L’Europe du football reste divisée mercredi au lendemain des propositions de l’UEFA pour contrer le projet de Super ligue imaginé par le groupe de communication Media Partners. Ce dernier n’a pas attendu longtemps pour répliquer à la contre-offensive lancée mardi de Lisbonne par l’UEFA: Ligue des champions élargie à 32 clubs, fusion de la Coupe de l’UEFA avec la Coupe des vainqueurs de Coupes. Media Partners s’est félicité du fait que les instances dirigeantes du football européen proposent aux clubs «une meilleure offre». Mais, insistant sur le volet financier – il met 1,2 milliard de dollars dans la balance – le groupe basé à Milan a ajouté que son projet de Super ligue resterait toujours plus intéressant que n’importe quelle proposition de l’UEFA. Les medias estiment que l’instance de Genève dispose d’environ 500 millions de dollars. L’argent, c’est aussi ce qui a séduit et qui continue de séduire le Real Madrid, dont la dette atteint les 20 milliards de pesetas (132 millions de dollars). Le président du club champion d’Europe, Lorenzo Sanz, a réaffirmé noir sur blanc mercredi qu’il préférait le projet de Super ligue parce que «ce dernier offrait plus d’argent que le projet de l’UEFA». Plus mesuré, le financier du club, Juan Onieva, a estimé que le nouveau projet de l’UEFA était «acceptable en termes sportifs», qu’il était «équilibré», mais qu’en termes économiques, de «graves doutes» subsistaient. Quoi qu’il en soit, le Real Madrid fait pour l’instant bande à part en Espagne, et reste le seul ouvertement favorable à cette Super ligue, championnat continental réservé à une élite, prévu pour démarrer en 2000/2001. L’OM attentiste Les autres clubs de la péninsule ibérique, Barcelone en tête, restent fidèles aux instances officielles. Le président du Barça, Jose Luis Nunez, a jugé «extrêmement positives» les dernières propositions de l’UEFA. Jose Maria Arrate, son homologue de l’Athletic Bilbao, a salué l’idée de maintenir un système de qualifications. Dans les autres pays, même si Manchester United, le Bayern de Munich ou Arsenal s’étaient dits intéressés par les propositions de Media Partners, la plupart des clubs ont adopté un profil attentiste. Ainsi l’Olympique de Marseille, seul club français à avoir gagné la Coupe d’Europe. «La situation doit évoluer et l’UEFA a les cartes en main pour le faire», déclare le président-délégué de l’OM, Jean-Michel Roussier. «Elle a la légitimité mais elle doit aussi comprendre que les clubs sont devenus adultes, que la Coupe d’Europe n’est plus un jardin d’enfants». En mettant les pieds dans le plat sur la question délicate des rapports entre l’argent et le football, Media Partners et son projet de Super ligue auront eu au moins le mérite de déclencher un débat qui s’annonce très instructif. (Reuters)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Europe du football reste divisée mercredi au lendemain des propositions de l’UEFA pour contrer le projet de Super ligue imaginé par le groupe de communication Media Partners. Ce dernier n’a pas attendu longtemps pour répliquer à la contre-offensive lancée mardi de Lisbonne par l’UEFA: Ligue des champions élargie à 32 clubs, fusion de la Coupe de l’UEFA avec la Coupe des vainqueurs de Coupes. Media Partners s’est félicité du fait que les instances dirigeantes du football européen proposent aux clubs «une meilleure offre». Mais, insistant sur le volet financier – il met 1,2 milliard de dollars dans la balance – le groupe basé à Milan a ajouté que son projet de Super ligue resterait toujours plus intéressant que n’importe quelle proposition de l’UEFA. Les medias estiment que l’instance de Genève...