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Actualités - Chronologie

La physionomie des marchés Beyrouth : détente du dollar

Le dollar s’est détendu hier, sur le marché des changes de Beyrouth, consécutivement à l’abaissement par la Banque du Liban (B.D.L.) de son taux d’intervention à l’achat de 1502,50 à 1502,00 L.L., tout en maintenant son taux «symbolique» à la vente en l’état à 1515,50 L.L., pour le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1508,75 L.L. contre 1509,00 L.L depuis jeudi dernier, en léger repli d’un quart de livre. De leur côté, les établissements de crédit ne tardaient pas à abaisser le taux de négociation du dollar à ce point inférieur d’intervention de la B.D.L., en l’absence souvent d’intérêts particuliers à l’achat en dehors d’elle. Il a ainsi fluctué toute la journée d’hier dans une marge étroite comprise entre 1501,75 et 1502,25 L.L. pour un volume d’affaires de quelque 30 millions de dollars, en grande partie achetés par la B.D.L. à 1502,00 L.L., indique-t-on dans les milieux cambistes de la place. Accès de faiblesse du dollar et du yen A l’étranger, le dollar s’est replié face au deutsche mark ainsi que face aux autres principales devises européennes sur les marchés des changes internationaux, sous l’effet de rumeurs persistantes sur une prochaine réduction des taux d’intérêt américains. Pourtant, le billet vert est parvenu à se renforcer contre le yen, profitant de la baisse de la Bourse de Tokyo, les opérateurs doutant que l’injection de fonds publics japonais dans les banques nipponnes suffise à mettre fin à l’assèchement du crédit qui étrangle l’économie japonaise. «Il y a des rumeurs sur une baisse possible des taux d’intérêt américains avant la réunion du comité de l’open market de la Réserve fédérale prévue le 17 novembre prochain pour soutenir la croissance économique», explique-t-on dans les milieux cambistes. A cet égard, on estime que l’assouplissement monétaire intervenu le 29 septembre dernier est jugé insuffisant par beaucoup d’économistes pour stabiliser les marchés financiers internationaux et rassurer les investisseurs. Cela d’autant qu’on venait d’apprendre que la firme de notation financière Moody’s estimait hier, qu’il y a peu d’espoir que le président brésilien Cardoso, nouvellement réélu, puisse réduire adroitement et rapidement le déficit fédéral ou entreprendre de façon suffisamment rapide les réformes constitutionnelles et structurelles nécessaires même avec le probable secours du Fonds monétaire international. Selon plusieurs analystes, la zone euro ne devrait procéder qu’à moyen terme à un certain relâchement monétaire, alors que la probabilité d’une réduction du loyer de l’argent aux États-Unis restait plus grande, au bénéfice des devises européennes. Cela étant, le dollar s’est négocié à la baisse contre les monnaies européennes et à la hausse face au yen, à New York, comme suit: – 1,7045 pour un sterling contre 1,6895, la veille. – 1,6390 D.M. contre 1,6530. – 5,4760 F.F. contre 5,5405. – 1,3235 F.S. contre 1,3425. – 1622,00 lires contre 1637,00. – 118,90 yen contre 118,10. C’est le statu quo à la Bourse de Beyrouth Sur les places boursières, c’est le statu quo à la Bourse de Beyrouth où toutes les composantes de la cote libanaise reproduisaient, hier, leurs derniers cours de la veille sans aucune exception. En effet, l’indice général L.I.S.P.I. s’est maintenu à 87,54 points ainsi que l’indice partiel L.I.B.X. des valeurs bancaires à 192,03 points. Wall Street: Marché déprimé Wall Street a éprouvé hier beaucoup de difficultés à se reprendre, confrontée toujours à un courant de ventes bénéficiaires après les quelques gains enregistrés après l’ouverture. La perspective d’un nouvel assouplissement monétaire aux États-Unis et l’accord entre la Maison- Blanche et le Congrès sur le financement du Fonds monétaire international ne suffisaient pas à contrecarrer les inquiétudes en provenance du Brésil, principal partenaire commercial et financier des États-Unis, et des résultats décevants publiés, hier, par certaines grandes sociétés américaines, dont General Motors. Les valeurs de la haute technologie ont également subi le coup de ces ventes bénéficiaires après la rechute de la Bourse de Tokyo dans la matinée devant le scepticisme des analystes financiers qui estiment qu’il est encore trop tôt pour une reprise des valeurs japonaises devant la faiblesse persistante de l’économie nippone. En effet, le marché américain n’a pas réussi à reprendre ses esprits et de retrouver son équilibre avec toutes ces préoccupations des investisseurs. C’est ainsi que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû fluctuer entre un plus haut à 8009,97 points et un plus bas à 7835,13 points, avant d’afficher en pré-clôture 7900,44 points, en baisse de 101,44 points sur la veille. Paris: clôture sur une note ferme Après des prises de bénéfice en début de journée, la Bourse de Paris s’est redressée par la suite encouragée par la bonne tenue du dollar et de Wall Street peu après son ouverture. En repli de 