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Actualités - Chronologie

Législatives australiennes : victoire au goût amer pour Howard

Le Premier ministre sortant John Howard a gagné son pari en remportant les élections législatives de samedi en Australie, mais cette victoire a un goût amer, car elle a sérieusement affaibli sa coalition conservatrice et menace sa propre survie politique. Sur la base des projections, la coalition libérale-nationale de M. Howard ne devrait plus bénéficier que d’une majorité de 8 à 12 sièges à la Chambre des représentants, contre les 44 obtenus grâce au raz-de-marée conservateur de 1996. Le Parti travailliste de Kim Beazley a, en revanche, enregistré une forte poussée et devrait enlever au moins 17 sièges supplémentaires, ce qui lui donnerait au moins 66 députés sur les 148 de la Chambre, qui était renouvelée en entier, en même temps que la moitié du Sénat. Le parti d’extrême-droite One Nation a, pour sa part, connu une déroute en ne parvenant à faire élire aucun de ses candidats à la Chambre et un seul au Sénat. Sa présidente, la très controversée Pauline Hanson, a perdu son siège dans l’Etat rural du Queensland et voit son avenir politique très compromis. Les résultats définitifs ne seront pas connus avant plusieurs jours, alors que le décompte des voix se poursuivait. Le recul de la coalition conservatrice affaiblit la position de M. Howard à la fois à la tête du gouvernement et de son Parti libéral, principal partenaire de la coalition, estimaient dimanche les analystes, tandis que le Sydney Morning Herald appelait les libéraux à envisager le remplacement de M. Howard. Après ce modeste résultat électoral, la mise à l’écart à terme de M. Howard, jugée comme «inévitable» par certains commentateurs, alimentait les spéculations sur son remplacement par son chancelier de l’Echiquier, Peter Costello, un homme qui n’a pas caché nourrir de hautes ambitions. M. Howard avait pris le risque de convoquer ces élections avec sept mois d’avance sur le calendrier pour disposer d’un nouveau mandat lui permettant de mettre en œuvre une réforme fiscale radicale. C’est du bout des lèvres que les électeurs lui ont dit «oui» samedi, la pièce centrale de cette réforme, la GST, une sorte de TVA généralisée de 10%, étant restée très impopulaire. Si la gestion économique du gouvernement Howard depuis 1996 a généralement été perçue comme sérieuse, les détracteurs du Premier ministre rappellent toutefois que son premier mandat a été marqué par une série de valse-hésitations, de virages à 180 degrés et de scandales financiers qui ont entraîné la démission d’une demi-douzaine de ses ministres. Certains éditorialistes avaient estimé avant le scrutin que M. Howard ne méritait pas réellement un deuxième mandat en raison de son manque de vision politique pour l’Australie, mais qu’il serait reconduit, son challenger travailliste ne semblant pas encore prêt à gouverner. Mais paradoxalement, alors que M. Howard, bien que vainqueur du scrutin, en est sorti affaibli, Kim Bealzey en a émergé renforcé. Ayant hérité d’un parti en pleine déconfiture en 1996, il a réussi ce qui semblait alors impensable: le mener à quelques encablures de la victoire samedi. (AFP- Reuters)
Le Premier ministre sortant John Howard a gagné son pari en remportant les élections législatives de samedi en Australie, mais cette victoire a un goût amer, car elle a sérieusement affaibli sa coalition conservatrice et menace sa propre survie politique. Sur la base des projections, la coalition libérale-nationale de M. Howard ne devrait plus bénéficier que d’une majorité de 8 à 12 sièges à la Chambre des représentants, contre les 44 obtenus grâce au raz-de-marée conservateur de 1996. Le Parti travailliste de Kim Beazley a, en revanche, enregistré une forte poussée et devrait enlever au moins 17 sièges supplémentaires, ce qui lui donnerait au moins 66 députés sur les 148 de la Chambre, qui était renouvelée en entier, en même temps que la moitié du Sénat. Le parti d’extrême-droite One Nation a, pour sa...