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Actualités - Chronologie

Les deux visages de Lens

Pâle et décevant en championnat, courageux et flamboyant en Ligue des champions, le RC Lens fait plus que jamais figure de club à deux visages après son match nul (1-1) à Kiev. Ce résultat obtenu dans l’immense stade olympique ukrainien et celui enregistré face à Arsenal (1-1) il y a deux semaines démontrent que les Nordistes ne sont pas de simples figurants sur la scène européenne. Le contraste est saisissant. En championnat, Lens piétine, ne parvient pas à imposer son jeu, en devient même agressif. Et les protégés de Daniel Leclercq pointent à une modeste 13e place. En Ligue des champions, les «Sang et or», malgré leur inexpérience, sont parvenus à faire douter des Ukrainiens, qui ont franchi le cap des 150 matches en coupe d’Europe. Et avec davantage de rouerie et de réalisme, ils auraient pu créer la surprise en s’imposant à Kiev. A dix minutes de la fin, l’attaquant Vladimir Smicer se présentait seul face au portier ukrainien mais manquait la balle de match. Après deux journées, la situation est indécise dans ce groupe E: avec quatre points, Arsenal est en tête, suivi par le Panathinaikos d’Athènes trois points, Lens deux et le Dynamo Kiev qui ferme la marche avec un point. Aucune crise Ce bon résultat ajouté aux deux millions de FF supplémentaires dans les caisses du club a incité le président lensois Gervais Martel à faire taire les rumeurs de crise qui circulaient depuis quelques jours. «Contrairement à ceux qui affirment que Lens traverse une crise, je peux vous dire que nous sommes sur le bon chemin et nous allons continuer à redresser la tête», a-t-il affirmé. Il a souligné «l’esprit de corps» affiché par son équipe dans un match crispant et a jugé que ce groupe reste «ouvert». L’entraîneur Daniel Leclercq, qui avait sévèrement critiqué l’attitude de ses joueurs après les décevants résultats en championnat, a jugé que sa formation avait retrouvé une «âme». «J’ai senti un renouveau. On s’est attaché à rester fidèles à nos principes. Nous avons retrouvé notre fierté, notre esprit conquérant, notre amour-propre», s’est réjouit le «grand blond», habituellement avare en compliments. «On doit davantage se libérer pour progresser. En première période, nous avons été, à mon goût, trop timorés. Mais je dois l’admettre, la pression était énorme. Ce n’était pas facile pour les joueurs», a-t-il admis. Kiev servira-t-il de déclic? Le capitaine Frédéric Déhu reste prudent. «On avait déjà parlé de déclic après Arsenal et trois jours après, nous avions sombré à Lyon», a-t-il rappelé. «Nous devons prendre conscience qu’en restant solidaires comme ce fut le cas à Kiev, les résultats positifs ne peuvent que s’enchaîner», a-t-il souligné. Selon lui, Lens traverse «une mauvaise passe» mais la «gère bien». Pour en sortir au plus vite, il n’existe qu’un seul remède: «La solidarité». Les Lensois vont avoir deux occasions de confirmer leur rétablissement, dimanche en championnat au Parc des Princes, puis le 21 octobre en recevant le Panathinaïkos. (Reuters)
Pâle et décevant en championnat, courageux et flamboyant en Ligue des champions, le RC Lens fait plus que jamais figure de club à deux visages après son match nul (1-1) à Kiev. Ce résultat obtenu dans l’immense stade olympique ukrainien et celui enregistré face à Arsenal (1-1) il y a deux semaines démontrent que les Nordistes ne sont pas de simples figurants sur la scène européenne. Le contraste est saisissant. En championnat, Lens piétine, ne parvient pas à imposer son jeu, en devient même agressif. Et les protégés de Daniel Leclercq pointent à une modeste 13e place. En Ligue des champions, les «Sang et or», malgré leur inexpérience, sont parvenus à faire douter des Ukrainiens, qui ont franchi le cap des 150 matches en coupe d’Europe. Et avec davantage de rouerie et de réalisme, ils auraient pu créer la...