Croatie Le parti au pouvoir secoué par des accusations d'espionnage
le 10 octobre 1998 à 00h00
Le parti au pouvoir, le HDZ, secoué par des accusations d’espionnage, traverse une crise sérieuse, dont l’issue risque de conduire à une plus grande radicalisation dans ses rangs, ont estimé vendredi plusieurs leaders de l’opposition. Ces accusations d’espionnage ont été notamment formulées par Hrvoje Sarinic, chef de cabinet du président croate Franjo Tudjman, qui a démissionné jeudi de ses fonctions. Cette démission est intervenue deux semaines après que M. Sarinic (modéré) ait accusé dans la presse indépendante un conseiller de M. Tudjman pour la politique intérieure, Ivic Pasalic, d’avoir cherché à le «noircir» dans la presse à scandales avec l’aide d’un des services de renseignements militaires croates, le SIS. C’était la première fois qu’un haut responsable du HDZ (Communauté démocratique croate), exposait publiquement ses accusations contre un autre membre influent de ce parti, jouant ainsi son avenir politique, au risque de s’attirer les foudres de son parti, où le silence sur les luttes entre fractions rivales est de rigueur. M. Pasalic, considéré par la presse indépendante comme l’un des plus farouches défenseurs du «lobby herzégovinien», en référence à l’influent groupe de pression au sein du HDZ défendant les nationalistes croates du sud de la Bosnie-Herzégovine, avait démenti ces accusations. Un autre conseiller de M. Tudjman pour la Bosnie, Franjo Greguric (modéré), avait également accusé dans la presse indépendante une fraction du SIS de vouloir le discréditer par la publication dans la presse à scandales d’articles comprometteurs, pour l’éliminer de la scène politique. Le président Tudjman avait ordonné le 26 septembre aux organes de contrôle des services de sûreté l’ouverture d’une enquête, suite à ces accusations. L’opposition, pour sa part, affichait vendredi sa conviction sur l’implication du SIS dans les règlements de compte entre leaders du HDZ.
Le parti au pouvoir, le HDZ, secoué par des accusations d’espionnage, traverse une crise sérieuse, dont l’issue risque de conduire à une plus grande radicalisation dans ses rangs, ont estimé vendredi plusieurs leaders de l’opposition. Ces accusations d’espionnage ont été notamment formulées par Hrvoje Sarinic, chef de cabinet du président croate Franjo Tudjman, qui a démissionné jeudi de ses fonctions. Cette démission est intervenue deux semaines après que M. Sarinic (modéré) ait accusé dans la presse indépendante un conseiller de M. Tudjman pour la politique intérieure, Ivic Pasalic, d’avoir cherché à le «noircir» dans la presse à scandales avec l’aide d’un des services de renseignements militaires croates, le SIS. C’était la première fois qu’un haut responsable du HDZ (Communauté démocratique...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.