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Actualités - Chronologie

Iran-Afghanistan : Téhéran privilégie l'option diplomatique

L’envoyé spécial de l’ONU pour l’Afghanistan, Lakhdar Brahimi, a affirmé à Téhéran que la diplomatie restait «l’option première» des autorités iraniennes pour résoudre la crise avec la milice afghane des taliban, mais que l’option militaire restait ouverte. «Les Iraniens nous ont dit clairement que leur option première était diplomatique et politique, mais ils ont aussi dit clairement qu’ils se réservaient le droit de prendre toutes mesures jugées nécessaires pour se défendre et faire respecter leurs droits» a-t-il déclaré à la presse. M. Brahimi, arrivé dimanche à Téhéran, devait partir jeudi en milieu de journée pour le Pakistan, autre pays-clé, dans la recherche d’une solution à la crise irano-afghane. De bonnes chances de succès Au cours de son séjour à Téhéran, il a rencontré notamment le président Mohammad Khatami, le ministre des Affaires étrangères Kamal Kharazi, ainsi que le ministre de la Défense, Ali Chamkhani. L’émissaire de l’ONU a estimé que sa mission avait «de bonnes chances de succès» et affirmé qu’il ne «voyait pas pourquoi on arriverait à la guerre». Il a toutefois estimé que le renforcement des positions militaires iraniennes et celles des taliban à la frontière commune «accroît la crainte» de voir les tensions en Afghanistan «déborder dans la région». La tension est fortement montée entre Téhéran et la milice afghane après le meurtre de plusieurs diplomates et d’un journaliste iraniens début août, lors de la prise par les taliban de la ville de Mazar-i-Sharif (nord de l’Afghanistan). L’Iran a massé quelque 200.000 hommes de l’armée régulière, ainsi que quelque 70.000 Gardiens de la révolution, au cours des dernières semaines à sa frontière avec l’Afghanistan. Les taliban ont parallèlement annoncé un renforcement de leur présence militaire dans cette région et dénoncé les velléités d’agression de l’Iran. M. Brahimi s’est montré relativement optimiste sur un apaisement des tensions sur la question des dépouilles des diplomates assassinés et de la revendication iranienne que les meurtriers soient jugés, affirmant qu’il existait «une bonne base de départ». «Les taliban reconnaissent que ce sont leurs hommes qui ont tué ces diplomates iraniens et disent qu’ils sont en train de les rechercher», a affirmé M. Brahimi. Il a ajouté que deux corps manquants avaient été retrouvés, et que les recherches se poursuivaient encore pour une autre personne. Les dépouilles de six diplomates et d’un journaliste tués le 8 août à Mazar-i-Sharif ont déjà été restituées par les taliban et rapatriées en Iran en septembre dernier.(AFP)
L’envoyé spécial de l’ONU pour l’Afghanistan, Lakhdar Brahimi, a affirmé à Téhéran que la diplomatie restait «l’option première» des autorités iraniennes pour résoudre la crise avec la milice afghane des taliban, mais que l’option militaire restait ouverte. «Les Iraniens nous ont dit clairement que leur option première était diplomatique et politique, mais ils ont aussi dit clairement qu’ils se réservaient le droit de prendre toutes mesures jugées nécessaires pour se défendre et faire respecter leurs droits» a-t-il déclaré à la presse. M. Brahimi, arrivé dimanche à Téhéran, devait partir jeudi en milieu de journée pour le Pakistan, autre pays-clé, dans la recherche d’une solution à la crise irano-afghane. De bonnes chances de succès Au cours de son séjour à Téhéran, il a rencontré...