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Actualités - Chronologie

Les frasques de Clinton seraient passibles de prison dans 22 Etats américains

Les adultes consentants s’adonnant aux activités décrites dans le rapport de Kenneth Starr sur la liaison entre le président Bill Clinton et Monica Lewinksy risquent des peines de prison ou des amendes dans 22 Etats américains. De l’Alabama à l’Utah, de nombreux Etats sont en effet dotés de lois interdisant certaines pratiques sexuelles, du moins sur leur territoire, rapporte l’American civil liberties union (ACLU), une organisation de défense des droits civiques. Ainsi, à quelques kilomètres au sud de la Maison Blanche, dans l’Etat de Virginie, des peines allant jusqu’à trois ans de prison sont prévues contre les personnes s’adonnant «à des actes contre nature», y compris les contacts bucco-génitaux. Les condamnations se font tout de même rares: la dernière en date dans cet Etat, pour «fornication», remonte à 1849, selon des documents du bureau du procureur général de Virginie. Dans l’Arkansas, l’Etat d’origine de M. Clinton, «seule» l’homosexualité est réprimée, les contrevenants risquant un an de prison ou une amende de 1.000 dollars, selon l’ACLU. Jusquà 20 ans de prison En Georgie, l’Etat du président (speaker) de la Chambre des représentants, Newt Gingrich, «tout acte sexuel impliquant les organes sexuels d’un partenaire et la bouche ou l’anus de l’autre», peut entraîner une condamnation allant jusqu’à 20 ans de prison, selon le code pénal de cet Etat. Le procureur général adjoint de Georgie, Daryl Robinson, a d’ailleurs déclaré qu’il n’avait «aucun doute» à propos de l’existence de «poursuites récentes» ayant eu recours à cet article. Selon lui, il est surtout invoqué lorsque l’une des personnes n’est pas consentante ou suite au »témoignage» d’un tiers. Au total, rapporte l’ACLU, six Etats condamnent l’homosexualité et 16 autres répriment certains types d’actes sexuels. Dans de nombreux cas, la justice a invalidé ces lois, mais l’on peut encore être condamné pour «rapport contre nature» au Mississippi ou pour «sodomie» en Caroline du Sud. Dans son livre sur les moeurs aux Etats-Unis, »Made in America», Bill Bryson confirme qu’il fut un temps ou l’adultère, la masturbation et les liaisons illégitimes constituaient des crimes. Mais, précise-t-il, les liaisons hors mariage n’étaient plus punies en cas de régularisation ultérieure. Il y aurait d’ailleurs eu beaucoup trop de criminels au XVIIIe siècle, sachant que, à cette époque, selon lui, environ une femme de Nouvelle Angleterre sur deux attendait un enfant au moment des épousailles. La pudeur typiquement américaine sur ces questions, a été résumée un jour à la perfection par un juge de la Cour suprême, Potter Stewart, qui a déclaré qu’il ne pouvait pas définir l’obscénité, ajoutant cependant «je la reconnais quand je la vois». L’ironie ne se limite pas aux déclarations d’un juge, elle est partout dans la rue, aux Etats-Unis, où l’industrie du sexe rapporte des milliards de dollars par an, notamment grâce à Internet. Le Congrès a d’ailleurs cherché à limiter la pornographie sur le Web en votant, en 1996, une loi interdisant la diffusion de «documents indécents» par ce médium. La Cour suprême américaine a invalidé le texte, au nom de la sacro-sainte liberté d’expression. Sans le savoir, cette institution a rendu un grand service aux législateurs, qui, si le texte avait force de loi, auraient été bien embarrassés par la publication du rapport Starr sur Internet. (AFP)
Les adultes consentants s’adonnant aux activités décrites dans le rapport de Kenneth Starr sur la liaison entre le président Bill Clinton et Monica Lewinksy risquent des peines de prison ou des amendes dans 22 Etats américains. De l’Alabama à l’Utah, de nombreux Etats sont en effet dotés de lois interdisant certaines pratiques sexuelles, du moins sur leur territoire, rapporte l’American civil liberties union (ACLU), une organisation de défense des droits civiques. Ainsi, à quelques kilomètres au sud de la Maison Blanche, dans l’Etat de Virginie, des peines allant jusqu’à trois ans de prison sont prévues contre les personnes s’adonnant «à des actes contre nature», y compris les contacts bucco-génitaux. Les condamnations se font tout de même rares: la dernière en date dans cet Etat, pour «fornication»,...