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Actualités - Chronologie

Graves erreurs de l'Occident, selon un député francais

L’Occident a «commis de graves erreurs» dans ses conseils à la Russie dans son processus de réforme, estime le député socialiste Jean-Louis Bianco, qui a effectué une mission d’information dans ce pays au mois de septembre pour le compte de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale. Lors de la présentation de son rapport mercredi à la commission, M. Bianco, dont les propos sont cités vendredi dans un compte-rendu officiel, souligne que, «aujourd’hui, les Russes et de nombreux experts estiment qu’il aurait d’abord fallu construire un État, élaborer une fiscalité et lutter contre le oligarchies». «L’occident a commis de graves erreurs dans ses conseils à la Russie en souscrivant à deux affirmations: la marché supposerait des privatisations et conduirait nécessairement à la démocratie», poursuit le député des Alpes-de-Haute-Provence, qui préside le groupe d’amitié France-Russie. Selon lui, les privatisations «ont échoué car elles n’étaient pas encadrées par une législation adaptée», et ont été réalisées «selon une logique purement financière, sans restructuration préalable, et ont donné lieu à des malversations». Lors de cette mission du 8 au 10 septembre à Moscou, M. Bianco était accompagné du député RPR de la Manche René André. «Notre conviction est que les pays occidentaux doivent réviser leur jugement sur l’état de ce pays afin d’être prêts à jouer un rôle stabilisateur dans la période qui s’annonce», écrivent MM. Bianco et André dans leur rapport. «L’expression “démocratie” aux yeux de l’opinion est devenue synonyme de corruption, désordre et faillite, mais l’attachement aux libertés et aux mécanismes concrets de la démocratie reste fort dans le discours qui nous a été tenu par les dirigeants politiques, par les experts et par les journalistes russes», relèvent les deux députés. Il appartient à la Russie de définir une nouvelle politique économique «mais il faut s’attendre à ce que les autorités reviennent à un certain dirigisme, du moins provisoirement, et qu’elles bannissent de leur langage un réformisme incantatoire qui excède l’opinion», selon le rapport. «L’Occident ne doit pas redouter ou diaboliser ce réajustement avant d’en apprécier l’exacte portée concrète (...). La nouvelle équipe devra trouver la confiance du peuple russe et pas seulement celle du FMI. Elle devra aussi incarner l’autorité de l’État, malmenée par les oligarchies et par un fédéralisme déséquilibré», concluent MM. Bianco et André.
L’Occident a «commis de graves erreurs» dans ses conseils à la Russie dans son processus de réforme, estime le député socialiste Jean-Louis Bianco, qui a effectué une mission d’information dans ce pays au mois de septembre pour le compte de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale. Lors de la présentation de son rapport mercredi à la commission, M. Bianco, dont les propos sont cités vendredi dans un compte-rendu officiel, souligne que, «aujourd’hui, les Russes et de nombreux experts estiment qu’il aurait d’abord fallu construire un État, élaborer une fiscalité et lutter contre le oligarchies». «L’occident a commis de graves erreurs dans ses conseils à la Russie en souscrivant à deux affirmations: la marché supposerait des privatisations et conduirait nécessairement à la...