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Actualités - Chronologie

Nouvelle initiative du pouvoir mexicain pour régler la crise du Chiapas

Lançant un appel à la reprise des négociations, le ministre de l’Intérieur, Francisco Labastida, a annoncé que le texte rédigé par le président Ernesto Zedillo traitait les demandes des Indiens et serait soutenu par une amélioration des services sociaux dans cet Etat appauvri du sud du Mexique. «Le Mexique est un pays de lois et d’institutions. C’est le chemin que nous devons emprunter. L’alternative serait la violence, l’anarchie et le chaos», a-t-il dit dans un message à la nation. Mais l’opposition parlementaire a rejeté cette initiative. Enveloppés dans des drapeaux mexicains et brandissant des banderoles, des dirigeants de l’opposition ont accusé Zedillo de revenir sur les accords conclus avec l’Armée zapatiste de libération nationale. Marcelino Diaz, un Indien élu député sous les couleurs du Parti de la révolution démocratique (PRD), a annoncé qu’il entamait une grève de la faim illimitée pour protester contre la politique gouvernementale au Chiapas. Les négociations, engagées peu après le soulèvement armé des Zapatistes, le 1er janvier 1994, ont abouti en février 1996 aux accords dits de San Andres Larrainzar. Mais ils ne sont jamais entrés en application et les pourparlers de paix sont rompus depuis. L’annonce du gouvernement a pris par surprise les parlementaires et la Commission pour la concorde et la pacification (COCOPA). Mais Francisco Labastida, nommé à la tête du ministère de l’Intérieur après le massacre par des paramilitaires de 45 Indiens dans le village d’Acteal, a assuré que ce projet mettrait fin aux injustices qui ont présidé à l’insurrection zapatiste. Le texte comporte un renforcement des droits des communautés indiennes, reconnaît leur autonomie en matière de structures politiques et protège leur identité culturelle, a-t-il dit. Il autoriserait les Indiens à diriger leurs propres médias, garantirait l’impartialité des tribunaux, accorderait la possibilité de redéfinir les limites géographiques des entités politiques et reconnaîtrait le droit collectif des communautés à accéder aux ressources naturelles du territoire. «De même qu’il faut être deux pour faire la guerre, il faut être deux pour faire la paix», a conclu Labastida. (Reuters)
Lançant un appel à la reprise des négociations, le ministre de l’Intérieur, Francisco Labastida, a annoncé que le texte rédigé par le président Ernesto Zedillo traitait les demandes des Indiens et serait soutenu par une amélioration des services sociaux dans cet Etat appauvri du sud du Mexique. «Le Mexique est un pays de lois et d’institutions. C’est le chemin que nous devons emprunter. L’alternative serait la violence, l’anarchie et le chaos», a-t-il dit dans un message à la nation. Mais l’opposition parlementaire a rejeté cette initiative. Enveloppés dans des drapeaux mexicains et brandissant des banderoles, des dirigeants de l’opposition ont accusé Zedillo de revenir sur les accords conclus avec l’Armée zapatiste de libération nationale. Marcelino Diaz, un Indien élu député sous les couleurs du...