Le déclenchement d'une guerre avec l'Erythrée imminent selon le président éthiopien
le 06 octobre 1998 à 00h00
Le déclenchement d’une guerre entre l’Éthiopie et l’Erythrée est «imminent», a déclaré lundi le président éthiopien Negasso Gidada, estimant que «les chances d’une résolution pacifique du conflit s’amenuisent de jour en jour». Lors d’un discours à l’occasion de la rentrée parlementaire, le président éthiopien a précisé qu’Addis Abeba «considère toujours la guerre comme dernier recours», tout en fustigeant «l’intransigeance du régime érythréen». Depuis le mois de juin, «les forces armées éthiopiennes ont reçu l’ordre d’être en état d’alerte et de préparation maximales», a précisé M. Gidada. Il a toutefois assuré qu’Addis Abeba «reste engagé à entrevoir toutes les voies possibles pour une paix». «L’esprit d’unité qui règne au sein de toutes les sections de notre société, religions et groupes ethniques ainsi que notre juste cause nous assureront la victoire», a estimé le dirigeant éthiopien. Mais, a-t-il précisé, l’Éthiopie «mettra en œuvre les projets de développements socio-économiques qui ont déjà été mis en chantier en collaboration et avec l’assistance de partenaires tels que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). Il a annoncé des «efforts supplémentaires (...) pour améliorer la qualité et la quantité» des produits d’exportation éthiopiens. «Nous engagerons des activités de recherche de marché pour amplifier nos gains en devises étrangères», a-t-il ajouté. Mercredi dernier, la présidente de la Chambre fédérale, Almaz Meko, avait affirmé que «l’année parlementaire serait placée sous le signe de la lutte contre l’agression érythréenne», selon la télévision éthiopienne (ETV). L’Éthiopie et l’Erythrée sont en état de guerre larvée depuis début mai, en raison d’un conflit frontalier les opposant à propos de quelques dizaines de kilomètres carrés de territoire dans le nord de l’Éthiopie.
Le déclenchement d’une guerre entre l’Éthiopie et l’Erythrée est «imminent», a déclaré lundi le président éthiopien Negasso Gidada, estimant que «les chances d’une résolution pacifique du conflit s’amenuisent de jour en jour». Lors d’un discours à l’occasion de la rentrée parlementaire, le président éthiopien a précisé qu’Addis Abeba «considère toujours la guerre comme dernier recours», tout en fustigeant «l’intransigeance du régime érythréen». Depuis le mois de juin, «les forces armées éthiopiennes ont reçu l’ordre d’être en état d’alerte et de préparation maximales», a précisé M. Gidada. Il a toutefois assuré qu’Addis Abeba «reste engagé à entrevoir toutes les voies possibles pour une paix». «L’esprit d’unité qui règne au sein de toutes les sections de notre...
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