Deux bombes à retardement aux sièges du Borussia Dortmund et du Bayern Munich n’attendent pour exploser que le résultat du quart de finale retour de la Ligue des champions entre les grands rivaux allemands, mercredi à Dortmund. Après le 0-0 de l’aller, un but suffit à l’un ou à l’autre. Mais il vaut cher pour les antagonistes qui se sont partagé les honneurs allemands ces dernières saisons, mais ne couvent plus leur crise. Cher pour le Borussia surtout. Le détenteur de la Ligue des champions n’est que septième de la Bundesliga, à six points d’une place qualificative pour la coupe de l’UEPA. Le Bayern est qualifié pour la finale de la coupe d’Allemagne. Mais même ce trophée paraîtrait indigne de son rang à un club qui (comme Dortmund) aspire aux sommets européens et aux mannes financières qui s’en déversent. Pour le Bayern, seuls comptent championnat et Ligue des champions. Mais le club bavarois a abandonné tout espoir de remporter un 15e titre national et les deux points qui séparent sa 2e place en Bundesliga de la 3e occupée par Leverskusen sont loin de garantir une participation à la prochaine Ligue des champions. De défaillances individuelles en faillites collectives, les coéquipiers de Juergen Kohler (Dortmund) comme ceux de Lothar Matthaeus ont le dos au mur. Comme leurs entraîneurs respectifs, les Italiens Nevio Scala et Giovanni Trapattoni, malgré le soutien affirmé par leur direction. Le président du Borussia Gerd Niebaum a annoncé mardi des conséquences personnelles pour les joueurs: «Le club a besoin d’un nouveau départ, d’une équipe qui a faim et ne vit pas sur son passé». «Pour les joueurs, il y va mercredi de leur emploi» la saison prochaine, a abondé Scala. Les Bavarois sont encore sous le choc des irruptions de la semaine passée: de Trapattoni, dont l’accès de rage fera date, et du président Franz Beckenbauer. N’empêche, après trois défaites consécutives en Bundesliga (une première depuis 1991/92), le Bayern, incapable de marquer pour le quatrième match d’affilée, s’est contenté d’un nul 0-0 samedi contre Bochum. Mercredi, les professionnels de Dortmund devront «se battre, se battre et encore se battre, comme jamais dans leur existence», a harangué Joerg Heinrich. Ceux du Bayern devront surmonter leurs maux, tels Matthaeus (nerf dorsal coincé) ou encore Thomas Helmer et Carsten Jancker (douleurs au genou et au dos), beaucoup plus incertains. Touché à la cheville, Mario Basler a déclaré forfait; Dortmund disposera pour sa part de tout son effectif, hormis les blessés au long cours, Matthias Sammer et Ibrahim Tanko. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Deux bombes à retardement aux sièges du Borussia Dortmund et du Bayern Munich n’attendent pour exploser que le résultat du quart de finale retour de la Ligue des champions entre les grands rivaux allemands, mercredi à Dortmund. Après le 0-0 de l’aller, un but suffit à l’un ou à l’autre. Mais il vaut cher pour les antagonistes qui se sont partagé les honneurs allemands ces dernières saisons, mais ne couvent plus leur crise. Cher pour le Borussia surtout. Le détenteur de la Ligue des champions n’est que septième de la Bundesliga, à six points d’une place qualificative pour la coupe de l’UEPA. Le Bayern est qualifié pour la finale de la coupe d’Allemagne. Mais même ce trophée paraîtrait indigne de son rang à un club qui (comme Dortmund) aspire aux sommets européens et aux mannes financières qui s’en...