Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

La famille Kennedy s'oppose à la vente des souvenirs de JFK

Les enfants de l’ancien président américain John Kennedy et de sa femme Jackie sont sortis de leur réserve habituelle pour s’opposer à la vente selon eux «honteuse» de souvenirs du président assassiné, prévue aujourd’hui et demain à New York. La vente a déjà suscité des controverses quant à l’authenticité de certains lots et à la valeur historique d’autres, réclamés par les Archives nationales américaines. John F. Kennedy Jr et Caroline Schlossberg se sont dit, dans un communiqué diffusé lundi soir par la Bibliothèque Kennedy de Boston, «extrêmement tristes» que feu la secrétaire de leur père, Evelyn Lincoln, ait «mis à profit sa position» pour «abuser de la confiance du public et de la famille». Dans un communiqué séparé, le président de la Bibliothèque Kennedy, Paul Kirk, a dénoncé la «cupidité honteuse» des dizaines de particuliers qui ont mis aux enchères des souvenirs du président. La majorité des quelque 600 objets ayant appartenu à John F. Kennedy, qui doivent être dispersés par la petite maison d’enchères new-yorkaise Guernsey’s, ont été amassés par Mlle Lincoln, secrétaire de JFK, de son entrée au Sénat en 1953 à son assassinat en 1963. Un de ses amis, Robert White, collectionneur de Baltimore (Maryland) qui possède plus de 100.000 objets liés au président assassiné, en a hérité à sa mort il y a trois ans et en revend une partie pour, dit-il, obtenir des fonds afin de créer un musée. Mlle Lincoln «n’a jamais possédé la grande majorité des objets que M. White a reçus d’elle et ni lui ni Guernsey’s n’ont le droit de les vendre», ont déclaré les enfants Kennedy, sous-entendant ainsi la possibilité d’une action en justice. «Ils appartiennent à notre famille, à l’Histoire et au peuple américain», ont-ils poursuivi, indiquant que les négociations avaient commencé de longue date avec M. White. Les enfants Kennedy ont précisé qu’ils retireraient leur opposition à cette vente, «aussi choquante qu’elle soit», si M. White rendait certains objets historiques ou personnels. Parmi ces derniers figurent des lots vedettes de la vente, comme la montre Cartier que portait JFK lors de son assassinat à Dallas, estimée entre 500.000 et un million de dollars. Le directeur de Guernsey’s Arlan Ettinger n’était pas joignable mardi matin. Il avait déclaré lundi au «New York Times» que les négociations avec les Archives nationales, qui réclamaient notamment des carnets de notes de JFK, étaient en passe d’aboutir. Il indiquait par ailleurs que les discussions se poursuivaient avec les enfants Kennedy, mais jugeait «ridicule» que la famille prétende ignorer la quantité de souvenirs que Mlle Lincoln avait gardés. Au total, M. Ettinger estimait la vente à environ trois millions de dollars. Les souvenirs de Jackie il y a deux ans chez Sotheby’s à New York avaient réalisé 3,4 millions de dollars pour une estimation initiale de 4,6 millions, mais «la foudre ne frappera peut-être pas deux fois», avait déclaré M. Ettinger. (AFP)
Les enfants de l’ancien président américain John Kennedy et de sa femme Jackie sont sortis de leur réserve habituelle pour s’opposer à la vente selon eux «honteuse» de souvenirs du président assassiné, prévue aujourd’hui et demain à New York. La vente a déjà suscité des controverses quant à l’authenticité de certains lots et à la valeur historique d’autres, réclamés par les Archives nationales américaines. John F. Kennedy Jr et Caroline Schlossberg se sont dit, dans un communiqué diffusé lundi soir par la Bibliothèque Kennedy de Boston, «extrêmement tristes» que feu la secrétaire de leur père, Evelyn Lincoln, ait «mis à profit sa position» pour «abuser de la confiance du public et de la famille». Dans un communiqué séparé, le président de la Bibliothèque Kennedy, Paul Kirk, a dénoncé la...