0,65% à l’ouverture et de 2% par la suite, l’indice CAC 40 a terminé la séance sur un gain de 0,48% à 3.278,85 points. Après être passée jeudi dernier sous son niveau du début de l’année, la Bourse affiche à présent un gain de 9,33% depuis le début de l’année. Le marché n’a pas été très actif avec un chiffre d’affaires sur la marché à règlement mensuel de 10,8 milliards de francs. Sur le matif, le contrat sur les bons du Trésor a fini sur un gain de 85 centièmes à 108,28. Les places européennes ont suivi la même évolution que Paris. Francfort était en légère hausse en fin de journée tandis que Madrid progressait de 4,5% et Amsterdam de 2%. Wall Street qui avait progressé de 1,3% la veille, s’effritait légèrement mardi en début de séance. Après une baisse des marchés européens deux fois supérieure à celle enregistrée ces deux derniers mois par Wall Street (30% contre 15%), les milieux financiers estiment que les actions ont largement anticipé les mauvaises nouvelles, c’est à dire, pour la société de bourse Pinatton, une récession en Europe ou pour les sociétés les plus engagées dans le monde, à un ralentissement important de l’activité mondiale. Toutefois, pour Pinatton, un point reste obscur dans le scénario actuel: le marché américain n’anticipe pas un ralentissement de l’économie américaine par lequel passe pourtant le ralentissement mondial. Soit le marché américain a raison sur la poursuite de la croissance américaine, soit il s’agit d’un phénomène technique provisoire qui sera ultérieurement corrigé par le marché, poursuit Pinatton. Dans ce cas Wall Street serait appelée à baisser sensiblement de 15 à 20% en deçà des niveaux actuels (DJ autour de 6.500 points). Dans ce dernier cas, les marchés européens auraient à subir une deuxième vague de baisse, considère Jean Borjeix de Pinatton. Les analystes révisent à la baisse leurs prévisions de croissance pour 1999: à +2,3% contre +3,2% pour la Société Générale et à +2,25% pour Chevreaux du groupe Crédit Agricole. La Société Générale estime que si la croissance se montre modérée l’an prochain en Europe et aux États-Unis, celle des profits se situera entre 2 et 3% en 1999, donc inférieure aux attentes au début de l’été du consensus (15% pour 1999). Les échanges sur Cie des Signaux ont porté sur 2,75% du capital, le cours progressant de près de 15%. Les échanges ont également été nourris sur Alcatel, le titre montant de 4,7%. Hachette a pris 12%, Groupe GTM 9% et Intertechnique 8,4 dans un marché étoffé. Scor a fini sur un gain de 6,7% et Europe No1 de 6%. Baisse de 5% de Rhodia et d’Accor. Rhône Poulenc a fini sur un recul de 4,7% plusieurs analystes ayant réduit leurs perspectives bénéficiaires du groupe en raison de la fermeture momentanée de la filiale américaine Ceonton. Au second marché Rubis a gagné 10% après l’annonce d’un bond de 80% du résultat semestriel. Londres: en baisse Ces chiffres ont conduit les analystes à attendre de nouvelles baisses du taux directeur de la Banque d’Angleterre, après celle d’un quart de point décidée le 8 octobre pour la première fois depuis 1996. La plus forte baisse a concerné la société de télévision payante BSkyB après l’annonce de la vente par Granada, l’un de ses principaux actionnaires, d’une partie de sa participation. D’autres fortes baisses ont concerné les valeurs liées à la distribution après la publication d’une étude par le British Retail Consortium, l’association professionnelle des commerçants, signalant un ralentissement de la consommation des ménages avec des ventes de détail en hausse de seulement 1,2% en rythme annuel. Les chaînes de supermarchés Tesco et Safeway ont ainsi perdu respectivement 9,75 pence, à 166 pence, et 14 pence à 275 pence. Tokyo: de nouveau gagnée par la prudence La Bourse de Tokyo a clôturé mardi en baisse, l’indice Nikkei perdant 2,3%, malgré l’adoption par le Parlement de réformes clés pour le secteur bancaire, ont indiqué les opérateurs. L’indice Nikkei 225 a perdu 312,22 points pour terminer à 13.242,79, tandis que l’indice élargi Topix était également en baisse de 24,36 points à 998,98. Les investisseurs évaluaient prudemment le contenu de la loi sur l’assainissement des banques même si le scepticisme prévalait, ont indiqué les opérateurs.
Le dollar s’est détendu hier, sur le marché des changes de Beyrouth, consécutivement à l’abaissement par la Banque du Liban (B.D.L.) de son taux d’intervention à l’achat de 1502,50 à 1502,00 L.L., tout en maintenant son taux «symbolique» à la vente en l’état à 1515,50 L.L., pour le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1508,75 L.L. contre 1509,00 L.L depuis jeudi dernier, en léger repli d’un quart de livre. De leur côté, les établissements de crédit ne tardaient pas à abaisser le taux de négociation du dollar à ce point inférieur d’intervention de la B.D.L., en l’absence souvent d’intérêts particuliers à l’achat en dehors d’elle. Il a ainsi fluctué toute la journée d’hier dans une marge étroite comprise entre 1501,75 et 1502,25 L.L. pour un volume d’affaires de quelque 30 millions...