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Actualités - Chronologie

La physionomie des marchés Légère détente du dollar à Beyrouth

Le dollar s’est apparemment détendu, hier, sur le marché des changes de Beyrouth, consécutivement à l’abaissement par la Banque du Liban (B.D.L.) de son taux d’intervention «symbolique» à la vente de 1515,50 à 1515,00 L.L., tout en maintenant son taux réel à l’achat en l’état à 1502,00 L.L., pour le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1508,50 L.L. contre 1508,75 L.L., depuis mardi dernier, en léger repli d’un quart de livre. Pourtant, malgré l’abondance de l’offre, le dollar continuait à être négocier sur le marché interbancaire au bas de la fourchette d’intervention de la B.D.L., maintenu à 1502,00 L.L., soit entre 1501,75 et 1502,25 L.L. et très rarement en dehors de celle-ci, en l’absence d’intérêts particuliers à l’achat, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait atteint quelque 35 millions de dollars, entièrement absorbés par la B.D.L. à 1502,00 L.L., comme la veille. Accès de faiblesse du dollar à l’étranger À l’étranger, le dollar a évolué à la baisse face aux autres principales devises sur des marchés particulièrement prudents, les cambistes faisant toujours preuve d’appréhension après l’extrême volatilité qu’ils ont connue une semaine auparavant. De fait, les opérateurs ne se sont pas toujours remis des émotions qui avaient accompagné les liquidations sauvages de la part des fonds spéculatifs (hedge funds), estimant que les marchés ne sont pas encore à l’abri de nouvelles ventes massives de dollars par des fonds endettés par la récente crise des marchés émergents. Dans ce contexte, le deutsche mark s’est à nouveau apprécié, encouragé par des déclarations rassurantes du président de la Bundesbank, Hans Tietmeyer, sur la santé et l’avenir des investissements dans la zone euro. Celui-ci a exclu un danger de récession dans cette zone et a éloigné l’éventualité d’une baisse de taux en Allemagne évoquée la veille par certains membres de la Banque centrale germanique. Cela d’autant que les marchés apprenaient hier, d’un des sept gouverneurs de la Réserve fédérale américaine (Fed), Roger Ferguson, que la crise mondiale et ses retombées sur les marchés financiers aux États-Unis vont continuer à constituer des défis considérables pour l’économie américaine et les responsables monétaires. Et d’ajouter que la Fed devait être vigilante à tout signe de contraction de la demande outre sa surveillance pour éviter toute reprise de l’inflation. Cela étant, les marchés n’ont pas réagi au dernier rapport mensuel de la Banque du Japon publié hier, avertissant que la situation économique continuait à se détériorer au Japon et qu’aucune amélioration n’était à attendre dans l’immédiat. Il en est de même de l’annonce d’une hausse des 0,3% des prix à la production aux États-Unis le mois dernier contre une baisse de 0,4% en août et d’une augmentation de 2 000 personnes du nombre des demandeurs d’allocations-chômage la semaine dernière, reflétant quelques signes inflationnistes et un ralentissement économique. Eu égard à toutes ces considérations, le dollar s’est partout orienté à la baisse, se négociant à New York, comme suit: – 1,7080 pour un sterling contre 1,7055, la veille. – 1,6170 D.M. contre 1,6425. – 5,4215 F.F. contre 5,5060. – 1,3165 F.S. contre 1,3360. – 1614,30 lires contre 1626,00. – 116,25 yen contre 118,95. Bourse de Beyrouth: sous le signe de la banque Audi Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a fonctionné, hier, sous le signe de la hausse de la banque Audi, le restant de la cote étant stable. En effet, l’indice général L.I.S.P.I. a augmenté de 0,27% à 87,80 points, ainsi que l’indice partiel L.I.B.X. des valeurs bancaires de 0,44% à 193,31 points. Pourtant, à Londres, les certificats de dépôt (G.D.R.) liés aux actions «A» de Solidere se sont négociés à la baisse entre 10,65 et 11,10 dollars. Wall Street: en forte hausse À Wall Street, la tendance est restée à la hausse hier, sous l’impulsion des valeurs de la haute technologie sous la conduite de «Intel» qui a publié des résultats trimestriels meilleurs que prévu. La publication de statistiques sur les ventes et les stocks des entreprises aux États-Unis ainsi que sur les prix à la production, relançant un peu plus le débat sur l’opportunité d’assouplir la politique monétaire de la Fed, ne devait en rien entamer la bonne orientation de la cote américaine. Cela d’autant qu’il ne semblait plus forcément une urgence de baisser les taux pour soutenir la croissance économique avec l’apparition de quelques signes inflationnistes. Cela étant, et dans l’attente de la publication aujourd’hui des chiffres des prix à la consommation, nombre d’investisseurs continuaient à se ruer sur des actifs américains, faisant bondir l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles d’un plus bas à 7 920,12 points à un plus haut à 8 347,76 points, avant d’afficher en pré-clôture 8 299,10 points, en hausse de 330,32 points sur la veille. Paris: quasiment inchangée La Bourse de Paris est quasiment inchangée jeudi à l’issue d’une séance de nouveau très volatile mais où la confiance