Les Bleus se sont remis à l’ouvrage mercredi, au lendemain d’une journée folle marquée par le départ tumultueux de Lionel Charbonnier et le lancinant débat sur le dopage. «Il n’y a pas d’affaires», a déclaré le sélectionneur des Tricolores, Roger Lemerre, en allusion pêle-mêle au coup de gueule de son gardien remplaçant ou aux contrôles antidopage inopinés pratiqués mardi soir sur quatre joueurs. «J’ai retrouvé un groupe en pleine santé, sur le plan moral aussi», s’est félicité l’entraîneur à trois jours du match éliminatoire de l’Euro-2000 contre la Russie samedi à Moscou. L’affaire Charbonnier avait pourtant secoué le petit monde tranquille de Clairefontaine mardi. Il est le troisième joueur français seulement – en 40 ans – à claquer la porte d’un stage de préparation et risque deux matches de suspension. Mécontent de ne pas être promu gardien titulaire en l’absence de Fabien Barthez, mais de se retrouver encore remplaçant derrière Bernard Lama, le gardien des Glasgow Rangers a préféré rentrer chez lui. Lionel Létizi, qui a pris sa place, a préféré ne pas commenter la décision de son collègue. «Entre nous, on n’en a pas parlé. C’est le sélectionneur qui fait ses choix. Pour moi, ca ne change rien. Je n’ai pas le droit d’avoir des états d’âme», a déclaré le portier messin. «On est sereins. C’est une décision que le joueur a prise. Il faut respecter sa décision, comme celle de l’entraîneur», a renchéri Alain Boghossian. L’autre dossier, plus lourd, évoqué par les joueurs, a été encore celui du dopage. «Aller de l’avant» «S’il faut lever le voile, levons-le», a déclaré Laurent Blanc. «Je peux me regarder dans une glace, je pense que la plupart des joueurs aussi. Évidemment, il peut y avoir des tricheurs, mais ce sont des cas isolés. Je ne crois pas à un système de dopage organisé dans le football». Les joueurs vont maintenant tâcher de se concentrer sur leur prochain objectif: le match de Moscou. L’ambition, après un match nul contre l’Islande, est bien la victoire, devenue obligatoire aux yeux de tout le groupe. «Dans les premiers matches, on n’était pas au top. Maintenant, il faut gagner», a souligné David Trezeguet. «Dans ce monde de professionnels, seule la victoire compte», a insisté Roger Lemerre. «Tactiquement, je voudrais être conquérant, contenir les Russes dans leurs 16 mètres, mais ce n’est pas toujours possible», a ajouté le successeur d’Aimé Jacquet. «Même en l’absence de Karembeu, je peux commencer avec trois milieux récupérateurs mais il ne faut pas oublier que le jeu c’est d’aller vers l’avant. Un joueur qui ne dépasse pas ses fonctions ne m’intéresse pas». Lemerre devrait continuer de prouver sa confiance en attaque à Tony Vairelles et Nicolas Anelka, deux des hommes en forme du moment avec leurs clubs respectifs de Lens et Arsenal. «Je ne veux pas briser l’élan de ceux qui marchent bien», a noté le sélectionneur. A en croire Youri Djorkaeff, l’équipe championne du monde est «bien dans sa peau». Il ne lui suffit plus maintenant que de le prouver sur le terrain. (Reuters)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les Bleus se sont remis à l’ouvrage mercredi, au lendemain d’une journée folle marquée par le départ tumultueux de Lionel Charbonnier et le lancinant débat sur le dopage. «Il n’y a pas d’affaires», a déclaré le sélectionneur des Tricolores, Roger Lemerre, en allusion pêle-mêle au coup de gueule de son gardien remplaçant ou aux contrôles antidopage inopinés pratiqués mardi soir sur quatre joueurs. «J’ai retrouvé un groupe en pleine santé, sur le plan moral aussi», s’est félicité l’entraîneur à trois jours du match éliminatoire de l’Euro-2000 contre la Russie samedi à Moscou. L’affaire Charbonnier avait pourtant secoué le petit monde tranquille de Clairefontaine mardi. Il est le troisième joueur français seulement – en 40 ans – à claquer la porte d’un stage de préparation et risque...