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Actualités - Reportage

La physionomie des marchés Dollar stable mais survendu à Beyrouth

Malgré l’abondance de l’offre du dollar à Beyrouth et l’absence d’intérêts particuliers à la demande, les cours du billet vert n’ont pas changé hier par rapport à la livre libanaise. À cela a contribué le maintien par la Banque du Liban (B.D.L.) de ses deux taux d’intervention en l’état, soit entre 1502,00 L.L. à l’achat et 1515,50 L.L. à la vente, le faisant clôturer au taux moyen indicatif de 1508,75 L.L., comme la veille. De leur côté, les établissements de crédit ont continué de négocier le dollar au point inférieur d’intervention de la B.D.L. et rarement en dehors d’elle, entre 1501,75 et 1502,25 L.L., ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait dépassé les 30 millions de dollars, presqu’entièrement achetés par la B.D.L. à 1502,00 L.L. Reprise du dollar à l’étranger À l’étranger, le dollar a renoué avec la hausse contre le deutschemark et les monnaies qui lui sont attachées en Europe, mais il s’est affiché en légère baisse face au yen malgré une nouvelle baisse de la Bourse de Tokyo. Le billet vert a été soutenu hier par plusieurs commentaires de responsables de la Bundesbank n’excluant pas une baisse des taux d’intérêt allemands avant la fin de l’année. À cet égard, les opérateurs ont été sensibilisés par les propos attribués à un membre du conseil central de la Bundesbank, Ernst Welteke, estimant pouvoir s’imaginer que «les taux d’intérêt puissent passer à 3% en Allemagne», alors qu’ils sont actuellement à 3,30%. Cela d’autant qu’un autre membre de la banque centrale germanique, Klaus-Dieter Kuehbacher, faisait savoir hier qu’un dollar inférieur à 1,60 D.M. n’était «plus satisfaisant» et «on commence à être inconfortable». Mais il n’en demeure pas moins que le dollar a éprouvé, hier, beaucoup de difficultés à franchir la barre des 120,00 yen malgré les mauvaises nouvelles sur les fondamentaux de l’économie japonaise et les informations révélant que le nombre des défaillances d’entreprises au Japon a progressé de 17,9% en septembre par rapport à la période correspondante en 1997. Certes, les investisseurs font encore preuve de prudence sur la parité dollar/yen, et certains craignent de nouvelles liquidations de la part des fonds spéculatifs (hedge funds) à l’approche du seuil des 120,00 yen. Cela étant et abstraction faite de la publication, hier, de statistiques américaines faisant état d’une maigre hausse de 0,3% des ventes de détail le mois dernier au lieu de 0,6% comme prévu, le dollar s’est négocié à la hausse contre les monnaies européennes et à la baisse face au yen, comme suit: – 1,7045 pour un sterling contre 1,7040, la veille. – 1,6410 D.M. contre 1,6340. – 5,5015 F.F. contre 5,4780. – 1,3345 F.S. contre 1,3235. – 1624,15 lires contre 1616,45. – 118,70 yen contre 119,15. Bourse de Beyrouth: quasi inchangée À la Bourse de Beyrouth, le marché des valeurs mobilières libanaises n’a presque pas changé hier, la hausse des actions «C» de la Banque Audi ayant été compensée par la baisse de l’Eternit et d’Uniceramic, dans un climat très calme et dépourvu de motivations à l’achat et à la vente. En effet, l’indice général L.I.S.P.I. a très légèrement progressé de 0,03% à 87,57 points, ainsi que l’indice partiel L.I.B.X. des valeurs bancaires de 0,22% à 192,45 points. Wall Street: hésitation Sur les places boursières étrangères, Wall Street était irrégulière au lendemain de sa forte chute de la veille sous l’effet de la publication de résultats trimestriels décevants par les grandes vedettes de la cote américaine. Sur la Bourse électronique (Nasdaq), plusieurs grandes valeurs de la haute technologie continuaient à céder du terrain, malgré les bénéfices jugés bons d’Intel d’I.B.M. et de Microsoft qui ont redonné de l’actualité aux placements dans ce secteur. Les banques étaient également aussi partagées, contrairement aux pétrolières et le secteur des transports qui ont enregistré de notables gains. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a irrégulièrement fluctué hier entre un plus bas à 7878,15 points et un plus haut à 8053,84 points, avant d’afficher en préclôture 7966,72 points, en hausse de 28,58 points sur la veille. Paris: net redressement La Bourse a clôturé en hausse, mercredi, après une séance hésitante et peu active, dans un marché qui reste très prudent face au redressement des cours. La plupart des investisseurs, échaudés par l’extrême volatilité de ces derniers temps, restent à l’écart mais certains voient d’un bon œil l’accalmie constatée depuis mardi. Le CAC 40 a clôturé en hausse de 2,51% à 3.361,04 points. La tendance – négative en matinée – s’est retournée en début d’après-midi après les propos d’Ernest Welteke, membre du conseil de la Buha, estimant que les taux allemands pourraient être abaissés à 3,0%. Mais leur