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Actualités - Chronologie

Raids américains : la Maison-Blanche avait écarté la hiérarchie militaire

La décision d’attaquer en août une usine pharmaceutique au Soudan et un camp d’entraînement en Afghanistan, en représailles aux attentats anti-américains de Nairobi et Dar-es-Salaam, a été entourée d’un tel secret que la Maison-Blanche n’en avait averti les chefs militaires que la veille, rapporte lundi le magazine New Yorker. L’enquête du New Yorker affirme, en outre, que la décision de représailles a été prise malgré les réserves de l’Attorney General (ministre de la Justice), Janet Reno, sur l’existence de preuves solides liant ces lieux au Séoudien Oussama ben Laden, que Washington considère comme le commanditaire des deux attentats. Selon le magazine, pratiquement tout l’appareil militaire américain a été écarté du processus de décision jusqu’à la veille des tirs de missiles, le 20 août, qui avaient visé un camp d’entraînement en Afghanistan et une usine chimique au Soudan soupçonnée de produire des armes de destruction massive. Le chef d’état-major interarmes, le général Hugh Shelton, a été le seul membre de l’état-major a être tenu au courant des préparatifs, selon l’hebdomadaire. Le plan d’attaque a été dressé par le commandant des forces américaines dans le Golfe, le général Antony Zinni, qui en rendait compte directement au président Bill Clinton par l’intermédiaire du secrétaire à la Défense, William Cohen. Mais le général Shelton avait reçu des ordres de la Maison-Blanche de ne pas en informer d’autres membres de la hiérarchie militaire ou encore des hauts responsables de l’Agence du renseignement militaire (DIA), selon la même source. Les raids ont été menés en représailles aux attentats meurtriers perpétrés le 7 août contre les ambassades des Etats-Unis au Kenya et en Tanzanie (256 morts). «Le président et ses hommes n’ont jamais consulté les professionnels», a indiqué un général cité anonymement par le magazine. A tel point, qu’une fois au courant, c’est-à-dire la veille, les militaires ont réussi à enlever au moins une cible, un entrepôt à Khartoum, faute de preuves la liant à la production d’armes chimiques, selon le magazine. (AFP)
La décision d’attaquer en août une usine pharmaceutique au Soudan et un camp d’entraînement en Afghanistan, en représailles aux attentats anti-américains de Nairobi et Dar-es-Salaam, a été entourée d’un tel secret que la Maison-Blanche n’en avait averti les chefs militaires que la veille, rapporte lundi le magazine New Yorker. L’enquête du New Yorker affirme, en outre, que la décision de représailles a été prise malgré les réserves de l’Attorney General (ministre de la Justice), Janet Reno, sur l’existence de preuves solides liant ces lieux au Séoudien Oussama ben Laden, que Washington considère comme le commanditaire des deux attentats. Selon le magazine, pratiquement tout l’appareil militaire américain a été écarté du processus de décision jusqu’à la veille des tirs de missiles, le 20 août,...