Francophonie - Une thèse de Pascal Monin La langue française au Liban
le 14 octobre 1998 à 00h00
Fils d’un couple franco-libanais, Pascal Monin porte un intérêt des plus naturels aux relations entre les deux pays de ses parents. L’aspect culturel de ces rapports constitue l’axe essentiel des recherches qu’il poursuit depuis six ans à la Sorbonne. Intitulée «La présence culturelle française au Liban. Quel présent? Quel passé et quel avenir?», sa thèse de doctorat en Histoire contemporaine, Relations internationales et diplomatiques, dirigée par le Pr. Dominique Chevallier a reçu la mention très honorable. Cette étude a l’originalité d’englober tous les aspects de la présence culturelle française au Liban. Première constatation de base: «La francophonie au Liban n’est pas le fruit d’une quelconque période coloniale. Dès le début du XXe siècle et bien avant le Mandat français, grâce aux efforts des missionnaires, l’influence culturelle française est une réalité indéniable de la société libanaise»… Puis, pour mesurer le degré de diffusion de la francophonie au Liban, Pascal Monin se réfère à de nombreuses statistiques sur: — L’usage du français, sondage effectué auprès de 10.590 personnes représentatives de la population libanaise. — L’usage des langues dans les administrations de l’État; dans les banques; dans la communication publicitaire; dans les habitudes culturelles; les activités artistiques, le théâtre et le cinéma; le livre, la presse et l’audiovisuel… — Au Liban, souligne la thèse de M. Monin, le français jouit d’une position confortable par rapport à l’anglais. — 45,3% de la population libanaise sont considérés francophones. Le taux de connaissance du français atteint son niveau le plus important ( 48%) pour la population se trouvant dans la tranche d’âge des 5-34 ans. — Il apparaît nettement que la francophonie est directement liée à l’urbanisation et au développement économique des villes. Ainsi les zones urbaines regroupent 56,1% des francophones et les zones rurales 43,9%. — L’aire géographique francophone, marquée par le poids de l’histoire, trouve sa concentration dans les régions à majorité chrétienne. Mais un relatif équilibrage commence à s’opérer entre les communautés libanaises notamment avec l’ouverture des lycées français au Chouf et à Nabatyé… — Si près de 85% d’élèves choisissent la langue française comme seconde langue d’enseignement, il est clair que le niveau du français dans le secteur public et dans certaines écoles privées est d’une faiblesse alarmante. «Des actions urgentes doivent être prises pour la reconstruction et le renforcement du niveau pédagogique et linguistique, à tous les échelons éducatifs, de la maternelle à l’université» relève M. Monin.
Fils d’un couple franco-libanais, Pascal Monin porte un intérêt des plus naturels aux relations entre les deux pays de ses parents. L’aspect culturel de ces rapports constitue l’axe essentiel des recherches qu’il poursuit depuis six ans à la Sorbonne. Intitulée «La présence culturelle française au Liban. Quel présent? Quel passé et quel avenir?», sa thèse de doctorat en Histoire contemporaine, Relations internationales et diplomatiques, dirigée par le Pr. Dominique Chevallier a reçu la mention très honorable. Cette étude a l’originalité d’englober tous les aspects de la présence culturelle française au Liban. Première constatation de base: «La francophonie au Liban n’est pas le fruit d’une quelconque période coloniale. Dès le début du XXe siècle et bien avant le Mandat français, grâce aux...
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