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Actualités - Reportage

Zakia Bouaziz fière des réformes en Tunisie

Neurophysiologiste et psychophysiologiste, professeur d’université, vice-doyen de la faculté des Sciences humaines et sociales de Tunis elle est, dans son pays, PDG du CREDIF, le Centre de recherche, de documentation et d’information sur la femme doublé, récemment, d’une mission de formation. Il s’agit de la première institution du genre dans la région. Le CREDIF assure quatre types de formation: — Un enseignement des sciences documentaires, dont bénéficie la Tunisie, bien sûr, mais aussi le Maroc et l’Algérie en premier. — Un programme «population et de développement». — Des séminaires annuels destinés aux pays francophones, avec un voyage d’études auquel participent des cadres assumant un poste de décision. — Enfin, couronnement des efforts de ce centre, l’institution d’une chaire de l’UNESCO sur la condition de la femme qui place le CREDIF au niveau d’un centre universitaire. Cette chaire a été créée dans le cadre de la coopération Nord-Sud, Sud-Sud, la Tunisie étant dotée de la structure nécessaire pour faire bénéficier de cette formation les pays francophones en voie de développement, avec un système de traduction simultanée allant jusqu’à quatre langues. Cette année, placée sous le thème «Femme et changement», 12 conférencières internationales (Tunisie, Irak, Etats-Unis, Nicaragua, Californie, France, Canada etc...) interviendront au CREDIF au rythme d’une intervention par mois. D’autre part le CREDIF a établi des contacts d’études et de recherches avec plusieurs pays (France, Canada, Belgique) en matière de santé, communication, image de la femme et bien d’autres sujets concernant essentiellement la femme. Zakia Bouaziz qui représentait son pays à cette rencontre des Femmes de la Méditerranée, considère que les droits de la femme différent beaucoup d’un pays à l’autre dans la région arabo-musulmane, «du moins les pays avec lesquels on devrait comparer le code du statut personnel. Nous sommes nettement en avance de ce côté-là en Tunisie. Les réformes entreprises en 56 par le président Bourguiba constituaient déjà une révolution par rapport au monde arabo-musulman. Les réformes d’aujourd’hui, voulues par le Chef de l’Etat actuel, sont encore plus audacieuses. Si en 56 la répudiation était bannie, le divorce légal institué, la femme retrouvant son honneur, aujourd’hui les amendements touchent la vie au quotidien». En effet, la femme tunisienne est libérée de l’assujettissement à l’homme. Le respect mutuel est imposé et elle participe activement à la vie de la famille même du point de vue financier. Elle a d’autre part le droit d’être tutrice de ses enfants, sortir, entreprendre une activité commerciale ou autre. A son avis, les pays qui connaissent le plus de problèmes dans ce sens sont l’Algérie, le Maroc, mais surtout l’Egypte qui pratique encore l’excision, «procédé inhumain et barbare. J’ignore comment cela se passe en Libye. En Tunisie», poursuit Aziza Bouaziz, «la femme est perçue à sa juste valeur parce que c’est une volonté politique. Et puis, nous ne faisons pas de féminisme, mais une approche scientifique de la condition féminine.. Nous n’avons pas beaucoup de ressources naturelles, c’est pourquoi nous misons sur celles humaines, et la promotion de la femme se trouve au coeur de la stratégie d’un développement réfléchi par les autorités».
Neurophysiologiste et psychophysiologiste, professeur d’université, vice-doyen de la faculté des Sciences humaines et sociales de Tunis elle est, dans son pays, PDG du CREDIF, le Centre de recherche, de documentation et d’information sur la femme doublé, récemment, d’une mission de formation. Il s’agit de la première institution du genre dans la région. Le CREDIF assure quatre types de formation: — Un enseignement des sciences documentaires, dont bénéficie la Tunisie, bien sûr, mais aussi le Maroc et l’Algérie en premier. — Un programme «population et de développement». — Des séminaires annuels destinés aux pays francophones, avec un voyage d’études auquel participent des cadres assumant un poste de décision. — Enfin, couronnement des efforts de ce centre, l’institution d’une chaire de...