantation que le président palestinien Yasser Arafat a tenté de promouvoir ces derniers jours auprès de plusieurs capitales. En Arabie Séoudite, où est arrivé dans la soirée le leader palestinien, le roi Fahd a exprimé l’espoir que l’accord signé vendredi à Washington marquerait «le début d’une nouvelle étape menant à une paix juste et globale pour tous les pays de la région» du Proche-Orient. Il a en outre dénoncé les «agissements irresponsables d’Israël», exprimant ainsi son scepticisme quant à une application sans faille du texte. La Tunisie et le Maroc ainsi que l’Algérie, trois pays du Maghreb que M. Arafat vient de visiter pour informer leurs dirigeants des détails de l’accord de Wye Plantation, gardent toujours le mutisme sur l’accord israelo-palestinien, qui met un terme à 19 mois d’impasse du processus de paix. Craintes L’égypte, premier Etat arabe à avoir signé un accord de paix avec Israël, reste également prudente: le président Hosni Moubarak, qui n’a pas été associé comme le roi Hussein de Jordanie aux tractations de Wye Plantation, a estimé que «l’important était de mettre l’accord en application» et appelé ses signataires à «faire montre de bonne foi». Le ministre syrien des Affaires étrangères Farouk al-Chareh, dont le pays est opposé aux accords d’Oslo, a fait part de son pessimisme concernant l’établissement de la paix au Proche-Orient. «Une paix juste et globale ne s’est pas encore réalisée, de nombreux accords ont pu être conclus mais la paix n’existe toujours pas. Au contraire, la situation n’incite pas à l’optimisme», a déclaré M. Chareh. À Bagdad, le parti Baas au pouvoir en Irak a dénoncé l’accord, affirmant que «ce marché (...) a poussé la cause palestinienne et le conflit israélo-arabe à un croisement dangereux». Aux émirats arabes unis, la presse a aussi exprimé lundi la crainte que cet accord ne mène à un conflit inter-palestinien, les forces palestiniennes étant tenues de lutter contre le terrorisme. «Pour les détracteurs de l’accord, le président palestinien Yasser Arafat lance une guerre pour le compte d’Israël contre le Hamas et le Jihad islamique», a notamment écrit le quotidien Al-Bayane. Les mêmes craintes ont été exprimées par six formations de l’opposition palestinienne basées à Damas, qui ont affirmé que l’accord de Wye Plantation «semait les graines de la guerre civile» dans la société palestinienne. Le Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP, de Nayef Hawatmeh) a demandé à l’Autorité palestinienne de «rejeter» les conditions de sécurité israéliennes «pour empêcher l’éclatement de guerres internes palestiniennes, recherchées par la droite israélienne». Le Koweit et le Qatar, qui ont favorablement accueilli l’accord de Wye Plantation, ont toutefois exprimé l’espoir qu’il puisse débloquer les volets syrien et libanais du processus de paix avec Israël. L’Iran a pour sa part dénoncé l’accord de Wye Plantation que le président Mohammad Khatami a jugé «contraire aux intérêts du peuple palestinien et préjudiciable aux nations arabes indépendantes».
Le monde arabe a continué lundi de réagir avec prudence à l’accord de Wye Plantation que le président palestinien Yasser Arafat a tenté de promouvoir ces derniers jours auprès de plusieurs capitales. En Arabie Séoudite, où est arrivé dans la soirée le leader palestinien, le roi Fahd a exprimé l’espoir que l’accord signé vendredi à Washington marquerait «le début d’une nouvelle étape menant à une paix juste et globale pour tous les pays de la région» du Proche-Orient. Il a en outre dénoncé les «agissements irresponsables d’Israël», exprimant ainsi son scepticisme quant à une application sans faille du texte. La Tunisie et le Maroc ainsi que l’Algérie, trois pays du Maghreb que M. Arafat vient de visiter pour informer leurs dirigeants des détails de l’accord de Wye Plantation, gardent toujours le...