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Actualités - Chronologie

L'Europe en première ligne pour juguler la crise mondiale

Principale locomotive de la croissance mondiale, l’Europe, forte de la stabilité et de l’aura de la monnaie unique, a réussi à faire entendre sa différence cette semaine à Washington mais se retrouve en première ligne pour prévenir une récession généralisée. Les Européens, qui ont laissé aux Américains la maîtrise des opérations au début de la crise, ont fait un retour remarqué, lors des réunions de grands argentiers, cette semaine à Washington. Ils sont venus armés de propositions pratiques et ont fait montre de volontarisme et même d’une pointe de critique envers le «grand frère» américain. Les Européens avaient réalisé un gros travail en amont pour arriver ensemble avec un paquet de mesures à court et à moyen termes destinées à juguler la crise. Lors d’une rencontre des ministres des Finances et des gouverneurs de l’Union européenne à Vienne, quelques jours avant les réunions de Washington, la France, en particulier, avait tout fait pour que les diverses propositions européennes fassent l’objet d’un consensus. L’effort a commencé à payer et une bonne partie de ces mesures ont été reprises par le G7, regroupant les ministres des Finances et gouverneurs des sept pays les plus industrialisés et le Comité intérimaire, l’instance politique du FMI. Ainsi, les Américains ont accepté l’idée de flux de capitaux mieux maîtrisés et régulés, qu’il rejetaient encore avec force il y a quelques mois. L’arrivée massive de capitaux à court terme et leur retrait brutal à la première alerte ont déstabilisé les systèmes financiers des pays émergents, trop fragiles pour absorber les chocs. La proposition de renforcer le Comité intérimaire pour en faire un conseil, ayant un vrai pouvoir de décision, forgée par le directeur du FMI Michel Camdessus, et reprise avec force par la France, a elle aussi fait des progrès. Les responsables ont également estimé qu’il fallait impliquer le secteur privé pour qu’il participe, y compris financièrement, à la résolution de la crise. L’idée d’obliger tous les opérateurs privés du marché à une transparence accrue, chère au ministre français des Finances Dominique Strauss-Kahn, est également en passe d’être concrétisée. Les circonstances s’y prêtaient, le président Bill Clinton s’est montré incapable en un an de convaincre le Congrès, contrôlé par l’opposition républicaine, de voter l’augmentation de capital (les quote-parts) du FMI, à un moment où celui-ci a besoin de pouvoir montrer ses muscles financiers. L’obstacle pourrait être bientôt levé, le Congrès et la Maison-Blanche recherchant activement un compromis. (AFP)
Principale locomotive de la croissance mondiale, l’Europe, forte de la stabilité et de l’aura de la monnaie unique, a réussi à faire entendre sa différence cette semaine à Washington mais se retrouve en première ligne pour prévenir une récession généralisée. Les Européens, qui ont laissé aux Américains la maîtrise des opérations au début de la crise, ont fait un retour remarqué, lors des réunions de grands argentiers, cette semaine à Washington. Ils sont venus armés de propositions pratiques et ont fait montre de volontarisme et même d’une pointe de critique envers le «grand frère» américain. Les Européens avaient réalisé un gros travail en amont pour arriver ensemble avec un paquet de mesures à court et à moyen termes destinées à juguler la crise. Lors d’une rencontre des ministres des Finances...