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Actualités - Chronologie

Trois scénarios : frapper , désactiver ou surseoir

L’Otan continuait mercredi à se préparer à d’éventuelles frappes en Yougoslavie, tout en cherchant à définir sa place dans le système de vérification des engagements de Belgrade qui va être établi au Kosovo par l’OSCE. Les alliés entendent continuer à maintenir leur menace d’une intervention armée jusqu’à l’expiration du délai de 4 jours accordé au président Milosevic et plusieurs avions de combat de pays membres de l’Otan (du Portugal, d’Allemagne, de France) viennent de gagner l’Italie tandis que des navires devaient franchir mercredi le canal d’Otrante, qui permet l’accès à la mer Adriatique, selon des sources concordantes. L’Otan a prévu une force de quelque 430 avions pour mener le cas échéant une opération aérienne, dont 60% sont fournis par les États-Unis. À la veille de l’expiration du délai, les 16 membres de l’Otan devront décider de la posture de leur organisation. Une réunion du Groupe de contact (États-Unis, Russie, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie), prévue jeudi, devrait permettre de clarifier la future orientation de l’Alliance militaire. Trois scénarios sont envisagés au siège de l’Otan, où l’on souligne le caractère «politique» d’une future décision qui pourrait intervenir vendredi, sans préciser les critères qui seront retenus: – le Conseil ne dit rien et le tir d’une salve de missiles de croisière sur des cibles militaires serbes intervient à tout moment à partir de samedi 02h00 (vendredi 00h00 GMT); – le Conseil décide de «désactiver» son ordre: les navires et les avions regagnent leurs bases d’origine. Les missiles de croisière sont «déprogrammés»; – le Conseil décide de «prolonger» le délai suspensif d’exécution qui accompagne son ordre. La prolongation peut être illimitée ou précise. Les militaires continuent à se préparer. Prenant en compte les avancées réalisées par l’émissaire américain Richard Holbrooke dans ses négociations avec Belgrade, l’Otan a commencé mercredi à travailler sur son éventuelle participation à un mécanisme de vérification au Kosovo. Si l’OSCE va endosser la responsabilité principale d’une mission de vérification terrestre au Kosovo, avec 2.000 hommes, l’Otan peut y contribuer avec une surveillance aérienne du sol. Cette mission serait remplie avec des drones (avions sans pilote) et des avions militaires de reconnaissance, non armés, et dotés d’appareils photos et de caméras. Afin de protéger ces appareils, des restrictions au vol des avions de combat yougoslaves devront être instaurées dans la province serbe. L’Otan a aussi commencé à examiner comment elle pourra assurer la protection des vérificateurs de l’OSCE, sans déployer de troupes au Kosovo. Cette protection pourrait être le fait d’une force de réaction rapide, équipée d’hélicoptères, qui serait stationnée dans des pays voisins du Kosovo et qui pourrait réagir «en coup de poing» en cas d’urgence. Un tel système, appelé «réserve stratégique», existe déjà pour la SFOR en Bosnie.
L’Otan continuait mercredi à se préparer à d’éventuelles frappes en Yougoslavie, tout en cherchant à définir sa place dans le système de vérification des engagements de Belgrade qui va être établi au Kosovo par l’OSCE. Les alliés entendent continuer à maintenir leur menace d’une intervention armée jusqu’à l’expiration du délai de 4 jours accordé au président Milosevic et plusieurs avions de combat de pays membres de l’Otan (du Portugal, d’Allemagne, de France) viennent de gagner l’Italie tandis que des navires devaient franchir mercredi le canal d’Otrante, qui permet l’accès à la mer Adriatique, selon des sources concordantes. L’Otan a prévu une force de quelque 430 avions pour mener le cas échéant une opération aérienne, dont 60% sont fournis par les États-Unis. À la veille de...