L’Association des footballeurs italiens (AIC) a décidé lundi de ne pas se mettre en grève pour protester contre la façon dont les médias traitent la question du dopage au sein des clubs du Calcio. «Il n’y aura pas de grève», a affirmé Sergio Campana, le président de l’AIC à l’origine de la réunion de crise des joueurs de division 1, lundi, à Milan. «Nous proclamons un état d’agitation, mais avec un grand sens de la responsabilité, les footballeurs italiens ont décidé de ne pas se mettre en grève», a-t-il ajouté. L’idée de la grève a divisé joueurs et entraîneurs, certains estimant que les supporteurs seraient les premières victimes d’un tel mouvement. «Tout le monde veut que les choses soient claires, surtout les joueurs, mais il manque un règlement précis. Les joueurs se retrouvent face à un lynchage quotidien de la presse et l’opinion publique de manière honteuse», a estimé dimanche l’entraîneur de la Juventus, M. Marcello Lippi. Chez les internationaux, Fabio Cannavaro, Filippo Inzaghi et Dino Baggio étaient pour la ligne dure: «C’est une menace de grève contre tous ceux qui nous montrent du doigt». En revanche, le capitaine de Bologne, Giancarlo Marocchi s’était résolument aligné contre une grève: «Une grève contre qui et contre quoi? Je pense que ce serait une erreur». Youri Djorkaeff favorable sous conditions Youri Djorkaeff, milieu de terrain offensif de l’équipe de France, a déclaré, lundi à Clairefontaine (banlieue parisienne) où l’équipe de France prépare son match contre l’Andorre, qu’il était favorable, sous conditions, à une grève des joueurs du championnat d’Italie pour protester contre les amalgames dans les affaires présumées de dopage. «Je n’ai pas suivi le débat ces derniers jours, car j’étais à Moscou avec l’équipe de France. Mais je suis favorable à la grève si elle a pour but de dénoncer des erreurs qui ne viennent pas des joueurs. Il faut vite régler le problème, car ça ternit notre image», a indiqué le joueur de l’Inter Milan, en stage de préparation au match des éliminatoires de l’Euro 2000. «Si la grève vise à la suppression des contrôles, je ne suis pas disposé à la faire. Mais ce n’est pas le cas. Les joueurs ne se sont jamais sauvés pour les éviter. Ils demandent, au contraire, la mise en place d’une structure plus professionnelle. Les ingérences, les fautes des laboratoires, ce n’est plus notre affaire. Notre position est claire et nette», a ajouté le champion du monde. Djorkaeff a également dénoncé les amalgames qui «alimentent la presse au quotidien». «Si je prends des vitamines? La veille des matches, je bois un verre de vin italien, qui est excellent, et je mange des pâtes avec de la sauce tomate», a-t-il ironisé.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Association des footballeurs italiens (AIC) a décidé lundi de ne pas se mettre en grève pour protester contre la façon dont les médias traitent la question du dopage au sein des clubs du Calcio. «Il n’y aura pas de grève», a affirmé Sergio Campana, le président de l’AIC à l’origine de la réunion de crise des joueurs de division 1, lundi, à Milan. «Nous proclamons un état d’agitation, mais avec un grand sens de la responsabilité, les footballeurs italiens ont décidé de ne pas se mettre en grève», a-t-il ajouté. L’idée de la grève a divisé joueurs et entraîneurs, certains estimant que les supporteurs seraient les premières victimes d’un tel mouvement. «Tout le monde veut que les choses soient claires, surtout les joueurs, mais il manque un règlement précis. Les joueurs se retrouvent face à un...