impact est resté limité. L’ouverture hésitante de Wall Street avant la publication d’une série de résultats trimestriels et au vu d’une progression nettement moins rapide que prévu des ventes de détail US a accentué la méfiance des investisseurs. Londres: raffermissement de la cote La Bourse de Londres a clôturé en hausse mercredi dans un contexte européen positif et grâce à l’optimisme des investisseurs sur l’évolution sur l’évolution des taux d’intérêt en Grande-Bretagne. L’indice Footsie des cent principales valeurs a clôturé en hausse de 48,3 points à 5.038,4 points, soit 0,97%. Après avoir passé la matinée dans le rouge, l’indice s’est rétabli à la mi-journée avant de s’orienter à la hausse après une ouverture positive de Wall Street. Les derniers chiffres du chômage, bien que contrastés, ont conforté le pronostic général du marché en faveur de nouvelles baisses de taux après celle décidée la semaine dernière par la Banque d’Angleterre. Si le nombre de demandeurs d’emplois déclarés a de nouveau baissé en septembre (–11,900), le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail a augmenté au cours du trimestre juin-août. Les économistes prévoient une remontée du chômage d’ici la fin de l’année et donc un recul des pressions inflationnistes qui devrait permettre à la Banque d’Angleterre de baisser à nouveau les taux. Ils ont surtout noté le ralentissement de la progression des salaires, le principal souci de la Banque centrale ces derniers mois dans sa lutte contre l’inflation. Francfort: marché soutenu La Bourse de Francfort a fini en hausse de 2,77% mercredi, l’indice X-DAX des 30 valeurs vedettes traitées au marché électronique XETRA montant à 4.371,10 points, surtout tiré par le marché à terme, selon des courtiers. Les deux-tiers des transactions opérées à Frnacfort transitent sur le XETRA, surtout celles des donneurs d’ordre étrangers. Au parquet, où passent plutôt les investisseurs allemands, l’indice DAX a progressé plus modestement, terminant à son plus haut du jour de 4.318,52 pts (+1,03%). Les investisseurs ont aussi fait honneur à la relative fermeté du dollar. La devise américaine a été fixée à la mi-journée à 1,6410 mark sur le marché des changes de Francfort, contre 1,6435 DM la veille, mais a remonté ensuite. Zurich: en nette progression La Bourse de Zurich a clôturé mercredi en hausse de 3,09%, l’indice des valeurs vedettes Swiss Market Index (SMI) prenant 177,6 points à 5922,5 dans un marché peu actif. Après avoir connu une progression modérée durant la journée, le SMI s’est fortement redressé en fin de séance dans le sillage de Wall Street, la Bourse américaine s’orientant finalement à la hausse après avoir hésité à l’ouverture. Le sentiment global du marché semble s’améliorer alors que les mouvements de vente semblent s’être équisés. La croissance des ventes de détail aux Etats-Unis publiées dans l’après-midi à 0,3% en septembre ont légèrement déçu les analystes. Tokyo: marché étriqué La Bourse de Tokyo a terminé en baisse mercredi dans un marché étriqué, les investisseurs affichant un scepticisme croissant concernant l’efficacité du plan d’assainissement du secteur bancaire voté la veille par la Chambre basse du Parlement. L’indice Nikkei a perdu 72,06 points, soit 1,30%, à 13.070,73. Le contrat décembre sur indice a cédé 150 points à 13.140. Les mesures approuvées par la Chambre basse, et qui devraient être examinées vendredi par la Chambre haute, prévoient l’injection au total de 60.000 milliards de yen de fonds publics pour venir en aide aux établissements en difficulté, voire à ceux en bonne santé. Or d’après les analystes, les banques ne se bousculeront pas pour faire appel à ces fonds publics en raison des contreparties d’une telle requête – et du risque d’être sanctionné par les investisseurs en Bourse. Il s’agit maintenant de savoir si le gouvernement pourra contraindre les banques, au moins les établissements en difficulté, à accepter une recapitalisation. Le marché avait pourtant salué le vote du texte dans les premiers échanges, mais il n’y a pas eu de suivi acheteur et le volume des transactions s’est ensuite réduit à la portion congrue.
Malgré l’abondance de l’offre du dollar à Beyrouth et l’absence d’intérêts particuliers à la demande, les cours du billet vert n’ont pas changé hier par rapport à la livre libanaise. À cela a contribué le maintien par la Banque du Liban (B.D.L.) de ses deux taux d’intervention en l’état, soit entre 1502,00 L.L. à l’achat et 1515,50 L.L. à la vente, le faisant clôturer au taux moyen indicatif de 1508,75 L.L., comme la veille. De leur côté, les établissements de crédit ont continué de négocier le dollar au point inférieur d’intervention de la B.D.L. et rarement en dehors d’elle, entre 1501,75 et 1502,25 L.L., ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait dépassé les 30 millions de dollars, presqu’entièrement achetés par...