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Actualités - Chronologie

Les réfugiés kosovars ne sont pas près de retrouver leurs foyers

Le Haut commissaire de l’ONU aux réfugiés, Sadako Ogata, a achevé en Albanie un voyage consacré aux réfugiés du Kosovo, sans qu’aucun espoir de retour à grande échelle ne se profile pour des dizaines de milliers de personnes entassées dans des centres d’hébergement ou errant en pleine campagne. «L’hiver arrive, la région entière est touchée, nous devons agir», a lancé le Haut commissaire avant de quitter la région, en appelant à «un règlement politique équitable et rapide». Mme Ogata voulait à la fois «attirer l’attention du monde» sur la situation humanitaire «inacceptable» liée au conflit dans la province serbe à majorité albanaise, faire pression sur les autorités yougoslaves pour que cessent les violences et convaincre les voisins de la Serbie — Monténégro et Albanie — de continuer à accueillir les réfugiés. 50.000 personnes vivent dehors, sur 200.000 déplacées à l’intérieur de la province, a répété le Haut commissaire, appelant Belgrade à rétablir «au plus vite» les conditions de sécurité nécessaires au retour des réfugiés. Mme Ogata s’est déclarée encouragée par quelques exemples de retours observés au cours de sa visite, mais a exprimé la crainte que de «nouvelles offensives» des forces serbes n’entraînent «de nouveaux déplacements de population». Malgré un accord de principe obtenu du président yougoslave Slobodan Milosevic à aider la réinstallation des réfugiés, aucun engagement précis ne laisse présager d’actions concrètes. Répondant à M. Milosevic pour qui les déplacements massifs n’étaient que «fausses rumeurs», Mme Ogata s’est rendue ce week-end aux environs de Pristina, chef-lieu de la province à majorité albanaise, pour y rencontrer des villageois chassés par les bombardements dans le nord-ouest du Kosovo. Tous ont exprimé devant elle leur «peur» de rentrer dans des régions contrôlées par la police serbe et où, même si la situation politique le permettait, les destructions massives rendraient ces retours impossibles à brève échéance. Des villes fantômes Dans l’ouest de la province par exemple, le conflit n’a laissé que des champs de ruines. Malisevo et Decani, deux localités reprises aux séparatistes de l’Armée de libération du Kosovo (UCK), sont devenues des villes fantômes, aux maisons bombardées, calcinées, pillées. Seuls quelques animaux errent dans les rues, et des policiers serbes en faction devant les stations-service transformées en postes de contrôle montent la garde face à d’hypothétiques visiteurs. C’est pourquoi Mme Ogata a dénoncé avec force la «violence excessive» à l’encontre des populations civiles. Les forces serbes, a-t-elle souligné, «brûlent et pillent sans raison», comme en témoignaient ce week-end des maisons en feu dans plusieurs villages de l’ouest. (AFP - Reuters)
Le Haut commissaire de l’ONU aux réfugiés, Sadako Ogata, a achevé en Albanie un voyage consacré aux réfugiés du Kosovo, sans qu’aucun espoir de retour à grande échelle ne se profile pour des dizaines de milliers de personnes entassées dans des centres d’hébergement ou errant en pleine campagne. «L’hiver arrive, la région entière est touchée, nous devons agir», a lancé le Haut commissaire avant de quitter la région, en appelant à «un règlement politique équitable et rapide». Mme Ogata voulait à la fois «attirer l’attention du monde» sur la situation humanitaire «inacceptable» liée au conflit dans la province serbe à majorité albanaise, faire pression sur les autorités yougoslaves pour que cessent les violences et convaincre les voisins de la Serbie — Monténégro et Albanie — de continuer à...