Soupçonnés d’être au centre d’une nouvelle affaire de dopage, les joueurs italiens de football et le club de Parme, dont le président envisage de démissionner, ont réagi. Les deux parties ont trouvé un adversaire commun: la presse. Les joueurs ont adopté une ligne de défense virulente. Indignés par les révélations quotidiennes des journaux, ils envisagent d’exprimer leur mécontentement par la grève. «Dans le climat actuel, arrêter le championnat pendant au moins six mois constituerait une réponse adéquate», a déclaré Sergio Campana, président du syndicat des joueurs. «J’ai discuté avec les capitaines de toutes les équipes et nous annoncerons la semaine prochaine, après le match de l’Italie devant la Suisse samedi, la forme de protestation que nous aurons décidée». Les révélations en août de Zdenek Zeman, entraîneur de l’AS Roma, sur les performances physiques de certains joueurs de la Juventus Turin? Le taux d’hématocrite anormalement élevé de vingt-quatre joueurs de Parme lors d’un stage en juillet? Les joueurs rejettent tout en bloc. «Les joueurs sont plus indignés que quiconque par ces harcèlements quotidiens et les détails donnés sur les noms et leurs clubs, s’emporte Sergio Campana. La vie privée des joueurs a été incroyablement violée». «Criminalisation» Propriétaire du club de Parme, l’industriel Stefano Tanzi parle, lui, de «criminalisation du football». «C’est inadmissible. Je n’aime pas cette criminalisation du football, que l’on a du mal à aimer lorsque arrive ce genre de choses. Et je pourrais même ne plus le supporter», a ajouté le président du groupe agroalimentaire Parmalat. Le 2 octobre, une source judiciaire avait révélé que les analyses de sang de vingt-quatre joueurs de Parme, effectuées en altitude lors d’un stage d’avant-saison en juillet, présentaient des taux d’hématocrite (volume total des globules rouges par rapport à celui du sang) anormalement élevés. Ce taux se serait avéré particulièrement important pour le gardien de but remplaçant Alessandro Nista (63%). Le club de Parme a depuis mis en cause le laboratoire d’analyses de Parme, affirmant que le matériel utilisé n’était pas fiable, vraisemblablement «mal étalonné». Dimanche, Parme se déplaçait à Bologne pour le compte de la quatrième journée du championnat d’Italie. Les deux équipes ont fait match nul (0-0). Dans les tribunes, les supporteurs de Bologne ont crié «drogués! drogués!», en direction des Parmesans...
Soupçonnés d’être au centre d’une nouvelle affaire de dopage, les joueurs italiens de football et le club de Parme, dont le président envisage de démissionner, ont réagi. Les deux parties ont trouvé un adversaire commun: la presse. Les joueurs ont adopté une ligne de défense virulente. Indignés par les révélations quotidiennes des journaux, ils envisagent d’exprimer leur mécontentement par la grève. «Dans le climat actuel, arrêter le championnat pendant au moins six mois constituerait une réponse adéquate», a déclaré Sergio Campana, président du syndicat des joueurs. «J’ai discuté avec les capitaines de toutes les équipes et nous annoncerons la semaine prochaine, après le match de l’Italie devant la Suisse samedi, la forme de protestation que nous aurons décidée». Les révélations en août de...
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