Albright à Jérusalem et Gaza pour préparer le sommet israélo-palestinien
le 05 octobre 1998 à 00h00
Le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright partira aujourd’hui pour une visite éclair à Jérusalem et Gaza afin de préparer un sommet à la mi-octobre aux Etats-Unis, censé relancer le processus de paix au Proche-Orient après 18 mois de paralysie. Selon ses propres termes, Mme Albright va «débroussailler le terrain» de façon à ce que le président Bill Clinton, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat puissent se concentrer à la mi-octobre sur le noyau dur des problèmes. Le principal de ces dossiers dits intérimaires — qui auraient dû être réglés depuis des mois, selon le calendrier des accords d’Oslo — concerne l’ampleur du prochain retrait partiel de l’armée israélienne de Cisjordanie. Si le sommet réussit, il restera aux deux parties à faire le plus difficile, c’est-à-dire à décider si les Palestiniens auront un Etat indépendant et qui contrôlera Jérusalem. Mme Albright sera accompagnée au cours de sa visite mardi et mercredi par le secrétaire d’Etat adjoint chargé du Moyen-Orient Martin Indyk et le coordinateur américain pour le Proche-Orient Dennis Ross. Ce dernier pourrait rester sur place quelques jours de plus que son patron, qui a prévu de repartir dès mercredi soir pour Washington. Les contacts qu’a eus la semaine dernière Mme Albright à New York avec MM. Netanyahu et Arafat, suivis d’un sommet tripartite à la Maison-Blanche, ont permis de faire des progrès. Les deux hommes sont désormais officiellement d’accord sur le canevas du retrait israélien: la formule dite «10 plus 3», c’est-à-dire un retrait de 13% de la Cisjordanie mais en transformant 3 de ces 13% en une «réserve naturelle» où les prérogatives palestiniennes seraient limitées. Une concession de taille Pour M. Arafat, il s’agit d’une concession de taille. Il réclamait initialement un retrait de 30%, puis avait accepté une proposition américaine portant sur 13,1%. L’Autorité palestinienne contrôle déjà, totalement ou partiellement, 27% de la Cisjordanie. Le statut de la réserve reste à préciser et les Israéliens exigent que les Palestiniens redoublent d’efforts dans la lutte antiterroriste. Une liste de mesures concrètes dans ce domaine est sur la table. Les deux hommes sont en butte à des pressions venues de leur propre camp. Les durs de la droite israélienne, une composante importante de la coalition gouvernementale de M. Netanyahu, lui reprochent de céder une nouvelle parcelle d’Eretz Israël, le Grand Israël, sans avoir de garanties de sécurité suffisantes. Certains des principaux conseillers de Yasser Arafat s’irritent de voir que les concessions palestiniennes ne sont pas payées de retour, et que M. Netanyahu continue notamment d’encourager la colonisation juive en Cisjordanie. Pour les Etats-Unis, la réussite du sommet de la mi-octobre permettrait de montrer que le processus d’Oslo n’est pas mort, à huit mois seulement de l’échéance du 4 mai 1999 qui marque la fin de la période intérimaire d’autonomie palestinienne. Si les négociations sont bien engagées à cette date, il sera plus facile de faire accepter une prolongation. (AFP)
Le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright partira aujourd’hui pour une visite éclair à Jérusalem et Gaza afin de préparer un sommet à la mi-octobre aux Etats-Unis, censé relancer le processus de paix au Proche-Orient après 18 mois de paralysie. Selon ses propres termes, Mme Albright va «débroussailler le terrain» de façon à ce que le président Bill Clinton, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat puissent se concentrer à la mi-octobre sur le noyau dur des problèmes. Le principal de ces dossiers dits intérimaires — qui auraient dû être réglés depuis des mois, selon le calendrier des accords d’Oslo — concerne l’ampleur du prochain retrait partiel de l’armée israélienne de Cisjordanie. Si le sommet réussit, il restera aux...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.