Le ministre marocain de la Justice Omar Azziman a affirmé mardi à Madrid que le Maroc était résolument engagé à lutter en faveur des droits de l’homme, qui viennent de «s’installer au grand jour». Les autorités marocaines ont confirmé officiellement lundi la mort de 56 personnes «disparues» sans laisser de trace dans les années 60 à 80, et annoncé la libération imminente de tous les détenus politiques. Les droits de l’homme «ont quitté le monde des ombres pour s’installer au grand jour», a déclaré M. Azziman lors d’un séminaire hispano-marocain. Il a précisé que le Conseil consultatif des droits de l’homme (CCDH), dépendant du roi Hassan II, avait «élucidé 68 cas» de disparition sur un total de 112 cas, que «les investigations se poursuivent» et qu’un «comité de suivi» a été mis en place par le CCDH. Selon le CCDH, 12 personnes portées disparues par différentes organisations de défense des droits de l’homme sont «vivantes»: 4 au Maroc et 8 à l’étranger (dont une personne en Libye). M. Azziman a également confirmé que 28 détenus «faisant partie de la mouvance islamiste» et non impliqués dans des «crimes de sang» venaient d’être «grâciés dans un geste humanitaire». «Le Maroc trainait comme un véritable boulet la question des droits de l’homme, il fallait prendre le taureau par les cornes», a déclaré le ministre qui a fait un long inventaire des mesures prises par le royaume dans ce domaine. Le ministre a notamment rappelé qu’en 1994, le roi avait grâcié 424 détenus politiques. Il a également affirmé que «le chemin du retour» était désormais ouvert pour les exilés. M. Azziman a annoncé pour la prochaine rentrée une révision des manuels scolaires pour promouvoir les droits de l’homme. «Il faut continuer, aller de l’avant», a-t-il dit en insistant sur la nécessité de «consolider les acquis» et «ouvrir de nouveaux chantiers». M. Azziman participait à un séminaire sur «le Maroc au seuil du 21e siècle: ambitions et grandes réformes», inauguré par les ministres des Affaires extérieures du Maroc et d’Espagne Abdellatif Filali et Abel Matutes. M. Filali a souligné «le moment historique» vécu par le Maroc. M. Matutes a, quant à lui, relevé «le nouveau contexte politique» perçu par Madrid comme «un pas décisif vers la pleine démocratie et le multipartisme». L’ouverture du séminaire a été marquée par l’irruption dans la salle de quelques militants sahraouis qui ont déployé un drapeau du Sahara occidental et crié des slogans: «Sahara libre», «Justice pour le Sahara». Le Front Polisario réclame depuis 1975 l’indépendance de cette ancienne colonie espagnole annexée par le Maroc.
Le ministre marocain de la Justice Omar Azziman a affirmé mardi à Madrid que le Maroc était résolument engagé à lutter en faveur des droits de l’homme, qui viennent de «s’installer au grand jour». Les autorités marocaines ont confirmé officiellement lundi la mort de 56 personnes «disparues» sans laisser de trace dans les années 60 à 80, et annoncé la libération imminente de tous les détenus politiques. Les droits de l’homme «ont quitté le monde des ombres pour s’installer au grand jour», a déclaré M. Azziman lors d’un séminaire hispano-marocain. Il a précisé que le Conseil consultatif des droits de l’homme (CCDH), dépendant du roi Hassan II, avait «élucidé 68 cas» de disparition sur un total de 112 cas, que «les investigations se poursuivent» et qu’un «comité de suivi» a été mis en...
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