Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé, lors d’une conférence de presse spécialement convoquée pour la circonstance, la nomination au poste de ministre des Affaires étrangères du chef de file des durs du gouvernement, Ariel Sharon. Surnommé «le bulldozer» pour sa corpulence autant que pour ses manières de «baroudeur», le bouillant Sharon devrait ainsi occuper le poste dès mardi, sa désignation ne se heurtant à aucune opposition au sein du Cabinet. «M. Sharon sera responsable de la politique étrangère et à ce titre des négociations sur le statut définitif (des territoires palestiniens), bien entendu en coopération avec moi», a souligné M. Netanyahu. «C’est l’homme le plus approprié pour diriger les Affaires étrangères et je suis heureux qu’il m’ait donné son accord», a poursuivi le chef du gouvernement. «M. Sharon sait plus que quiconque le prix de la guerre et les bienfaits de la paix», a poursuivi le Premier ministre en référence à la brillante carrière militaire du général de réserve Sharon. Il a estimé que l’opposition de M. Sharon à un retrait de 13% en Cisjordanie ne constituerait pas un problème. «Il est connu que M. Sharon a exprimé des critiques sur l’étendue du redéploiement envisagé. C’est son droit et son devoir, mais cela ne l’empêchera pas d’œuvrer en vue de la paix», a estimé M. Netanyahu. M. Sharon, 70 ans, est ministre des Infrastructures nationales depuis l’arrivée au pouvoir de M. Netanyahu en juin 1996. Le portefeuille des Affaires étrangères était occupé par M. Netanyahu depuis janvier, à la suite de la démission de M. David Lévy, un modéré. Le chef du gouvernement a indiqué que M. Sharon cumulerait ses deux fonctions durant les trois prochains mois et qu’il l’accompagnerait à Washington pour un sommet avec le président américain Bill Clinton et le président palestinien, Yasser Arafat. Ce remaniement est destiné, selon la presse israélienne, à apaiser l’extrême-droite inquiète par l’éventuelle conclusion d’un accord à Washington avec les Palestiniens sur un retrait partiel de 13% de la Cisjordanie. M. Sharon a encore proclamé tout récemment qu’il «refuserait de serrer la main» du président palestinien Yasser Arafat qu’il a traité de «criminel de guerre» pour sa responsabilité dans des attentats anti-israéliens par le passé. Mais M. Sharon est aussi considéré comme un «criminel de guerre» par les Palestiniens pour son rôle déterminant dans la guerre du Liban en juin 1982 et sa part de responsabilité dans les massacres des camps de réfugiés de Sabra et Chatila, en septembre 1982. «Peu importe s’il va ou non serrer la main d’Arafat, ce qui compte le plus pour les Palestiniens c’est qu’Ariel Sharon soit un interlocuteur solide», a déclaré l’un de ses proches qui a requis l’anonymat. Ministre de la Défense en 1982, M. Sharon avait fait démanteler les implantations israéliennes du Sinaï juste avant le retour de ce territoire à l’Égypte.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé, lors d’une conférence de presse spécialement convoquée pour la circonstance, la nomination au poste de ministre des Affaires étrangères du chef de file des durs du gouvernement, Ariel Sharon. Surnommé «le bulldozer» pour sa corpulence autant que pour ses manières de «baroudeur», le bouillant Sharon devrait ainsi occuper le poste dès mardi, sa désignation ne se heurtant à aucune opposition au sein du Cabinet. «M. Sharon sera responsable de la politique étrangère et à ce titre des négociations sur le statut définitif (des territoires palestiniens), bien entendu en coopération avec moi», a souligné M. Netanyahu. «C’est l’homme le plus approprié pour diriger les Affaires étrangères et je suis heureux qu’il m’ait donné son accord», a...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.