paraît revenir. Le marché regorge de nouveau d’histoires spéculatives qui contribuent à la fermeté de plusieurs secteurs. Il bénéficie du sentiment que les taux en Europe devraient baisser en cas de besoin. Mais le recul du dollar qui se traitait en fin de séance à 5,45 FF et le besoin de souffler après la hausse de 400 pts des derniers jours ont a contrario pesé sur la cote. Le CAC 40, pris entre ses éléments contradictoires, a terminé en hausse de 0,04% à 3 362,26 pts après avoir varié de 100 pts. «Il y a un parfum de spéculation qui repart, c’est plutôt bon signe», a commenté un sales trader en faisant référence aux spéculations qui entourent le secteur bancaire, le secteur des SSII et la distribution. Des intervenants mettent en garde cependant contre une progression trop rapide du marché. «Je trouverais raisonnable que le marché revienne dans la zone 3 500/3 600. Mais je trouverais aussi raisonnable qu’il prenne un temps d’arrêt pour prendre la mesure des inquiétudes sur l’année 1999», a déclaré ainsi Christian Rabeau, responsable des allocations d’actifs chez Axa Investment Managers Paris. Londres: en légère hausse La Bourse de Londres a clôturé en légère hausse jeudi au terme d’une des séances les plus calmes de ces dernières semaines dans un contexte de ralentissement économique mais aussi d’espoir de baisse des taux d’intérêt. L’indice Footsie des cent principales valeurs a clôturé en hausse de 17,9 points à 5 056,3 points, soit 0,36%. Bénéficiant d’un soutien mesuré de Wall Street, les valeurs britanniques ont progressé pour la deuxième séance consécutive malgré la perspective d’un fort ralentissement de la croissance au Royaume-Uni. Le gouverneur de la Banque d’Angleterre a souligné devant une commission parlementaire l’impact important du contexte international négatif sur l’économie intérieure mais a estimé qu’une récession mondiale devrait être évitée. Francfort: clôture sur un mieux de 0,47% La Bourse de Francfort a pris 0,47% jeudi, l’indice X-DAX des 30 valeurs vedettes traitées au marché électronique XETRA atteignant 4 391,64 points, malgré un repli du dollar. Les deux-tiers des transactions de Francfort transitent sur le XETRA, surtout celles des donneurs d’ordre étrangers. Au parquet, où passent plutôt les investisseurs allemands, l’indice DAX a fini en hausse de 1,86% à 4 399,05 points, sous son plus haut du jour (4 435,32 points). Ferme dans la matinée, la Bourse allemande a eu un accès de faiblesse à cause de l’ouverture en baisse de Wall Street. Puis, elle a suivi le mouvement de reprise opéré par le Dow Jones. Un courtier se flattait d’avoir reçu des ordres d’achats, mais restait méfiant, relevant que le DAX a beaucoup regagné en une semaine. L’arrivée à échéance du marché à terme Eurex a fait que les investisseurs ont les yeux rivés la barre des 4 400 points. La devise américaine a été fixée à la mi-journée à 1,6370 DM sur le marché des changes de Francfort, contre 1,6410 la veille, un fléchissement particulièrement nocif aux groupes exportateurs comme l’automobile et la chimie. Tokyo: en baisse La Bourse de Tokyo a clôturé la journée jeudi sur une perte de 0,6%, l’indice Nikkei cédant 75,36 points à 12 995,37 points, les investisseurs demeurant inquiets quant aux perspectives économiques du Japon. Le Parlement devrait donner son feu vert définitif à un vaste plan de recapitalisation des banques aujourd’hui, au dernier jour de la session parlementaire. Le gouvernement aura alors la faculté de puiser dans un paquet de 60 000 milliards de yens (510 milliards de dollars) de fonds publics pour renflouer les banques fragiles mais saines et liquider les mauvaises créances des banques faillies. Les investisseurs demeurent néanmoins sceptiques sur l’efficacité de ce programme. Certains craignent que la crise bancaire ne retarde l’adoption de nouvelles mesures de stimulation de l’économie. «Les investisseurs vont continuer d’observer le débat parlementaire sur les projets de lois bancaires», a indiqué un courtier de Kyoritsu Securities. «Mais l’inquiétude perdure sur le fait qu’une autre session parlementaire ne puisse avoir lieu d’ici la fin de l’année, ce qui aura pour effet de reporter la discussion sur des mesures de relance supplémentaires», a-t-il expliqué. L’indice Nikkei est tombé en séance jusqu’à 12.892,96 points avant de se redresser un peu à l’approche de la clôture.
Le dollar s’est apparemment détendu, hier, sur le marché des changes de Beyrouth, consécutivement à l’abaissement par la Banque du Liban (B.D.L.) de son taux d’intervention «symbolique» à la vente de 1515,50 à 1515,00 L.L., tout en maintenant son taux réel à l’achat en l’état à 1502,00 L.L., pour le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1508,50 L.L. contre 1508,75 L.L., depuis mardi dernier, en léger repli d’un quart de livre. Pourtant, malgré l’abondance de l’offre, le dollar continuait à être négocier sur le marché interbancaire au bas de la fourchette d’intervention de la B.D.L., maintenu à 1502,00 L.L., soit entre 1501,75 et 1502,25 L.L. et très rarement en dehors de celle-ci, en l’absence d’intérêts particuliers à l’achat, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes...