Yémen - Intégrisme Sanaa ferme ses portes aux extrémistes islamistes
le 14 octobre 1998 à 00h00
Le Yémen a pris des mesures pour limiter la présence sur son territoire des extrémistes islamistes en limitant l’accès des ressortissants arabes et en retirant des passeports accordés à des non-Yéménites, selon des sources officielles. Selon des sources de la police, les autorités se sont inquiétées après qu’un passeport yéménite eut été retrouvé en possession d’un Palestinien résidant au Pakistan, Mohamed Awadli, accusé d’implication dans l’attentat contre l’ambassade américaine à Nairobi en août dernier (247 morts, des milliers de blessés). Les autorités ont annoncé que ce passeport avait été accordé en 1994 à un Yéménite qui s’était rendu en Éthiopie puis en Arabie Séoudite, et ont assuré que le document de voyage retrouvé en possession du suspect palestinien avait été falsifié. Selon une source au service de l’Immigration et des Passeports, le Yémen interdit depuis la semaine dernière l’entrée sur son territoire aux Égyptiens, Libyens, Soudanais, Tunisiens et Algériens s’ils ne sont pas en provenance de leur pays d’origine. Les ressortissants de ces pays doivent désormais être munis d’un visa d’entrée obtenu auprès de l’ambassade du Yémen dans leurs pays respectifs, a précisé cette source. Des responsables au ministère de l’Intérieur ont indiqué que ces mesures correspondaient à des accords bilatéraux de sécurité conclus entre le Yémen et les gouvernements égyptien, libyen et tunisien. Sanaa avait été accusé dans le passé, notamment par l’Égypte, d’accueillir des intégristes impliqués dans des actes de violence dans leur pays. Dans le même temps, les autorités yéménites ont commencé à retirer des passeports accordés au début des années 90 à des non-Yéménites, selon des sources de la police. Des sources diplomatiques ont indiqué que près de 3.000 passeports avaient été distribués à cette époque. Les autorités du sud du Yémen accordaient alors des documents de voyage aux organisations palestiniennes radicales, alors que le nord favorisait également des Palestiniens mais aussi des vétérans arabes de la guerre d’Afghanistan contre l’URSS. Nouveaux passeports Une source yéménite informée a pour sa part indiqué que les autorités avaient retiré près de 800 passeports au cours des six derniers mois, et que des passeports avaient été délivrés par le passé à des Arabes contre la somme de 150 dollars. Les autorités, qui ont émis cette année de nouveaux passeports difficiles à falsifier, poursuivent une vaste campagne pour contrôler la présence des étrangers en situation illégale dans le pays. Des experts de la police et du service d’Immigration mènent une campagne sur le terrain pour enregistrer les étrangers et s’assurer qu’ils sont en règle. Ceux qui sont en situation illégale sont expulsés, selon des sources de la police.
Le Yémen a pris des mesures pour limiter la présence sur son territoire des extrémistes islamistes en limitant l’accès des ressortissants arabes et en retirant des passeports accordés à des non-Yéménites, selon des sources officielles. Selon des sources de la police, les autorités se sont inquiétées après qu’un passeport yéménite eut été retrouvé en possession d’un Palestinien résidant au Pakistan, Mohamed Awadli, accusé d’implication dans l’attentat contre l’ambassade américaine à Nairobi en août dernier (247 morts, des milliers de blessés). Les autorités ont annoncé que ce passeport avait été accordé en 1994 à un Yéménite qui s’était rendu en Éthiopie puis en Arabie Séoudite, et ont assuré que le document de voyage retrouvé en possession du suspect palestinien avait été falsifié....
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